Le bitcoin n'a pas pu cacher les agents russes de l'enquête de Mueller,
Qui a montré qu'ils ont utilisé cette monnaie dans leurs efforts d'ingérence

Le , par Stan Adkens

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Le Bitcoin est la plus importante monnaie cryptographique qui fonctionne sans autorité centrale ni administrateur unique. Il est géré de manière décentralisée grâce au consensus de l'ensemble des nœuds du réseau. C’est un moyen de paiement accepté par un nombre croissant de commerçants qui permet d’utiliser une carte bancaire pour effectuer des transactions tout en gardant un très bon niveau d’anonymat. Cependant, ce mur d’anonymat n’a pas pu tenir face aux investigations du procureur spécial Robert Mueller qui a découvert que des agents russes avait utilisé la cryptomonnaie à presque toutes les étapes de leurs efforts en ligne pour s'ingérer dans l'élection présidentielle américaine de 2016, d’après le rapport final d’enquête du Mueller.

Pour rappel, en septembre 2016, la candidate démocrate aux élections présidentielles américaines 2016 et des experts en sécurité informatique ont commencé à montrer du doigt la Russie comme étant à l’origine des précédentes attaques informatiques qu’a subies le parti Démocrate aux États-Unis. Les attaques en question avaient touché plusieurs organes du parti qui était au pouvoir à l’époque aux États-Unis, dont la Democratic National Commity. Les pirates avaient réussi à dérober des messages électroniques de l'organisme cité plus haut, lesquels messages ont été dévoilés par Wikileaks. Le contenu des messages dévoilés suggérait qu’Hillary Clinton aurait été favorisée par rapport à son rival Bernie Senders par les membres du comité du parti lors de primaires du parti pour les élections présidentielles de 2016.


En octobre 2016, l’administration Obama avait accusé formellement la Russie d’être responsable du piratage du DNC et les cyberattaques liées à la campagne présidentielle américaine, sans fournir de preuves incriminant formellement des hackers russes. Cependant, le président russe Vladimir Poutine, lors d’une de ses conférences de presse annuelle, a nié en bloc toutes les accusations relatives à une implication de la Russie dans les campagnes de cyberattaques lancées contre les États-Unis. Toutefois, Poutine a admis en juin 2017, lors d’une conférence à Saint-Pétersbourg, la possibilité que des pirates russes privés ayant un « esprit patriotique » aient été impliqués dans les attaques qui auraient entaché les élections présidentielles des États-Unis.

L'un des chefs d'accusation du procureur Mueller à l’encontre des 12 officiers russes accusés dans l’affaire en juillet 2018 indiquait que ces officiers auraient utilisé le bitcoin pour financer l’opération de piratage. « Pour faciliter l'achat d'infrastructures utilisées pour leur activité de piratage, y compris le piratage informatique des personnes et entités américaines impliquées dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et la diffusion des documents volés, les accusés ont conspiré pour blanchir l'équivalent de plus de 95 000 dollars des transactions structurées pour capitaliser sur l'anonymat perçu des cryptomonnaies telles que le bitcoin », selon l'acte d'accusation à l’époque.

D’après le rapport final de Robert Mueller, des agents russes ont utilisé la cryptomonnaie à presque toutes les étapes de leurs efforts en ligne pour s'ingérer dans l'élection présidentielle américaine de 2016 : le bitcoin a été utilisé pour faciliter, non seulement, le piratage du Parti démocrate, mais également, le paiement des services d'hébergement en ligne qui soutenaient les sites Web qui publiaient des documents piratés et qui étaient utilisés pour le ciblage de la désinformation des électeurs américains.

Selon un article de CNN publié le vendredi dernier, bien que les transactions bitcoins soient anonymes sur la blockchain, rendant difficile la découverte d’informations d'identification évidentes sur une personne à l’origine d’une transaction, une fois que quelqu'un découvre qu'un utilisateur est responsable d'une transaction, il est possible de suivre son historique bitcoin complet.

Le bitcoin n'a pas pu cacher définitivement les agents russes de l'enquête de Mueller

Les agents russes, pour mener leurs campagnes de piratage informatique et de désinformation afin d’influencer les élections de 2016 sans être inquiétés, ont utilisé le bitcoin qui leur a permis d' « éviter les relations directes avec les institutions financières traditionnelles, leur permettant d'échapper à un examen plus approfondi de leur identité et de leurs sources de fonds », selon l’acte d'accusation porté par Muller en juillet 2018.

Toutefois, selon le rapport final d’enquête, les agents russes, y compris ceux du GRU, l'agence de renseignement militaire russe, n’ont pas pu définitivement profiter de la couverture d’anonymat offerte par la blockchain afin d’échapper à l'enquête de Mueller. Les investigations ont fini par associer ces agents russes aux transactions bitcoins liées aux différentes étapes de l’ingérence dans les élections présidentielles américaines de 2016.

CNN a rapporté que, Tim Cotten, développeur Blockchain et chercheur en sécurité, qui a fait un travail considérable dans le suivi des comptes Bitcoin russes découverts par l'équipe de Mueller, a noté dans une interview avec CNN Business que le trading de bitcoins sur les bourses exige généralement que les utilisateurs installent des portefeuilles Bitcoin qui sont liés à une adresse e-mail. Selon M. Cotten, les enquêteurs fédéraux, dans le cadre de leurs investigations, ont pu accéder à au moins certains des comptes de courriel utilisés. Selon lui, c’est ce qui aurait grandement facilité le suivi des transactions Bitcoin des agents russes.

Durant l’interview, le développeur Blockchain a expliqué que l’accès des enquêteurs à « l'autre côté de l'équation de la blockchain », était important parce que, « plutôt que d'avoir à chercher des indices dans la blockchain, ils avaient déjà tous les justificatifs montrant quels comptes étaient sous le contrôle du GRU ».

Par ailleurs, M. Cotten a écrit sur son site Web:

« Les pistes d'achat sont entièrement exposées dans la chaîne Bitcoin à mesure que les fonds sont utilisés, consolidés et déposés dans des portefeuilles secondaire en ligne tels que SpectroCoin.com et Xapo.com ». « N'importe qui peut suivre les chaînes de paiement pour voir exactement comment les Russes dépensaient leur argent, quand et sur quoi », a-t-il ajouté.

Selon l’équipe d’enquêteurs de Mueller, les Russes ont utilisé des identités volées et fausses pour créer certains de ces comptes, mais ils avaient utilisé certains des mêmes comptes pour acheter des serveurs et des domaines de sites Web impliqués dans le piratage du Parti démocrate et la publication des documents piratés, selon les grandes lignes de la mise en accusation de Mueller. D’après CNN, M. Cotten a dit que ce qui précède aurait facilité la tâche des enquêteurs pour faire le lien avec l'affaire.

L’enquête de Muller a découvert également qu’un réseau privé virtuel (VPN), un moyen d'obscurcir l'emplacement à partir duquel un utilisateur accède à Internet, a été acheté en utilisant le bitcoin et utilisé pour se connecter à @Guccifer_2, l’infâme compte Twitter qui a communiqué avec Wikileaks et autres sites Web, selon l'enquête de Mueller.

Le rapport final de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller a été récemment remis au procureur général et ministre de la Justice des États-Unis, William Barr, qui a transmis au Congrès et rendu public une synthèse de ce rapport présentant les principales conclusions auxquelles l’enquêteur spécial Mueller est parvenu. Mueller dirige depuis mai 2017 l'enquête qui vise à établir s'il y a eu ingérence russe dans les élections américaines de 2016, s'il y a eu collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Trump et Moscou pendant ces élections, mais aussi si le président Trump a par la suite tenté illégalement de faire obstacle à l'enquête.

Source : CNN Business

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L’enquête a pu lier les officiers russes aux transactions Bitcoin. Qu’en est-il de toute cette actualité sur l’anonymat de telles transactions sur le blockchain ?

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Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/03/2018 à 0:55
Le hacker auteur de l’attaque contre le DNC aurait été identifié comme un agent de renseignement russe
grâce à une adresse IP

La cyberattaque ayant visé le Democratic National Committee américaine (DNC) en juin 2016 et qui avait été revendiquée par l’activiste roumain connu sous le pseudonyme de "Guccifer 2.0", livre de nouvelles informations. D’après le « Daily Beast », « Guccifer 2.0 », rendu célèbre pour avoir fourni à Wikileaks des courriels volés au DNC, était en fait un officier de la direction du renseignement militaire russe plus précisément le GRU, un des organes de sécurité et de renseignement de la Russie.


Divers rapports de la communauté du renseignement avaient à l’époque, soupçonné ce pirate informatique encore surnommé « lone hacker » d’être un membre des services secrets russes. « Presque immédiatement, plusieurs entreprises et experts de cybersécurité se sont montrés sceptiques vis-à-vis de « Guccifer 2.0 » et de la trame de fond qu'il avait lui-même créée », a déclaré Kyle Ehmke, chercheur en renseignement à la société de sécurité informatique ThreatConnect.

Cinq mois plus tard, en janvier 2017, la CIA, la NSA et le FBI ont soutenu avec assurance que les renseignements militaires russes ont utilisé « Guccifer 2.0 » et « DCLeaks.com » pour voler des données aux États-Unis. Mais cette accusation n’avait ni désigné directement « Guccifer 2.0 » comme un agent des renseignements russes ni apporté de preuve pour la soutenir.

Une source anonyme proche de l’enquête du gouvernement américain, selon le « Daily Beast », révèle que le pirate n’a pas réussi son forfait au premier coup. Il a manqué de se connecter au VPN lui servant de couverture, lors de l’une de ses tentatives, exposant ainsi une adresse IP en clair sur un site de média social américain. Cette piste a mené l’enquête vers un agent du GRU localisé à partir du siège de l’agence sur la rue Grizodubovoy à Moscou.

Cette preuve ne peut être considérée comme directe, rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas d’un stagiaire au hasard vérifiant son fil d’actualité à travers un terminal ouvert. Cette information recoupée avec d’autres remet néanmoins sur la table la fragilité de l’anonymat sur Internet qui ne repose pas sur grand-chose ainsi que l’ingérence supposée de la Russie dans les élections américaines. Les liaisons entre « Guccifer 2.0 » et les renseignements russes ont mené les enquêteurs vers le Kremlin et finalement vers la campagne de Trump longtemps soupçonné d’avoir des accointances avec la Russie de Poutine.

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/07/2018 à 6:15
Ingérence étrangère dans les élections US de 2016 : 12 officiers russes accusés
d'avoir piraté le Comité national démocrate et la campagne Clinton

Depuis 2016, les rumeurs selon lesquelles les pirates russes auraient influencé les élections présidentielles américaines par des attaques informatiques ne cessent de s’amplifier. Hillary Clinton aurait même perdu les élections à cause de ces attaques informatiques et du piratage de ses mails, d'après les démocrates US. Et c'est la Russie qui a été le plus souvent pointée du doigt par les autorités américaines pour ces attaques observées lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Le directeur du renseignement américain, James Clapper, dans un communiqué commun avec le département de la sécurité intérieure avait en effet déclaré en 2016 que « L’USIC (U.S. Intelligence Community) est certaine que le gouvernement russe a dirigé les récentes fuites d’emails de citoyens et institutions américains, incluant des organisations politiques. Les publications récentes des emails piratés sur des sites comme DCLeaks.com et Wikileaks et par Guccifer 2.0 sont conformes aux méthodes et aux motivations d’efforts russes. Ces vols et ces piratages ont pour but d’interférer dans le processus électoral américain ».

La CIA aurait même intercepté les « instructions spécifiques » de Poutine pour pirater les élections présidentielles de 2016. Il y a quelques mois, le Procureur général des États-Unis Jeff Sessions a mis en place une équipe pour enquêter sur les cyberingérences suite à ces inquiétudes. Et comme on pouvait s'y attendre, le département américain de la Justice a déposé ce vendredi, des accusations criminelles qui accusent 12 officiers des renseignements russes d'avoir exécuté les attaques de 2016 contre le Comité national démocrate et la campagne d'Hillary Clinton.


Le Département de la Justice a annoncé qu' « un grand jury du district de Columbia a renvoyé un acte d'accusation présenté par le bureau du conseiller spécial. L'acte d'accusation accuse douze ressortissants russes pour avoir commis des crimes fédéraux qui étaient destinés à interférer avec l'élection présidentielle américaine de 2016. Les douze accusés sont membres du GRU, une agence de renseignements de la Fédération de Russie au sein de la Direction des renseignements de l'armée russe. Ces officiers du GRU, dans leurs fonctions officielles, se sont engagés dans un effort soutenu pour pirater les réseaux informatiques du Comité de la campagne du Congrès démocratique, du Comité national démocrate et de la campagne présidentielle de Hillary Clinton et ont publié ces informations sur Internet sous les noms "DCLeaks" et "Guccifer 2.0" et à travers une autre entité ».

Les actes d'accusation ont été déposés par le procureur spécial Robert Mueller et divulgués par le sous-procureur général Rod Rosenstein lors d'une conférence de presse à Washington DC. À travers ces actes, les États-Unis d’Amérique déclarent la guerre à tous les pirates et acteurs impliqués dans la cyberingérence de 2016. « Ensemble avec nos partenaires de l'application de la loi, le Département de la Justice est résolu à trouver, identifier et à traduire en justice toute personne qui interfère avec les élections américaines », a déclaré Rosenstein.

Selon l'acte d'accusation, « l'objectif de la conspiration était de pirater les ordinateurs des personnes et des entités américaines impliquées dans l'élection présidentielle américaine de 2016, voler des documents à partir de ces ordinateurs et mettre en scène les documents volés pour interférer avec l'élection présidentielle américaine de 2016 ». L'équipe de Mueller aurait déterminé qu'une personne s'appellant Guccifer 2.0 et qui a divulgué des documents DNC sensibles dans les mois qui ont précédé les élections de 2016 est un officier de renseignement russe. Mais Guccifer 2.0 aurait nié cela et a indiqué avoir piraté la DNC de manière indépendante sans aucune implication de la Russie.

Cependant, les procureurs disent avoir la preuve du contraire. Car, Guccifer 2.0 aurait oublié d'utiliser un réseau privé virtuel pour accéder à une plateforme de médias sociaux basée aux États-Unis et son adresse IP serait située à Moscou. « Les membres de l'unité 74455 ont également conspiré pour pirater les ordinateurs des conseils d'État des élections, les secrétaires d'État et les entreprises américaines qui fournissaient des logiciels et d'autres technologies liées à l'administration des élections pour voler les données des électeurs stockées sur ces ordinateurs », selon la Justice américaine.

L'acte d'accusation

Source : Département de la justice, The Daily Beast

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Avatar de halaster08
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 27/03/2018 à 12:10
Citation Envoyé par Zirak Voir le message
D'ailleurs en vrai, peu de gens le savent, mais Anomaly et les autres administrateurs, ainsi que tous les modérateurs, sont des reptiliens franc-maçons...
C'est donc pour ça que tu es banni régulièrement, tu as dévoilé leur complot au grand jour
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Avatar de tenbarugo
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 24/03/2018 à 10:04
On a du mal à croire que ce spécialiste ait "oublié d'allumer un VPN"...
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Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 07/01/2017 à 19:31
Bref rien de nouveau! Les espions américains demandent simplement de les croire sur parole!

Eux qui ont inventé l'histoire des armes de destruction massive pour envahir l'Irak et demandé l'accord de l'ONU en mentant et en présentant des preuves falsifiées aux membres du conseil de sécurité!!!

Eux qui ont mis sur écoute les téléphones de tous les dirigeants européens comme Merkel!!!

Eux qui ont visité les serveurs informatiques de l'Elysée et certainement ceux de tous les autres pays alliés européen!!!
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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/03/2019 à 12:37
Le procureur spécial qui a accusé 12 militaires russes d'ingérence dans les élections US de 2016
Rend son rapport après 22 mois d’enquête

Ancien directeur du FBI, le procureur spécial Robert Mueller dirige depuis mai 2017 l'enquête qui vise à établir s'il y a eu ingérence russe dans les élections américaines de 2016, s'il y a eu collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Trump et Moscou pendant ces élections, mais aussi si le président Trump a par la suite tenté illégalement de faire obstacle à l'enquête. Mueller a récemment remis son rapport d'enquête au procureur général et ministre de la Justice des États-Unis, William Barr, qui a transmis au Congrès et rendu public une synthèse de ce rapport présentant les principales conclusions auxquelles l’enquêteur spécial Mueller est parvenu.


Dans son rapport, Robert Mueller expliquerait que dans le cadre de son enquête, il employait 19 avocats qui étaient assistés par une équipe d'environ 40 agents du FBI, par des experts-comptables judiciaires des services de renseignements et d'autres professionnels. Il précise avoir délivré plus de 2800 assignations à comparaître, exécuté près de 500 mandats de perquisition, émis 13 demandes d'obtention de preuves à des gouvernements étrangers et interrogé environ 500 témoins.

Comme l’a indiqué le Garde des sceaux, « les investigations du procureur spécial n'ont pas déterminé que l'équipe de campagne Trump, ou qui que ce soit associé à celle-ci, se soit entendu ou coordonné avec la Russie dans ses efforts pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016 ». Mueller aurait néanmoins affirmé dans sa publication que « si le présent rapport ne conclut pas que le Président a commis un crime, il ne l'exonère pas non plus ».

En ce qui concerne les accusations d’obstruction à la justice, le Garde des sceaux assure que « les éléments de preuve développés au cours de l'enquête du procureur spécial ne suffisaient pas pour établir que le président avait commis une infraction d'entrave à la justice ». D’après lui, « le rapport n'identifie aucune action qui, à notre avis, constitue une conduite obstructionniste, a un lien avec une procédure en cours ou envisagée et a été faite avec l’intention de corrompre ». Ce rapport, ou du moins le résumé qui en a été fait par le procureur général, prouve qu’il n’y a pas eu de collusion entre Donald Trump, son équipe de campagne ou son entourage et la Russie en 2016.

Par ailleurs, la décision de Robert Mueller de décrire les faits dans son enquête pour obstruction sans parvenir à des conclusions juridiques (recouper les faits sans évaluer si l'activité constitue un crime) en mettant en suspens des « questions difficiles » laisserait au procureur général le soin d’établir si le comportement décrit dans le rapport constitue un crime et s’il est nécessaire que des poursuites soient entamées.


Vraisemblablement débouté de l’examen initial du rapport effectué par le ministre, les membres du parti démocrates au Congrès US ont requis la publication du rapport complet du procureur spécial, estimant que le Garde des sceaux qui en fait un résumé de quatre pages ne peut pas être considéré comme « un observateur neutre ».

Source : CNN

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 16:54
Twitter bloque 5000 bots pro-Trump qui retweetent des invectives contre le rapport Mueller
et Donald Trump s’inquiète de la perte de ses abonnés

À la fin de la semaine dernière, Twitter a procédé à un balayage de sa plateforme de certains comptes pour raison de désinformation et de violation de la politique d’utilisation de réseau social. Les comptes en question ont été reconnus comme étant des bots pro-Trump qui retweetent des contenus d’un autre compte @TheGlobus et propagent des messages pour dénoncer les canulars de l’affaire dite de “Russiagate”, ceci, peu après la publication du rapport du procureur spécial Robert S. Mueller. Selon NBC News, le réseau de bots illustre le défi actuel auquel Twitter doit faire face dans ses efforts persistants pour manipuler sa plateforme.

Vous vous souvenez sûrement de l’affaire “Russiagate” qui a fait surface en 2016 après les élections présidentielles aux États-Unis. Sinon, il s’agit des spéculations selon lesquelles les Russes auraient influencé les élections présidentielles de 2016 et ainsi favorisé l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Selon les lanceurs d’alerte d’après les élections de 2016, le président Donald Trump serait au service de la Russie ou sinon servirait leurs intérêts. Nommé responsable de l’affaire pour apporter plus d'éclaircissements, Robert Mueller, dans une première approche en juillet 2018, a accusé 12 officiers russes d’avoir piraté le Comité national démocrate et la campagne Clinton avant de rendre son rapport final vers la fin du mois de mars passé.

Cependant, il semblerait que depuis la publication de ce rapport, des groupes se font former pour nourrir d’autres idées et dénoncer les canulars sur cette affaire en prenant pour canal de diffusion le réseau social Twitter. Selon NBC News, ces groupes sont constitués uniquement des abonnés du président Trump et utilisent un réseau de plus de cinq milles bots pour mener leur campagne. Ces derniers dénoncent les accusations selon lesquelles la Russie serait impliquée dans l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et réfutent le fait qu’on dise que Trump travaille pour les Russes. Par exemple, l’un de ces comptes a publié ce qui suit : « Les gens qui hurlent que Trump travaille pour la Russie sont les mêmes qui exigent du gouvernement des censeurs sur la “désinformation” qui est pratiquée par les médias sociaux. Arrêtez d'écouter ces gens-là ». Une campagne qui, notamment, n’était pas en adéquation avec les conditions d’utilisation de Twitter qui a procédé à la suppression pure et simple de ses robots et de tous les comptes liés.


Ces robots, écrit NBC, ne semblaient pas provenir de Russie. Au lieu de cela, les bots avaient des liens avec une opération de médias sociaux qui transmettaient auparavant des messages soutenant le gouvernement saoudien et étaient liés à une personne qui prétendait être un consultant privé en médias sociaux, selon les enregistrements de domaine Internet et de compte. Les robots, qui ont été créés en novembre et décembre derniers, ont été "abattus" par Twitter dimanche soir pour avoir enfreint les règles du réseau social contre la « manipulation ».

Lorsqu’ils ont été approchés pour apporter des commentaires sur ce qui a causé la suppression de ses comptes, un porte-parole de la société a indiqué ce qui suit : « nous avons suspendu un réseau de comptes et d’autres comptes associés pour manipulation de plateforme, ce qui constitue une violation des règles de Twitter. Nos enquêtes sont en cours, mais leur attribution est difficile. Si nous disposons de preuves suffisantes pour justifier une activité soutenue par l'État, nous divulguerons les comptes dans le cadre de nos archives des opérations d'information ».

Après cette vague de suppression des comptes et des robots qui se donnent à la pratique de désinformation, le président américain Donald Trump a vu son nombre d’abonnés baissé encore plus et a par la suite convoqué mardi Jack Dorsey, le PDG de Twitter pour une réunion à huis clos afin de comprendre les réelles raisons. Au cours de cette réunion, Trump aurait déclaré à Jack Dorsey qu’il croit bien avoir perdu une bonne partie de ces 59 millions d’adeptes lors des purges anti-Trump et anti-conservateurs sur Twitter et s'est étonné de voir que l’ex-président Obama ait plus d’abonnés que lui, selon une source proche de la réunion.

À son tour et selon cette source qui a assisté à la réunion, Dorsey aurait répondu au président que, à l'instar des autres utilisateurs de Twitter, @realDonaldTrump perd périodiquement des abonnés lorsque le site supprime des comptes fictifs ou bots. Il finit son allocution en ajoutant qu'il avait lui-même perdu des abonnés à la suite des efforts de Twitter pour supprimer les faux comptes. Selon la source, Dorsey a assuré à Trump que la société souhaitait que lui et tous les autres utilisateurs de Twitter ne disposent que de véritables adeptes.

Enfin, Dorsey a également profité de l’occasion pour faire connaître les efforts de Twitter pour lutter contre la dépendance aux opioïdes, notamment en utilisant un emoji spécial pour promouvoir la Journée nationale de reprise des médicaments sur ordonnance. On ne sait pas dans quelle mesure Trump était intéressé par ces efforts, du moins par rapport au temps qu'il lui consacrait à se renseigner sur les allégations de purge de ses partisans. Néanmoins, tout au long de la réunion, Trump n’a cependant pas cessé de se plaindre de la perte de ses abonnés et du fait que Barack Obama possède maintenant plus d’abonnés sur le réseau que lui.

Sources : NBC News, The Daily Beast

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Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/09/2016 à 16:01
La Russie serait à l’origine d’attaques informatiques contre des organismes du parti des Démocrates
visant à influencer les élections aux États-Unis

La Russie a une nouvelle fois fait parler d’elle dans le cadre d’attaques informatiques contre des intérêts occidentaux. Le pays a été montré du doigt tour à tour par la candidate de ladite formation politique à la prochaine élection présidentielle et par des experts en sécurité informatique. Pour cause, les récentes attaques informatiques qu’a subies le parti des Démocrates aux États-Unis. Les attaques en question ont touché plusieurs organes du parti au pouvoir aux États-Unis, dont la Democratic National Commity, d'après les officiels de la formation politique. Les hackeurs ont réussi à dérober des messages électroniques de l'organisme cité plus haut, lesquels messages ont été dévoilés par Wikileaks.

Le site n’a pas souhaité divulguer la provenance de ces mails dont les contenus suggèrent que Hillary Clinton aurait été favorisée par rapport à son rival Bernie Senders par les membres du comité du parti lors de primaires du parti pour briguer la magistrature suprême de la première puissance du monde. La Russie ne serait pas à son coup d'essai de cyberattaque contre le pays de Barack Obma. En effet, selon James R. Clapper, les États-Unis ont eu à subir des attaques venant de la Russie depuis les années soixante pendant la guerre froide. Les pirates informatiques de l'Union soviétique de l'époque avaient tenté d’influencer les élections au pays de l’oncle Sam, affirme monsieur Clapper. Il ajoute qu’ « on ne sait pas si l’ingérence, qui a une longue histoire dans la tradition politique de la Russie, vise à influencer le résultat de l’élection ou tente de semer le doute sur le caractère sacré du processus électoral pour les Américains ». D’après le chef-espion américain, en s'appuyant sur ces faits historiques, il est pertinent de penser que la Russie a bien pu être impliquée dans les récentes attaques informatiques qui ont touché le parti des Démocrates aux États Unis.

Il a également été reporté une attaque contre le Democratic Congressionnal Campaign Commitee et le FBI aurait d’ailleurs ouvert une enquête à ce sujet contre des ressortissants étrangers pour tenter de faire la lumière sur cette affaire. Clapper n’a tout de même pas ouvertement accusé la Russie d’être l’auteur de ces attaques contre les intérêts américains et ajoute même que son agence ne s’estime pas prête à attribuer publiquement la responsabilité de ces attaques à la Russie. Cependant, dans une déclaration au Washington Post, Clapper réaffirme que la Russie a fait du fait d’interférer dans les processus électoraux une tradition aussi bien dans le pays qu’à l’étranger. Selon lui, cela n’est plus choquant dans la conscience collective. Ce qui pourrait s’avérer un peu plus effrayant d’après Clapper est le fait que la Russie dispose aujourd’hui d’outils informatiques plus puissants lui permettant de causer d’importants dégâts avec moins d’effort.

Depuis ces événements, les autorités américaines ont pris d’importantes mesures pour protéger le système informatique des élections et s’assurer qu’aucune menace extérieure ne puisse l’altérer. En effet, Clapper affirme que le Department of Homeland Sécurity est en train de travailler avec les autorités américaines en charge des élections pour leur offrir l’assistance nécessaire afin que les meilleures pratiques sécuritaires soient respectées. Il est important pour assurer la sécurité que les bonnes pratiques soient observées surtout quand le système communique avec l’extérieur via Internet, ajoute Clapper.

Un avantage du système électoral américain, selon le chef espion, reste le fait qu’il soit réparti en plusieurs sous systèmes dans plusieurs états. Cette décentralisation du système rend presque impossible toute attaque qui atteindrait le système sur un plan national, confie Clapper. Lors du dernier sommet du G20 qui s’est tenu en Chine ce mois-ci, le président américain Barack Obama a lui-même déclaré que son pays a subi des problèmes d’intrusions informatiques venant de la Russie et d’autres pays. Cela montre toute l’ampleur qu'a prise cette affaire. Néanmoins, le président américain affirme ne pas vouloir engager son pays dans une dynamique similaire à celle qu’il a connue lors de la course aux armements et appelle toutes les puissances présentes au sommet à adopter des politiques sécuritaires standards qui seront respectées de tous.

Source : TWP

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Avatar de Coriolan
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 08/10/2016 à 21:35
États-Unis : la Russie est responsable du piratage du DNC
Et des cyberattaques liées à la campagne présidentielle américaine

L’administration Obama a accusé formellement ce vendredi le gouvernement russe d’être impliqué dans le vol de milliers d’emails. Le directeur du renseignement national et le chef du département de sécurité intérieure ont affirmé être “convaincus” de l’implication du gouvernement russe dans les cyberattaques liées à la campagne présidentielle américaine constatées au cours des derniers mois. Le Democratic National Committee (DNC), la plus haute instance du Parti démocrate, en a été la cible tout comme les services chargés des listes électorales dans plusieurs Etats, dont l’Arizona et l’Illinois.

« L’USIC (U.S. Intelligence Community) est certaine que le gouvernement russe a dirigé les récentes fuites d’emails de citoyens et institutions américains, incluant des organisations politiques. Les publications récentes des emails piratés sur des sites comme DCLeaks.com et Wikileaks et par Guccifer 2.0 sont conformes aux méthodes et aux motivations d’efforts russes. Ces vols et ces piratages ont pour but d’interférer dans le processus électoral américain », a indiqué le directeur du renseignement américain, James Clapper, dans un communiqué commun avec le département de la sécurité intérieure.

Les deux agences ont noté également que les Russes sont coutumiers de ce genre de tactiques et techniques qu’ils ont utilisées auparavant en Europe et en Eurasie afin d’influencer l’opinion publique. Les responsables ont écarté la possibilité que les attaques aient été l’œuvre d’acteurs indépendants. « Vu la portée et la sensibilité de ces efforts, seuls de hauts responsables de la Russie auraient pu autoriser ces activités. »

Malgré ces attaques, le renseignement américain et le département de sécurité intérieure ont tenu à assurer que les Russes ont peu de chance d’altérer directement les élections en piratant les systèmes de vote. « L’USIS et le département de sécurité intérieure (DHS) estiment qu’il serait difficile pour quelqu’un, incluant un acteur mandaté par un État, d'altérer le compte de votes et les résultats des élections par une cyberattaque ou une intrusion. Cette estimation est basée sur la nature décentralisée du système électoral de ce pays et le nombre de protections qui ont été mises en place par les responsables au niveau local et dans chaque État. Les États s’assurent que les machines de vote ne sont pas connectées à Internet, et il existe plusieurs vérifications et une surveillance extensive du processus des élections. »

Malgré ces mesures, le département de sécurité intérieure continue d’appeler les responsables locaux des élections à être vigilants et leur offre l’assistance nécessaire afin d’améliorer la sécurité des systèmes. « Le département de sécurité intérieure fournit un éventail de services aux États et au niveau local pour garantir leur cybersécurité », ont expliqué les responsables de l’agence. « Ces services incluent des scans aux systèmes connectés à internet, l’évaluation des risques et vulnérabilités, le partage d'informations à propos des incidents de sécurité, et les meilleures pratiques pour sécuriser les bases de données des votes et adresser les menaces potentielles de sécurité. »

L’administration américaine n’a pas encore dit comment elle va répondre à ces attaques. Néanmoins, elle a suggéré que des sanctions pourraient être mises en place. Des sanctions économiques ciblées similaires à celles instaurées contre la Corée du Nord pour son implication dans le piratage de Sony Pictures. Ces sanctions visent surtout à interdire l’accès à des individus au système financier américain.

Source : CNN

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Avatar de droy.ndinga
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 31/12/2016 à 0:52
Il faut faire attention à l'usage qu'on fait des médias. C'est l'hôpital qui se moque de la charité.
Les USA est la première puissance mondiale et elle dicte sa loi. Elle décide qu'est ce qui est bon ou mauvais.
Néanmoins, je crois que les quelques informations qui ont fuité, ne la place pas au dessus d'un autre pays.

On nous dépeint la Russe dans les médias comme autocrate, répressif. Cela est possible. Le gouvernement Russe peut avoir fait des actes jugés immorales. Est ce qu'ils sont les seuls dans ce cas ? Quand je pense à d'où vient la Russie économiquement, politiquement, la taille de ce pays en superficie, les obstacles auxquels Poutine a été confronté, il est possible que certains actes étaient les seules options disponibles pour atteindre l'objectif de redresser un pays en faillite. Bien que je n'approuve pas les assassinats, je ne pense pas que c'est le seul pays à le faire.

L'Irak a été attaqué sur des preuves fabriqués par les USA et contre l'avis de l'ONU. On n'a trouvé aucune arme de destruction massive et aujourd'hui les USA pompent le pétrole irakien sans que personne ne pipe un mot. Qui a été emprisonné aux USA pour ça ? Est ce que l'Irak a été dédommagé pour cette agression sans preuve réel ?
En Afghanistan, il a fallu le courage d'un soldat pour découvrir qu'il avait des opérations commando qui visaient spécifiquement des civils. Quand les USA les localisaient, ils tuaient tous ceux qui étaient présents, femmes, enfants, passants. Les 2 journalistes de Reuters ont été tués dans une telle opération. Le soldat a l'origine de cette fuite d'information est incarcéré aux USA et torturé. On a le cas de la prison de Guantánamo et un ensemble de victimes dû à des arrestations arbitraires, qui ont été torturé et subi des sévisses sexuels.
Khadafi, en Lybie, a été renversé par un ensemble de pays. Il n'était surement pas la personne la plus appréciable et très opposé aux idées occidentales. Cependant, son pays était un très beau pays, l'eau et l'électricité étaient disponibles et si je me souviens gratuite. Aujourd'hui des années après son renversement, on a un pays totalement détruit. Un gouvernement qui est décrié comme pire que le précédent. Une déstabilisation de toute une région de l'Afrique ayant pour conséquence la guerre au Mali, la montée en puissance de groupe armée comme Boko Haram avec l'implantation d'antenne plus important de EI et Al Quaida en Afrique. Plusieurs villes africaines ont été les victimes d'actes terrorismes suite à la déstabilisation de la Libye par les bien pensantes grandes puissances.

Les exemples sont légions (Ukraine, Ecoute de Bruxelles, NASA / Prism, ....). Comme les diplomates aiment le dire. Il n'y a pas d'ami dans les relations internationales, il n'y a que des intérêts.

La majorité de ces affaires qui écornent l'image des USA ne font en général pas l'objet d'un médiatisation à outrance comme on peut le voir avec le sujet de la Russie ; à la limite, elles sont même passées sous silence ou traitées comme un fait divers.

On peut entendre un son de cloche dans les médias mais il faut entendre l'autre son de cloche pour prendre position. Pour ma part, je pense que chaque pays a ses objectifs et usent des moyens à sa disposition (manipulation de médias, guerre, négociation, ...) pour les réaliser. Les USA n'ont aucun intérêt que la Chine ou la Russe soient des puissances fréquentables, ils y ont beaucoup à perdre.

Est ce que la Russe est à l'origine du piratage ? Comment peut on prouver cela ? Si les USA sont si certain que les élections ont été truqué pourquoi ne pas les annuler et les reprendre ?
A mon souvenir, l'histoire des mails sur le téléphone mobile date de plusieurs années. La chute dans le sondage de Clinton a débuté 10 jours avant les élections quand l'agent du FBI a relancé l'enquête et a enfoncé le clos en clôturant à nouveau l'enquête. Est ce la Russie qui a été à la manœuvre ?

Peut-être que la Russie a fait quelque chose mais il me semble impensable qu'elle soit responsable à elle seul de la victoire de Trump. Le peuple américain n'avait pas confiance en Clinton et il a fait son choix. Si le parti démocrate cherche un coupable et la Russie est la bonne cible... Du moment que leurs conneries ne nous conduisent pas à la 3ième guerre mondiale.

Cela reste mon humble avis.
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