Google met en garde la Maison Blanche contre le bannissement de Huawei :
Un fork d'Android est un risque de sécurité pour les USA

Le , par Patrick Ruiz

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À mi-parcours du mois de mai, le président Donald Trump a signé un décret qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.

Suite à ces décisions, Google était l’une des premières entreprises américaines à s’aligner et à sevrer Huawei de sa licence Android. D’après les derniers retours au sujet de cette rixe entre Américains et Chinois, la firme de Mountain View veut faire machine arrière. De hauts responsables de Google font pression sur le gouvernement américain pour que l’entreprise soit exemptée de l’interdiction du ministère du Commerce de vendre des composants et logiciels à Huawei, ce, d’après les retours d’un trio d’individus au courant des tractations.

Google veut éviter la naissance d’un fork d’Android piloté par un autre géant de la Tech

La firme de Mountain View joue la carte de la sécurité pour faire plier le gouvernement Trump. Google craint particulièrement que le fait que les smartphones Huawei ne reçoivent pas de mises à jour pousse l’entreprise chinoise à foncer sur la piste d’un fork d’Android. D’après les informateurs, le géant de la recherche en ligne souligne en sus que le camp chinois est susceptible d’avoir une meilleure maîtrise technologique de la pile Android avec sa version modifiée de l’OS. Il viendrait alors que cette dernière (et donc les smartphones de Huawei) serait plus perméable à des tentatives de piratage de la Chine.


Un autre aspect auquel la firme de Mountain View ne touche pas dans son argumentaire c’est celui qui concerne son business. En effet, avec les restrictions américaines en place, Google perd (pour le moment) un gros client. Malgré son absence aux États-Unis, Huawei maintient son rang de deuxième fournisseur mondial de smartphones et continue à réduire l'écart avec Samsung. D’après de récentes statistiques de Gartner, Les ventes de smartphones Huawei ont augmenté dans toutes les régions. « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69 % et 33 %, respectivement », indique la firme spécialisée en analyse des marchés. Ce détail a son importance quand on sait que la mise à l’écart de Huawei risque de sevrer Google d’accès à tous ces terminaux desquels l’entreprise pourrait extirper son pétrole – ces précieux data qui constituent l’une de ses plus importantes sources de revenus.

Huawei est lancé sur Hongmeng OS et une alternative au PlayStore de Google

Huawei s’était préparé à une éventuelle dégradation des relations avec Google et s’est lancé sur la piste du développement de son propre système d’exploitation. Hongmeng OS est le nom qu’on lui connaît pour le moment. L’entreprise aurait également déposé un certain nombre de marques auprès du Bureau européen en charge de la propriété intellectuelle, ce qui laisse supposer que la dénomination de l’OS pourrait évoluer. Le système d’exploitation en gestation chez Huawei depuis 2012 serait compatible avec les applications Android, mais jusqu’ici rien n’a filtré quant à savoir s’il s’agit d’un fork d’Android.


En parallèle avec cette initiative Huawei travaille au développement d’une alternative à la boutique d’applications de Google. Ce dernier est, semble-t-il, accessible depuis un certain temps via les appareils Huawei et Honor. L’entreprise chinoise a positionné sa galerie d’applications comme un moyen pour les développeurs d’applications de percer en Chine – le plus grand marché de smartphones à date ; de quoi susciter l’intérêt de plusieurs pour ce marché. L’Europe n’est pas en reste dans ce projet de mise sur pied d’une alternative au PlayStore quand on sait quelle est l’importance de Huawei dans ce marché. D’après les chiffres que l’entreprise chinoise a divulguée aux développeurs, 50 millions d’Européens font office de clients potentiels.

La mise à l’écart de Huawei pourrait donc au finish s’avérer être un mal qui cache un grand bien pour la firme chinoise sur le long terme. Elle tient probablement une grosse opportunité de proposer un troisième écosystème logiciel pour appareils mobiles. Avec l’envol de Huawei, les initiatives à même de fragiliser encore plus Google vont en prendre de la graine. À titre de rappel, la e Foundation s'apprête à lancer une gamme de smartphones à bas prix avec sa propre version d'Android. Pour contourner la difficulté liée à la pauvreté de sa boutique d’applications, elle pourrait s’appuyer sur le projet microG – une réimplémentation libre des applications et bibliothèques propriétaires (Google) de l’espace utilisateur Android.

Sources : Reuters, Bloomberg

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Google et les USA se sont-ils rendus compte qu’ils ont sous-estimé Huawei ?

Les restrictions US ne vont-t-elles pas au contraire amener les constructeurs mobiles à chercher des moyens de se défaire totalement de la mainmise de Google sur le marché Android ?

Voir aussi :

La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
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Les USA envisagent de reconsidérer leur coopération avec les alliés qui utilisent les équipements 5G de Huawei en ne partageant plus les informations
Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
USA : la bataille opposant ZTE et les États-Unis touche à sa fin suite à un accord autour d'un dépôt d'entiercement de 400 millions de dollars
Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat malgré les efforts de Donald Trump

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Le 17/06/2019 à 11:28
Huawei se prépare à une baisse de 40 % à 60 % des ventes internationales de smartphones
Malgré le lancement de Honor 20, selon un rapport

Un mois après avoir été mis sur la liste noire commerciale américaine, les activités internationales du géant chinois des technologies de l'information et de la communication, Huawei, continue à s’ajuster en fonction de l’interdiction des Etats-Unis. Selon un rapport de Bloomberg publié le dimanche, l’entreprise se préparerait à une baisse de 40 % à 60 % des livraisons internationales de smartphones. Selon des personnes qui connaissent bien la question que Bloomberg a citées dans son rapport, les responsables marketing et commerciaux de Huawei Technologies Co Ltd s'attendent en interne à une baisse des volumes de l'ordre de 40 à 60 millions de smartphones cette année. Toutefois, les fabricants de puces américains, dont Huawei était l’un des plus gros clients, seraient en train de faire discrètement pression pour assouplir l'interdiction de Huawei.

L'entreprise chinoise serait même en train d’examiner des options qui incluent la vente de son tout dernier modèle de smartphone, Honor 20. Selon le rapport, l'appareil commencera à être commercialisé dans certaines parties de l'Europe, y compris en Grande-Bretagne et en France, le 21 juin, selon le rapport. Les dirigeants surveilleront le lancement et pourraient interrompre les livraisons si les ventes sont médiocres, selon Bloomberg.


Huawei est un fabricant de téléphones qui compte en termes de ses ventes internationales. En 2018, la société chinoise a vendu 206 millions de téléphones, et cette prévision de baisse représente près de la moitié de cette vente. Aussi, le nouveau modèle Honor 20 que Huawei est en train de planifier la vente dans une partie de l’Europe, fonctionne sur le logiciel Android 9 le plus avancé et est alimenté par la puce Kirin de l'entreprise elle-même. Mais bien qu’elle n’a pas besoin des processeurs Qualcomm, l'interdiction américaine entravera la capacité des consommateurs à mettre le système d’exploitation à jour ou à télécharger les dernières applications de Google. Ce qui contribue à l’incertitude dans des ventes de Honor 20 en particulier et de l’ensemble des smartphones de Huawei en général.

Selon Tom Kang, analyste de Counterpoint, dans un rapport publié à la suite de l'interdiction : « Huawei perdra l'accès à Play Store et aux principales applications Google comme YouTube et Gmail. Les utilisateurs devront s’écarter ou chercher d'autres App Stores ». « L'impact sur les marchés émergents sera variable. Cependant, l'Europe, le Japon et l'Amérique latine seront durement touchés », a-t-il ajouté. Selon Bloomberg, pour atténuer l’impact du déclin à l'étranger, Huawei vise à conquérir jusqu'à la moitié du marché chinois des smartphones en 2019.

Les difficultés de la plus grande entreprise d'équipement de télécommunications du monde se sont accentuées en mai dernier lorsque le gouvernement américain l’a inscrite sur une liste noire commerciale qui interdit aux fournisseurs américains de faire affaire avec elle en raison de ce que Washington appelle des préoccupations en matière de sécurité nationale. L'interdiction est survenue peu après l'échec des pourparlers visant à mettre fin à une querelle commerciale qui a duré des mois entre la Chine et les États-Unis.

Le fondateur et directeur général de Huawei, Ren Zhengfei, avait réagi aux restrictions en déclarant que l’interdiction « pourrait ralentir, mais seulement légèrement » la croissance de l'entreprise. Un peu plus tôt cette année, l’entreprise s’était lancée dans une campagne pour se faire une meilleure image lorsque les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de boycotter ses équipements télécoms. M. Zhengfei avait dit à l’époque lors d’une interview accordée à BBC à la suite de l'arrestation de Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei et sa fille :

« Il n'y a aucun moyen pour que les Etats-Unis puissent nous écraser ». « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés. Même s'ils persuadent d'autres pays de ne pas nous utiliser temporairement, on peut toujours réduire un peu les choses. », a-t-il ajouté.

Toutefois, une interdiction américaine similaire à l'encontre de ZTE Corp, une autre entreprise chinoise, a presque paralysé les activités la société en début de l'année dernière, avant qu’elle ne soit levée. Mais, selon le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, le président Trump pourrait peut-être relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent. Par ailleurs, les fabricants américains de puces seraient en train de faire discrètement pression pour assouplir l'interdiction du Huawei, selon Reuters.

Les fabricants de puces américains font discrètement pression pour assouplir l'interdiction du Huawei

Selon Reuters, les responsables des fournisseurs américains de puces de Huawei, Intel et Xilinx Inc, ont assisté à une réunion à la fin de mai avec le ministère du Commerce pour discuter d'une réponse au placement de Huawei sur la liste noire. Selon quatre sources d’information de Reuters, Qualcomm aurait également fait pression sur le Département du Commerce à ce sujet.


Selon ces fabricants de puces, les unités de l’entreprise chinoise qui vendent des produits tels que les smartphones et les serveurs informatiques utilisent des pièces couramment disponibles et il est peu probable qu'elles présentent les mêmes problèmes de sécurité que l'équipement réseau 5G de la société technologique Huawei. Pour rappel, l’ajout de Huawei sur la liste noire américaine interdit aux fournisseurs américains de faire affaire avec Huawei à cause des questions de sécurité nationale. « Il ne s'agit pas d'aider Huawei. Il s'agit de prévenir les préjudices aux entreprises américaines », a déclaré l'une des sources d’information de Reuters.

Qualcomm souhaite pouvoir continuer à vendre ses puces à Huawei pour des appareils courants comme les téléphones et les montres intelligentes, a déclaré une personne familière avec la situation de l'entreprise. En effet, les fabricants américains de puces sont parmi les principaux fournisseurs de Huawei. Selon Reuters, sur les 70 milliards de dollars dépensés par Huawei pour l'achat de composants en 2018, 11 milliards de dollars sont allés à des entreprises américaines comme Qualcomm, Intel et Micron Technology Inc.

Selon Reuters, la Semiconductor Industry Association (SIA), une association professionnelle et un groupe de lobbying, a reconnu avoir organisé des consultations avec le gouvernement américain au nom de ces entreprises pour les aider à se conformer à l'interdiction et informer les fonctionnaires de l'impact de celle-ci sur ces dernières. Goodrich, vice-président de la politique mondiale de la SIA a déclaré : « Pour les technologies qui ne sont pas liées à la sécurité nationale, il semble qu'elles ne devraient pas entrer dans le champ d'application de l'ordonnance. Et nous avons transmis cette perspective au gouvernement ».

Mais, Andrew Williamson, vice-président des affaires publiques de Huawei, dans une interview accordée au Mexique, a déclaré que l'entreprise n'avait demandé à personne de faire du lobbying en son nom. « Ils le font par leur propre volonté parce que, pour beaucoup d'entre eux, Huawei est l'un de leurs principaux clients », a-t-il dit, avant d’ajouter que les fabricants de puces savaient que le fait de couper Huawei pourrait avoir des conséquences « catastrophiques » pour eux.

En dehors des fabricants de puces, d’autres entreprises ont plaidé pour pouvoir continuer leurs activités commerciales avec Huawei, dont Google. Reuters a rapporté que le géant de la Silicon Valley a également plaidé pour qu'il puisse continuer à vendre son matériel, ses logiciels et ses services techniques à l’entreprise chinoise qui est actuellement sous le coup de l’interdiction américaine, a déclaré le président de Huawei, Liang Hua, aux journalistes en Chine plus tôt ce mois-ci.

Huawei lui-même a fait très peu de lobbying traditionnel à Washington sur la question. Selon les sources d’information de Reuters, depuis un mois que l’entreprise a été mise sur la liste noire, Huawei n'a pas encre échangé avec le gouvernement des États-Unis à ce sujet. Mais l’entreprise a envisagé d'envoyer une lettre au ministère du Commerce, selon les sources d’information. « Nous n'avons tout simplement aucun moyen de communication », a déclaré M. Liang aux journalistes plus tôt ce mois-ci. Selon des analystes, cette réponse du président de Huawei marque la reconnaissance de la baisse de l’influence de Huawei auprès de l'administration Trump, qui a lancé une campagne mondiale contre l'entreprise.

« Huawei ne sait pas ce qu'il doit faire par la suite », a déclaré Jim Lewis, un cyberexpert du Center for Strategic and International Studies de Washington. « Il est dans une très mauvaise position aux États-Unis. Personne ne cherche à faire une faveur à Huawei », a-t-il ajouté.

Malgré cela, l'interdiction a eu également de réelles répercussions du côté des entreprises américaines. Au-delà de celles qui plaident auprès du ministère américain du Commerce pour continuer à vendre leurs produits à Huawei, certaines mesurent l’ampleur à venir de cette décision américaine. Broadcom, qui développe des semi-conducteurs utilisés dans divers équipements de télécommunications, a prévu que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et l'interdiction du Huawei feraient chuter ses ventes de 2 milliards dollars cette année.

Pour l’heure, Huawei pourrait continuer à acheter des produits américains à cause d’une licence générale temporaire que le Département du Commerce a promis le 20 mai dernier, quelques jours seulement après la mise en place de l'interdiction. Cette décision est intervenue afin d'aider les clients existants de Huawei à maintenir la fiabilité des réseaux et des équipements.

Selon Bloomberg, la part de marché des smartphones de Huawei en Chine pourrait atteindre 45 % contre une estimation précédente qui se situait entre 30 % et 35 %, grâce à « une stratégie de vente plus proactive » mise en œuvre après l'interdiction de Trump, a écrit Ming-Chi Kuo, analyste de TF International dans un rapport mercredi.

Source : Bloomberg, Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous ?
Quel commentaire faites-vous sur l’avenir du segment smartphone de Huawei ?
Selon vous, quel sera l’impact réel de l’interdiction de Huawei sur les entreprises US si un accord n’est pas trouvé ?

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Le 27/06/2019 à 13:49
Les sociétés américaines de technologie contournent l’interdiction de Trump
Pour continuer à vendre les composants à Huawei, selon un rapport

Une ordonnance de l’administration Trump interdisant la vente de la technologie américaine à Huawei et ses alliés est en vigueur, mais selon un rapport du New York Times publié le mardi, les entreprises américaines de technologie continuent de vendre des composants au géant chinois des télécommunications. En effet, les fabricants américains de puces et d'autres entreprises ont trouvé des moyens de poursuivre les ventes qui leur permettent d’outrepasser les sanctions en vendant des produits fabriqués en dehors des États-Unis, a indiqué le journal en citant des sources anonymes.

Selon les sources du quotidien new-yorkais, les fabricants de composants Intel et Micron profitent d'une disposition concernant la façon dont les marchandises sont étiquetées pour les expédier à Huawei, car les marchandises produites à l'étranger par des entreprises américaines ne sont pas toujours considérées comme fabriquées aux États-Unis. Les composants ont commencé à être expédiés à Huawei il y a trois semaines, selon le journal. Cette exemption des produits des sociétés américaines fabriqués à l'étranger pourrait permettre à Huawei de continuer à vendre des produits tels que des smartphones et des serveurs.


En mai dernier, Huawei a été ajouté à la liste noire américaine par le ministère du Commerce, empêchant l’entreprise de recevoir des composants fabriqués aux États-Unis sans l'autorisation de Washington. Bien avant, le président Donald Trump avait signé un décret exécutif interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » et susceptible de créer un « risque de sabotage indu » des systèmes de communication américains ou des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine.

L’interdiction visait essentiellement le chinois Huawei en raison des allégations selon lesquelles Huawei a des liens étroits avec le gouvernement chinois. Huawei a nié à plusieurs reprises cette accusation. Mais les restrictions imposées à Huawei ont été revues par le ministère du Commerce qui a accordé à Huawei un délai de 90 jours pour lui permettre de conserver les réseaux existants et de mettre à jour les téléphones, tablettes et autres appareils existants jusqu'à mi-août.

L’interdiction avait déjà commencé à avoir d’importants effets sur les affaires internationales du fabricant chinois de smartphones. Un peu plus tôt ce mois, Bloomberg a rapporté que Huawei se préparerait à une baisse de 40 % à 60 % des livraisons internationales de smartphones correspondant à une baisse en volume de l'ordre de 40 à 60 millions de smartphones cette année. Huawei perdra l'accès à Play Store et aux principales applications Google comme YouTube et Gmail à un moment donné. Et les utilisateurs devront chercher d'autres App Stores pour bénéficier des applications courantes ou abandonner les smartphones Huawei, si les choses ne s’arrangent pas entre Pékin et Washington. Toutefois, si Huawei peut se procurer les composants des entreprises américaines fabriqués en dehors des Etats-Unis, il pourra continuer certaines expéditions.

Le PDG de Micron, Sanjay Mehrotra, a déclaré mardi, lors d'une conférence téléphonique sur les bénéfices, qu'il avait cessé ses livraisons à Huawei le mois dernier, mais qu'il les avait reprises il y a deux semaines après avoir « déterminé que nous pourrions légalement reprendre » certaines livraisons, a rapporté le New York Times.

Vendredi dernier, John Neuffer, président de la Semiconductor Industry Association, une association professionnelle basée aux États-Unis, a déclaré que ses membres « s'engagent à respecter rigoureusement » les sanctions, mais a noté qu' « il est maintenant clair que certains articles peuvent être fournis à Huawei conformément à la liste des entités et aux règlements applicables ».

« Chaque entreprise est touchée différemment en fonction de ses produits et de sa chaîne d'approvisionnement, et chaque entreprise doit évaluer la meilleure façon d'exercer ses activités et de demeurer en conformité avec la loi », a ajouté M. Neuffer.

Mais malgré cette exemption des produits fabriqués à l’étranger, Huawei n’est pas encore tiré d’affaire, selon le journal : « Cependant, la situation de Huawei reste très incertaine », a-t-il écrit.

Plus tôt ce mois-ci, Pékin a également exercé des pressions sur les entreprises américaines. Les autorités chinoises ont déclaré qu'il créerait leur propre « liste d'entités peu fiables » pour punir les entreprises et les individus qu'il perçoit comme portant atteinte aux intérêts chinois. La semaine suivante, le principal organisme de planification économique de la Chine a convoqué des dirigeants étrangers, dont des représentants de Microsoft, Dell et Apple. Elle les a avertis que le fait de couper les ventes aux entreprises chinoises pourrait entraîner des sanctions et a laissé entendre que les entreprises devraient faire pression sur le gouvernement américain pour qu'il mette fin à ces interdictions.

Quelques jours après la réunion de Pékin, Reuters a rapporté que les fabricants de puces américains faisaient discrètement pression pour assouplir l'interdiction de Huawei.

Les responsables des fournisseurs américains de puces de Huawei, Intel et Xilinx Inc, ont assisté à une réunion à la fin du mois de mai avec le ministère du Commerce pour discuter d'une réponse au placement de Huawei sur la liste noire, a écrit Reuters. Selon quatre sources d’information de Reuters, Qualcomm aurait également fait pression sur le Département du Commerce à ce sujet.

Selon Reuters, les fabricants de puces ont dit au département du Commerce que les unités de l’entreprise chinoise qui vendent des produits tels que les smartphones et les serveurs informatiques utilisent des pièces couramment disponibles et il est peu probable qu'elles présentent les mêmes problèmes de sécurité que l'équipement réseau 5G de la société technologique Huawei.

Le Département du Commerce ainsi que Micron et Huawei n'ont pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de Reuters. Quant à Intel, il a refusé de commenter, d’après Reuters.

Source : The New York Times

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Loi possibilité de vendre aux entreprises chinoises les composants fabriqués en dehors des Etats-Unis ne va-t-elle pas inciter les entreprises américaines à développer leur chaine d’approvisionnement à l’étranger ?

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Le 11/06/2019 à 6:12
Huawei encourage les développeurs à publier des applications sur sa vitrine de téléchargement AppGallery,
suite à l'interdiction américaine

Le mois dernier, Google a exclu Huawei de ses mises à jour Android, bien que le département américain du Commerce ait accordé à l’équipementier chinois une licence générale de trois mois pour mettre à jour les appareils existants, assouplissant ainsi temporairement les restrictions d'accès des composants américains à Huawei. Les téléphones Huawei fonctionnent sur une version du système d'exploitation mobile Android de Google.

Un développeur anonyme a partagé lundi un courriel sur le forum Android XDA Developers, faisant découvrir une invitation de Huawei à rejoindre AppGallery. Le courriel indiquait que AppGallery compte 270 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur 350 millions de téléphones et une communauté de 560 000 développeurs.

AppGallery

Pour rappel, AppGallery est la plateforme officielle de distribution d‘applications Android de HUAWEI. Pour encourager les utilisateurs à se tourner vers sa vitrine de téléchargement, l’équipementier explique sur la page dédiée qu’elle est doté d’une détection des menaces en quatre étapes : « il s’agit d’un système de sécurité professionnel doté des fonctions suivantes: détection de comportement malveillant, contrôle de confidentialité, analyse de vulnérabilité du système de sécurité, vérification de l'authenticité du nom, de la personne, de l´appareil et de l'environnement d’identification garantissant que toutes les applications de AppGallery sont sans danger ».

Il met également en avant ce qu’il appelle la sélection Smart app : « AppGallery offre une sélection d’applications diverses et choisies pour vous dans les catégories lifestyle, voyage, divertissement et bien d’autres encore. Les algorithmes Machine Learning vous aident à trouver précisément et rapidement ce dont vous avez besoin.»

Il évoque également d’autres éléments comme le classement d’applications « les plus téléchargées, les mieux notées, les plus vendues, les plus grands succès et les applications dernier cri… Nos classements sont actualisés tous les jours pour que vous puissiez télécharger les meilleures applications ». Sans oublier le gestionnaire d’applications : « AppGallery vous permet de gérer les mises à jour et installations d’applications ou de packages ainsi que de libérer de l’espace. Vous pouvez également configurer la mise à jour automatique de vos applications sur Wi-Fi ».


Opération séduction des développeurs

« Afin de garantir une utilisation fluide de votre application à nos utilisateurs, Huawei s'est engagée à vous fournir une assistance complète pour vous aider à publier votre application dans AppGallery », aurait déclaré l'invitation envoyée par courrier électronique.

Le chinois offre également l’accès gratuit au portail Huawei Developer, a rapporté XDA Developers.

Hongmeng OS, Oak OS, le système d’exploitation d’Huawei

Huawei n'aurait apparemment pas l'intention immédiate de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Comme rapporté précédemment, HongMeng OS devrait être le nom utilisé pour le marché chinois, pas de changement à ce niveau là. Il est décrit comme un système d’exploitation compatible non seulement avec les smartphones de Huawei, mais aussi avec ses tablettes et montres connectées, voire ordinateurs pour remplacer Windows. Ce dernier point est encore à éclaircir.

Si l’on sait que le groupe travaille depuis des années à une telle solution, il est très fort probable qu’il ne s’agisse pas d’un OS reprenant tout de zéro mais basé sur Android Open Source Project, qui comme son nom l’indique est libre de droit. Huawei devrait s’appuyer sur son App Gallery et proposer une compatibilité avec les applications Android. Les développeurs n’auront alors pas besoin de développer des applications destinées spécialement au magasin de Huawei.


Le bannissement d'Android a fait suite à un décret des États-Unis publié en mai. qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.

Huawei a déposé une requête devant un tribunal américain afin que la législation américaine interdisant aux agences fédérales d'acheter ses produits soit jugée inconstitutionnelle. Cependant, craignant des répercurssions juridiques, certains fournisseurs de matériel et de logiciels ont préféré se tenir à l’écart de l’équipementier Huawei : Amazon Japon ne vendrait plus d'appareils Huawei, et Microsoft aurait retiré les ordinateurs portables MateBook de Huawei de sa boutique en ligne.

Les scientifiques de Huawei se sont vus interdire l'examen d'articles scientifiques par l'éditeur américain Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). Mais l'IEEE a fait marche arrière après avoir reçu plus d’informations du ministère américain du commerce.

Fin mai, Trump aurait fait valoir à la presse qu'il attendrait une offre pour sortir Huawei de la liste noire, une entrée dans la liste noire qui a d’ailleurs été le levier de l'escalade des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.

Google met en garde la Maison Blanche contre le bannissement de Huawei

Suite à ces décisions (décret présidentiel), Google était l’une des premières entreprises américaines à s’aligner et à sevrer Huawei de sa licence Android. D’après les derniers retours au sujet de cette rixe entre Américains et Chinois, la firme de Mountain View veut faire machine arrière. De hauts responsables de Google font pression sur le gouvernement américain pour que l’entreprise soit exemptée de l’interdiction du ministère du Commerce de vendre des composants et logiciels à Huawei, ce, d’après les retours d’un trio d’individus au courant des tractations.

La firme de Mountain View joue la carte de la sécurité pour faire plier le gouvernement Trump. Google craint particulièrement que le fait que les smartphones Huawei ne reçoivent pas de mises à jour pousse l’entreprise chinoise à foncer sur la piste d’un fork d’Android. D’après les informateurs, le géant de la recherche en ligne souligne en sus que le camp chinois est susceptible d’avoir une meilleure maîtrise technologique de la pile Android avec sa version modifiée de l’OS. Il viendrait alors que cette dernière (et donc les smartphones de Huawei) serait plus perméable à des tentatives de piratage de la Chine.

Un autre aspect auquel la firme de Mountain View ne touche pas dans son argumentaire c’est celui qui concerne son business. En effet, avec les restrictions américaines en place, Google perd (pour le moment) un gros client. Malgré son absence aux États-Unis, Huawei maintient son rang de deuxième fournisseur mondial de smartphones et continue à réduire l'écart avec Samsung. D’après de récentes statistiques de Gartner, Les ventes de smartphones Huawei ont augmenté dans toutes les régions. « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69 % et 33 %, respectivement », indique la firme spécialisée en analyse des marchés. Ce détail a son importance quand on sait que la mise à l’écart de Huawei risque de sevrer Google d’accès à tous ces terminaux desquels l’entreprise pourrait extirper son pétrole – ces précieux data qui constituent l’une de ses plus importantes sources de revenus.


La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei

Le gouvernement fédéral a interdit l'achat direct d'équipement Huawei, ce qui devrait entrer en vigueur cette année. Mais le Bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison-Blanche a demandé au Congrès américain de lui accorder plus de temps pour interdire progressivement les contrats fédéraux avec les entreprises qui font affaire avec Huawei. Toute chose qui arrange les autorités chinoises qui demandent à ce que les entreprises de technologique ne se précipitent pas pour appliquer l’interdiction américaine, mais aussi les entreprises chinoises qui auront le temps de se préparer avant une éventuelle interdiction définitive.

Selon Reuters, le gouvernement américain aurait besoin de deux années supplémentaires pour élaborer des règles afin de compléter la loi qui exige que les fournisseurs et entrepreneurs tiers limitent leurs achats et l'utilisation du matériel Huawei. Dans un communiqué, Jacob Wood, porte-parole de l'OMB, a déclaré :
« Il s'agit de s'assurer que les entreprises qui font affaire avec le gouvernement américain ou qui reçoivent des subventions et des prêts fédéraux ont le temps de ne plus faire affaire avec Huawei et d'autres entreprises technologiques chinoises inscrites sur la liste de la NDAA ».

Reuters rapporte que plus tôt cette semaine, Russ Vought, directeur par intérim de l'OMB, a empêché la publication d’une lettre par le Congrès. Selon M. Vought, ce délai supplémentaire « assurerait la mise en œuvre effective de l'interdiction sans compromettre les objectifs de sécurité souhaités » et qu'il y aurait une « réduction spectaculaire » du nombre d'entrepreneurs capables de vendre au gouvernement des États-Unis. Ce délai supplémentaire complète à quatre ans la période pendant laquelle les entrepreneurs du gouvernement peuvent encore acheter l'équipement Huawei avant que la restriction n’entre en vigueur pour eux. Selon M. Vought, ce délai donnerait « plus de temps pour réfléchir aux impacts potentiels et aux solutions possibles ».

Toutefois, ce délai n’enlèverait rien aux conséquences du décret signé par le président Trump en mai dernier, ainsi qu’aux mesures qui ont ajouté Huawei sur la liste noire commerciale américaine, selon Reuters. Cependant, malgré ces mesures d’interdiction en vigueur, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré dimanche que le président Donald Trump pourrait assouplir les restrictions américaines sur Huawei s'il y avait des progrès dans le différend commercial avec la Chine.

Source : XDA, Huawei

Et vous ?

Demander aux développeurs de publier sur sa vitrine de téléchargement serait-il un élément qui indique que Huawei se préparerait à lancer son système d'exploitation mobile ?

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Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat, malgré les efforts de Donald Trump
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Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
La Chine aurait commencé la production de ses processeurs x86 pour serveurs basés sur AMD Zen, Dhyana serait un clone pur et simple d'EPYC
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Avatar de vxlan.is.top
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 15:16
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces
Ca, c'est la surface de l'iceberg qui t'est visible...
Sortons donc de l'anecdoctique...

Déjà, quelques specs :
- débit max 20 Gb/s contre 1 Gb/s,
- latence 1 ms contre 10 ms,
- densité de connexion 1000000 d'équipements au km² contre 100000.

D'un point de Networking, c'est également une multitude de changements structurants qui vont se banaliser chez les opérateurs:
- backbones basés sur des infras de type Software Defined (Control et User planes complètement dissociés et donc augmentation des performances des équipements Core),
- agilité et richesse fournie par la virtualisation de fonctions réseau, l'opérateur sera en mesure de tailler sur mesure certains services de façon granulaire par client sur son infra mutualisée (dans le jargon, c'est le "network slicing"),
- de nouveaux protocoles de routage conçus pour ces grosses infras planétaires (Segment Routing notamment)

Couplée avec le big data, le machine learning et l'IA, c'est une multitude de nouveaux services et d'applications qui vont émerger dans notre quotidien futur.

Dans le domaine de la santé, avec la télémédecine, la télésurveillance et même la téléchirurgie.
Dans le divertissement et les medias avec la banalisation de la réalité virtuelle/augmentée.
Dans les transports, et ça va au-delà de la voiture simplement connectée, c'est la régulation de trafic en temps réel et les liaisons permanentes voiture à voiture. Et puis bien sûr que si que la voiture autonome aura besoin d'accès au net, la navigation relèvera du "Edge Computing" qui sera en mesure de fournir de nouveaux services en fonction du lieu.
Je pense également au monde urbain (les fameuses smart cities) pour notre maîtrise énergétique et la sécurité publique par exemple.
Et puis il y aussi toutes les industries du futur qui ont une forte adhérence au télépilotage temps réel et à la robotique.
Sans parler de l'accélération naturelle qui va s'opérer dans le monde de la recherche avec les nouvelles solutions qui vont stimuler le travail collaboratif et le traitement massif des données.

Dans moins de 10 ans, on pourra échanger en temps réel avec d'autres humains qui ne parlent pas notre langue, c'est quelque part dans le réseau que se fera la trduction instantanée. On pourra aussi amener l'éducation de façon interactive vers les gosses qui doivent se taper 10 bornes à pied tous les jours pour se rendre dans des écoles pourries. On pourra aussi marquer, tracer des espèces en voie en disparition et étudier en temps réel leurs déplacements et leurs migrations en aménageant, pourquoi pas, des couloirs maritimes/aériens de façon temporaire pour leur sauvegarde. On pourra également quadriller quasiment toute la planète avec des balises 5G air/mer/terre qui collecteront les données qui pourront être traitées en temps réel et mieux anticiper les cataclysmes et affiner les modèles. Quand on voyagera, finies les galères avec le Wifi à l'aéroport, au café ou à l'hôtel et le changement d'opérateur puisque notre connectivité au monde digital deviendra une constante basique, transparente et homogène de notre quotidien.

Des exemples, je peux encore en fournir à la pelle.
Je veux bien qu'on m'explique comment on pourrait faire ça avec la 4G... Comment on pourra connecter les 60 milliards d'équipements dans les 10 ans à venir, quasiment en full-meshed à temps réel avec une techno comme la 4G qui suffoque dès qu'on a besoin de faire un peu de qualité de service...

Les temps modernes aspirent l'homme à aller toujours plus haut et plus vite. La 4G sera bientôt à bout de souffle...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)
L'article que j'ai cité donne un état de la situation plutôt clair.
Huaweï a eu une très forte pénétration du marché 4G en Europe. Et pour de nombreux opérateurs, la migration va en partie consister à procéder à des upgrades matériels/logiciels. Si Huaweï est mis à l'écart, il va falloir décommissionner et remplacer... Et ça coûte très très cher de refaire des backbones opérateurs "from scratch" avec du nouveau matos, ça relève d'un redesign complet, donc de testing, de misères d'interopérabilités, d'intégration, sans parler de tous les process qu'il va falloir revisiter pour faire le BUILD/RUN de tout ce nouveau bazar. Tu es codeur, tu dois certainement savoir de quoi je parle...
Huaweï a également une longueur d'avance en termes de stabilité de technologie et surtout en retour d'expérience sur les gros déploiements qu'ils ont déjà effectués en Asie. Ca également, c'est d'une importance capitale quand on veut déployer des infras à très large magnitude...

Enfin, comme j'ai tenté d'expliquer plus haut, il y a de nombreux nouveaux marchés à conquérir parce que les attentes vis-à-vis de la 5G sont très hautes. Des retards de plusieurs mois de déploiement de la 5G vont forcément pénaliser l'Europe. Parce que les autres auront déjà commencé à domestiquer les usages de cette nouvelle techno et à innover, et une fois déployée en Europe, leur avantage compétitif sera certain.

Ce qu'il y a derrière la 5G va au-delà de la technique pure. Ce sont des écosystèmes complets qui vont se former avec probablement de nouvelles dynamiques humaines et sociétales. Quand je regarde les 30 années passées dans le secteur de l'IT, j'ai vu chronologiquement quatre grandes révolutions technologiques qui ont profondément impacté l'humanité:
- la victoire d'Ethernet et d'IP,
- l'explosion de l'Internet,
- la banalisation de la téléphonie mobile,,
- la nécessité du Cloud.

Je pense que le prochain point d'inflexion viendra par la 5G et qu'il est très très loin d'être débile...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
Là, ça me rappelle quelqu'un qui me disait il y a quelques années que la fibre à la maison c'est de la merde.
Maintenant, ça fait partie de ses critères de sélection pour le nouvel appartement qu'il veut acheter.

Par contre, je te rassure. Ceux qui n'auront pas besoin de ce progrès technologique pourront utiliser la 4G encore longtemps, elle ne sera pas décommissionnée du jour au lendemain.

-VX
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Avatar de Stéphane le calme
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Le 01/07/2019 à 11:46
G20 : l'administration Trump autorise les ventes américaines à Huawei,
tandis que la Chine et les États-Unis reprennent les négociations commerciales

Samedi 29 juin, en marge du G20, à Osaka (Japon) Donald Trump et Xi Jinping ont convenu de relancer les négociations commerciales.

« D’énormes changements se sont produits dans la situation internationale et les relations entre la Chine et les États-Unis, mais un fait de base demeure inchangé : la Chine et les États-unis bénéficient toutes les deux de la coopération et perdent toutes les deux dans des affrontements. La coopération et le dialogue sont mieux que les frictions et les affrontements », a souligné le Président chinois.

S’adressant à Donald Trump devant les journalistes, il a ajouté « récemment, monsieur le Président, vous et moi avons eu une communication fermée via des appels téléphoniques et échanges de lettres. Aujourd’hui, je suis préparé à échanger des points de vue avec vous sur l’issue fondamentale que représente la croissance de la relation entre la Chine et les États-unis afin de déterminer la direction que prendra notre relation dans la période à venir pour une relation basée sur coordination, la coopération et la stabilité »

De son côté, le Président américain a déclaré « j’ai hâte de travailler avec vous car, comme vous le savez, nous avons eu une excellente rencontre ». Il a continué en disant « Je pense que nous sommes très proches, mais quelque chose s’est produit qui nous a un peu éloigné mais cela serait historique si nous pouvions avoir un accord Fair Trade. Nous sommes totalement ouvert à cette finalité, je sais que vous l’êtes également et tous vos représentants ont travaillé très dur avec nos représentants et je puis avancer que cette rencontre sera très productive ».


En échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe »

Selon l'agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis.

Mais les taxes déjà en vigueur, qui concernent près de la moitié des exportations chinoises vers les Etats-Unis, près de 250 milliards de dollars, ne sont pas levées pour autant. Et sur le fond, les différends concernant notamment la propriété intellectuelle ou les nouvelles technologies stratégiques n'ont pas été réglés.

En mai, Trump a signé un décret autorisant le gouvernement américain à bloquer les ventes des entreprises américaines à des entreprises étrangères considérées comme un risque pour la sécurité. On ne sait pas tout de suite quelles sont les mesures - ou le cas échéant - qui ont été prises pour lever la restriction sur les ventes à la société de technologie chinoise assiégée. Selon le Washington Post, Trump a déclaré à la presse qu'il rencontrerait des responsables américains dans le but d'alléger la pression sur Huawei, mais qu'ils n'avaient pas encore pris la décision formelle de les lever, tandis que le Wall Street Journal rapporte qu'il a indiqué que les deux pays ne vont pas évoquer les conditions entourant la levée de restrictions sur Huawei jusqu'à la fin des négociations.

Les fonctionnaires de la Maison Blanche ont clarifié les propos du président dimanche. Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré dimanche à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. L’ordre exécutif de Trump a provoqué des maux de tête immédiats pour Huawei: Google a retiré la licence Android de la société, les fabricants de puces ont cessé de fournir des pièces, Microsoft a cessé de vendre des ordinateurs portables Huawei et la société n’est pas autorisée à utiliser des cartes microSD dans ses appareils.


Huawei n'a pas tardé à réagir. l'équipementier chinois a encouragé les développeurs à rejoindre AppGallery, sa plateforme officielle de distribution d‘applications Android. Mais le chinois a également montré qu'il pouvait aller plus loin et a envisagé de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Le président Donald Trump a-t-il renoncé à imposer ses nouvelles taxes sous la pression des milieux d'affaires américains, qui y sont opposés car elles affaiblissent également l'économie américaine ? S'agit-il d'un véritable geste envers les Chinois ou d'une volte-face stratégique ? Quoi qu’il en soit, aucun calendrier pour la reprise des discussions n'a été communiqué. En effet, Trump n'a pas annoncé la date à laquelle son négociateur en chef, le représentant américain au Commerce, Robert E. Lighthizer, va rencontrer le vice-Premier ministre chinois Liu He, qui dirige l’équipe de négociation de Beijing. Le président n'a également fixé aucune nouvelle date butoir pour parvenir à un accord.

Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies... lesquelles avaient cependant tourné court.

D'ailleurs, pour Ely Ratner, assistant de sécurité nationale du vice-président Joe Biden « Il s'agit d'une trêve temporaire ». Selon lui, « Ils ne sont pas en voie de résoudre les problèmes fondamentaux au centre du conflit ».

Les deux parties sont divisées sur la question de savoir si et comment rapidement supprimer les barrières commerciales qu’elles ont érigées au cours de l’année écoulée, ainsi que les dispositions visant à faire appliquer un accord et les détails de l’augmentation des commandes chinoises de produits agricoles, énergétiques et industriels américains. « Les deux parties ne font que gagner du temps », a déclaré Scott Kennedy, conseiller pour la Chine au Center for Strategic and International Studies. « Je ne vois pas cela comme une sorte d'avancée ».

Source : Washington Post, WSJ, Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Trêve temporaire et fortuite ou véritable avancée dans les échanges commerciaux entre la Chine et les USA ?
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Avatar de Stan Adkens
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Le 10/06/2019 à 17:13
La Chine a mis en garde les entreprises technologiques contre les conséquences que pourrait avoir leur coopération
Avec l'interdiction américaine

Les conséquences de l’ajout du géant chinois Huawei Technologies Co Ltd, l'un des principaux fournisseurs de technologie 5G, sur la liste noire commerciale par le Bureau de l'industrie et de la sécurité des Etats-Unis continuent de s’étendre aux entreprises de technologie. Des représentants du gouvernement chinois auraient convoqué une série de réunions la semaine dernière au cours desquelles ils auraient mis en garde de nombreuses entreprises de technologie contre des « conséquences désastreuses » que pourrait avoir leur coopération avec l'interdiction américaine de continuer de faire des affaires avec Huawei. Des sources qui connaissent bien la situation ont déclaré ceci à Reuters en fin de la semaine dernière.

Le président Donald Trump a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications originaires des pays adversaires des Etats-Unis de vendre du matériel aux États-Unis, en mai dernier. Des mesures connexes du ministère du Commerce ont suivies cette décision empêchant Huawei et ses entreprises alliées de faire affaire avec les entreprises américaines. L’interdiction américaine vise principalement l’entreprise chinoise Huawei que l’administration Trump présente comme une menace pour la sécurité des États-Unis. Les Etats-Unis ont même fait pression sur leurs alliés pour qu’ils bannissent l’équipementier chinois. Toutefois, Huawei continue de soutenir que son équipement ne représente aucun risque pour la sécurité.


Il faut noter qu’une guerre commerciale fait rage entre la Chine et les Etats-Unis depuis plusieurs mois. Les deux pays ont même revu récemment à la hausse, de part et d’autre, le nombre de produits touchés par la hausse des tarifs douaniers. Après que Huawei ait été privé de nombreux biens et services qui lui sont nécessaires, Pékin a annoncé qu'elle publierait sa propre liste d'entreprises étrangères « peu fiables ». Il a également laissé entendre qu'il limiterait son approvisionnement en terres rares aux États-Unis, selon Reuters. Mais avant de passer à l’acte, la Chine a bien voulu convoquer des entreprises technologiques mondiales pour des pourparlers.

Selon le New York Times, le fabricant d'ordinateurs américain Dell Technologies Inc, Samsung Electronics Co Ltd et SK Hynix Inc de la Corée du Sud, ainsi que le concepteur britannique de puces ARM ont été convoquées à des réunions mardi et mercredi derniers. Pour rappel, ARM et bien d’autres sociétés américaines ont interrompu leur collaboration avec Huawei après la prise des mesures par l’administration Trump afin d’éviter les conséquences du non-respect de l’interdiction.
Le New York Times a rapporté que lors de ces réunions dirigées par la National Development and Reform Commission (NDRC) de la Chine, les grandes entreprises de technologie étrangères ont été mises en garde contre le respect de l’interdiction américaine de vendre des technologies américaines à des entreprises chinoises, sous peine de subir des conséquences terribles.

Selon Reuters, une personne de chez Microsoft Corp a déclaré que l’entrevue de l'entreprise avec les responsables chinois n'était pas un avertissement direct, mais ils ont clairement indiqué à l'entreprise que le respect des interdictions américaines entraînerait probablement d'autres complications pour toutes les entreprises du secteur. Selon la personne qui a informé Reuters, l’entreprise a été exhortée à ne pas prendre des mesures hâtives ou irréfléchies avant que la situation ne soit bien comprise. Microsoft n’a pas répondu à la demande de commentaire de Reuters.

Selon une autre personne d'une autre société de technologie américaine en Chine qui a été informée par ses collègues de la rencontre avec les dirigeants chinois, le ton, lors de la réunion, était « beaucoup plus doux » que prévu. « Sans parler de Huawei. Pas d'ultimatums. Il suffit de demander à rester dans le pays, de contribuer à la négociation gagnant-gagnant », a déclaré la personne qui a voulu garder l’anonymat à Reuters.

Par ailleurs, les responsables chinois seraient en train de mettre « en place un mécanisme de gestion pour protéger les technologies clés de la Chine », a déclaré samedi dans un tweet Hu Xijin, le rédacteur en chef du tabloïd Global Times. « Il s'agit d'une étape importante dans l'amélioration du système et de la lutte contre la répression américaine », a-t-il expliqué. « Une fois en vigueur, certaines exportations de technologie vers les États-Unis seront soumises au contrôle. » Mais pendant que la Chine se prépare contre l’offensive américaine, la Maison-Blanche cherche à retarder l’application de l'interdiction pour les entrepreneurs partenaires de Huawei.

La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei

Loi d'autorisation de la Défense nationale (NDAA), interdit l'utilisation des fonds fédéraux pour l’achat des produits de Huawei, en invoquant des préoccupations de sécurité nationale, selon Reuters. Le gouvernement fédéral a notamment interdit l'achat direct d'équipement Huawei, ce qui devrait entrer en vigueur cette année. Mais le Bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison-Blanche a demandé au Congrès américain de lui accorder plus de temps pour interdire progressivement les contrats fédéraux avec les entreprises qui font affaire avec Huawei. Toute chose qui arrange les autorités chinoises qui demandent à ce que les entreprises de technologique ne se précipitent pas pour appliquer l’interdiction américaine, mais aussi les entreprises chinoises qui auront le temps de se préparer avant une éventuelle interdiction définitive.

Selon Reuters, le gouvernement américain aurait besoin de deux années supplémentaires pour élaborer des règles afin de compléter la loi qui exige que les fournisseurs et entrepreneurs tiers limitent leurs achats et l'utilisation du matériel Huawei. Dans un communiqué, Jacob Wood, porte-parole de l'OMB, a déclaré :
« Il s'agit de s'assurer que les entreprises qui font affaire avec le gouvernement américain ou qui reçoivent des subventions et des prêts fédéraux ont le temps de ne plus faire affaire avec Huawei et d'autres entreprises technologiques chinoises inscrites sur la liste de la NDAA ».

Reuters rapporte que plus tôt cette semaine, Russ Vought, directeur par intérim de l'OMB, a empêché la publication d’une lettre par le Congrès. Selon M. Vought, ce délai supplémentaire « assurerait la mise en œuvre effective de l'interdiction sans compromettre les objectifs de sécurité souhaités » et qu'il y aurait une « réduction spectaculaire » du nombre d'entrepreneurs capables de vendre au gouvernement des États-Unis. Ce délai supplémentaire complète à quatre ans la période pendant laquelle les entrepreneurs du gouvernement peuvent encore acheter l'équipement Huawei avant que la restriction n’entre en vigueur pour eux. Selon M. Vought, ce délai donnerait « plus de temps pour réfléchir aux impacts potentiels et aux solutions possibles ».

Toutefois, ce délai n’enlèverait rien aux conséquences du décret signé par le président Trump en mai dernier, ainsi qu’aux mesures qui ont ajouté Huawei sur la liste noire commerciale américaine, selon Reuters. Cependant, malgré ces mesures d’interdiction en vigueur, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré dimanche que le président Donald Trump pourrait assouplir les restrictions américaines sur Huawei s'il y avait des progrès dans le différend commercial avec la Chine.

Trump pourrait relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent

Les négociations sont actuellement au point mort entre les deux « adversaires », mais pourraient être relancées plus tard ce mois lors d’une rencontre prévue entre les présidents Xi et Trump, en marge du sommet du G20. Mieux encore, Trump pourrait peut-être desserrer l’étau, en cas de progrès dans les négociations commerciales. M. Mnuchin a déclaré :

« Je pense que ce que le président dit, c'est que si nous allons de l'avant sur le plan commercial, il sera peut-être prêt à faire certaines choses sur Huawei s'il obtient du réconfort de la Chine à ce sujet et certaines garanties. « Mais ce sont des questions de sécurité nationale », a-t-il ajouté. « Si la Chine veut aller de l'avant avec l'accord, nous sommes prêts à aller de l'avant selon les conditions que nous avons établies. Si la Chine ne veut pas aller de l'avant, le président Trump est parfaitement heureux d'aller de l'avant avec les tarifs douaniers pour rééquilibrer la relation ».

Rappelons qu’un accord d’immigration a eu lieu récemment entre le Mexique et les Etats-Unis. Pourquoi pas un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, et du fait même que la situation de Huawei et d’autres entreprises chinoises en dépendent en partie.

Source : The New York Times, Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de la mise en garde du gouvernement chinois ?
Trump pourrait relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent. Quels commentaires faites-vous de cela ?
La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei. Qu’en pensez-vous ?

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Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
La Chine aurait commencé la production de ses processeurs x86 pour serveurs basés sur AMD Zen, Dhyana serait un clone pur et simple d'EPYC
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Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 8:35
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces

Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)

A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
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Avatar de vxlan.is.top
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 18:07
Vue ta fixation sur les smartphones et les voitures autonomes aux fonctionnalités limitées et sur l'IoT bas débit, effectivement pas sûr que ce débat ait un intérêt quelconque
Désolé pour le dérangement.

-VX
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2019 à 16:49
Certaines grandes entreprises de technologie limitent l'accès des employés à Huawei,
ce qui rend difficile le déploiement de la technologie 5G

La mise sur liste noire de Huawei par les États-Unis continue de faire effet. Aujourd’hui, l’agence de presse londonienne Reuters a rapporté que les ruptures de lien entre le chinois Huawei et les grandes entreprises mondiales de technologie, en particulier américaines, continuent de se faire ressentir. Selon des sources proches du sujet, ces entreprises ont demandé à leurs employés de cesser de parler de technologie et de normes techniques avec leurs homologues de Huawei Technologies Co Ltd en réponse à la récente mise sur liste noire de l'entreprise chinoise. Cette situation, à en croire Reuters, rendrait difficile le déploiement de la 5G.

Après les nombreuses ruptures de contrats et de partenariats dont a été victime Huawei depuis sa mise sur liste noire par les USA, certaines entreprises semblent vouloir désormais cesser tout dialogue avec le chinois Huawei. Selon ce que rapporte Reuters, les fabricants de puces Intel Corp et Qualcomm Inc, la société de recherche en téléphonie mobile InterDigital Wireless Inc et le transporteur sud-coréen LG Uplus ont empêché leurs employés d'entretenir des conversations informelles avec Huawei, le plus grand fabricant mondial d'équipements de télécommunications.

L’entreprise chinoise étant actuellement l’un des plus grands activistes de la 5G dans le monde, son absence dans la mise en place de la technologie dans les régions du monde la rendrait non seulement difficile selon les experts, mais coûterait également plus qu’il n’en faut. Comme il a été indiqué en Europe par exemple, abandonner les équipements Huawei retarderait le déploiement de la 5G d’environ deux années minimum et d’autres informations d’il y a quelques jours ont indiqué que la 5G européenne coûterait environ 62 milliards de dollars de frais supplémentaires si les fournisseurs chinois sont bannis. L’Europe va-t-elle prendre le risque ?


Les discussions entre les employés de Huawei et les autres entreprises de technologie font partie de la routine des réunions internationales où les ingénieurs se réunissent pour définir des normes techniques pour les technologies de communication, y compris la prochaine génération de réseaux de téléphonie mobile appelée 5G. Cette situation semble délicate selon certains puisque, à en croire Reuters, dans son ordonnance contre Huawei, le Département américain du Commerce n’a pas interdit les contacts entre les entreprises et Huawei. L’instance américaine aurait autorisé les entreprises américaines à interagir avec Huawei dans les organismes de normalisation jusqu'au mois d'août « si nécessaire pour le développement des normes commerciales liées la 5G ».

Il s’agirait donc d’une initiative prise par ces entreprises elles-mêmes de cesser tout contact avec l’équipementier chinois. D’après Reuters, une poignée de grandes entreprises de technologie américaines et étrangères ont demandé à leurs employés de limiter certaines formes d’interaction directe avec les employés de Huawei, car ils cherchaient à éviter tout problème avec le gouvernement américain. D’un côté, Intel et Qualcomm auraient déclaré avoir fourni des instructions de conformité aux employés, mais ont refusé de les commenter davantage. D’un autre côté, souligne Reuters, un porte-parole d'InterDigital a déclaré qu'il avait fourni des conseils aux ingénieurs pour s'assurer que la société était en conformité avec la réglementation américaine.

Peut-on conclure là d’une pression de la part du gouvernement américain malgré les déclarations du Département du Commerce ? À part ces deux premières sociétés, un responsable de LG Uplus a déclaré que la société « s'abstient volontairement d'interagir avec les travailleurs de Huawei, mis à part la nécessité de se rencontrer pour des problèmes d'installation ou de maintenance de l'équipement réseau ». LG Uplus aurait déclaré à Reuters qu'il n'existait aucune politique officielle en matière de limitation des conversations avec Huawei. Ce dernier cependant n’a pas apporté de commentaire par rapport au sujet qui le concerne. Tout ceci dit, cette situation, rapportent certains experts du secteur, va considérablement nuire au déploiement de la 5G.

Selon eux, les nouvelles restrictions pourraient ralentir le déploiement de la 5G, qui devrait tout alimenter, allant des transmissions vidéo à haute vitesse aux voitures autonomes. Néanmoins, explique toujours Reuters, plusieurs travailleurs de petites entreprises de télécommunication ont déclaré qu’on ne leur avait pas dit d’éviter les discussions avec Huawei lors de réunions sur les normes, et de nombreux fournisseurs continuent de soutenir les accords existants avec Huawei. Il est difficile de savoir dans quelle mesure les communications avec Huawei ont été réduites, voire pas du tout, dans le secteur des technologies.

« Il y a eu beaucoup de malentendus à propos de ce que je vois et de ce que me disent les clients et collègues en ce qui concerne les restrictions imposées par le Département du Commerce », a déclaré Doug Jacobson, avocat spécialisé dans le contrôle des exportations basé à Washington. Il a déclaré que les entreprises interdisant à leurs employés de contacter Huawei étaient « excessives », car les restrictions n'empêchent pas la communication, mais uniquement le transfert de technologie. De ce fait, l’entreprise chinoise est devenue une figure centrale de la guerre commerciale entre les deux plus grandes économies du monde. Huawei a nié à plusieurs reprises être contrôlé par le gouvernement chinois, l'armée ou les services de renseignements, mais la situation reste pour l'instant inchangée.

D’après Reuters, les ingénieurs et architectes systèmes représentant leurs employeurs aux réunions du 3GPP (3rd Generation Partnership Project), un consortium mondial d'associations de l'industrie visant à définir les spécifications 5G d'ici à mars 2020, organisent souvent des discussions générales et formelles en sessions plus restreintes et moins documentées à mesure qu'ils essayent de trouver un accord avec ses rivaux. Mais lors de la réunion du 3GPP en Californie la semaine dernière, l'un des trois présidents du groupe, Balazs Bertenyi de Nokia, a déclaré aux participants qu'une plus grande partie des conversations, d'habitude « hors ligne », seraient désormais documentées par l'organisme de normalisation avec des notes et d'autres enregistrements publics.

Les entreprises ont choisi de limiter les conversations informelles dans lesquels leurs ingénieurs se sentent plus à l'aise pour discuter de la technologie propriétaire avec leurs concurrents afin de les persuader de la raison pour laquelle leurs recherches ou leurs innovations sont plus valables, ont déclaré les sources. Dans ce sens, Jorge Contreras, professeur de droit à l'Université de l'Utah et membre de l'IEEE a déclaré que Huawei n'est pas juste une entreprise. Ils sont, à bien des égards, le leader de la technologie 5G. Les exclure est très difficile, alors cela risque de perturber l'ensemble du projet. « Si l’idée est de créer une 5G non chinoise, je ne suis pas sûr que ce soit possible. Même si c'est le cas, serait-ce aussi bien ? », s’est-il interrogé sur la question qui fait débat.

Source : Reuters

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Qu'en est-il dans votre entreprise ?

Voir aussi

Huawei perd également ses liens avec la Wi-Fi Alliance et la SD Association et ses livraisons pourraient diminuer d'un quart cette année

La 5G européenne coûterait environ 62 milliards $ supplémentaires si les fournisseurs chinois sont bannis d'après un groupe de lobbying des télécoms

Abandonner les équipements Huawei retarderait le déploiement de la 5G en Europe « de probablement deux ans », selon le PDG de Vodafone
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Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 11/06/2019 à 20:27
Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
P
Si tu veux payer entre 300 à 750 € pour avoir la fibre, à toi de voir, c'est les tarifs moyens en FTTO (fibre dédiée) : à toi de voir. Parce que si tu n'es pas en zone avec beaucoup de prises (donc rentable pour un opérateur), peu de chance que l'a fibre arrive jusque chez toi.

D'ailleurs pour les lecteurs habitant hors de la france, combien vous coute en moyenne un accès Internet ADSL, un fibre et 1 4G ? et avec quel débit ?
j'ai la fibre et je la préfère 1000 fois à une connexion sans fil, j'ai un serveur (une petite machine sous un intel celeron) chez moi qui tourne H24 et me permet d'avoir mon propre cloud
et puis bon pour télécharger des vidéos/jeux vaut mieux de la fibre illimité que de la 4/5g bridé à 60go.
Bah oui parce que le sans fil c'est très limité en data, les box 4g pour les guexu sans adsl c'est 200go/mois max... c'est ce que je consomme en vidéo seulement et en jeux j'en suis à 540go le mois derniers avec les maj et co.

et ceux qui vont faire du cloud gaming cela vas allegrement exploser niveau conso, y'a interet que les opérateurs nous fasse des abonnements illimités.
Si pour 30€ j'ai de la fibre illimité, alors puisque le sans fils coûte moins cher selon des experts auto proclamé ici, je devrais avoir de la 4g et 5G illimité pour moins cher non ? ah mais pourquoi ce n'est pas le cas... ?
bah oui mais non encore une fois marketing faut raquer, ils vont quand même pas te donner de la fibre illimité à 30€/mois si il peuvent de refourrer un abo 5G 60go par mois pour 40€.

Le peuple français ces battues pour avoir de l'internet fixe illimité, c'est loin d’être le cas dans les autres pays. Les opérateurs ne peuvent plus faire marche arrière, donc ils ont tous intérêt les opérateurs d'exploiter le filon sans fils tant qu'ils le peuvent et donc promettre un monde meilleurs avec la 5G et de polluer le pays avec encore plus d'antenne plutôt que de mettre pleins de jolies fibres sous terre.
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