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Facebook n'a pas l'intention d'affaiblir le chiffrement de ses applications de messagerie
Pour donner un accès privilégié aux forces de l'ordre dans le cadre d'enquêtes

Le , par Stéphane le calme

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En octobre dernier, le procureur général US (Bill Barr), le ministre britannique de l'Intérieur (Priti Patel), le ministre australien de l'Intérieur (Peter Dutton) ainsi que le secrétaire américain à la sécurité intérieure (Kevin McAleenan) ont publié une lettre ouverte adressée PDG de Facebook, MarK Zuckerberg. Le sujet portait sur la réorientation de Facebook vers le chiffrement et la confidentialité. Les élus ont demandé à Facebook de retarder les plans de chiffrement de bout en bout de ses services de messagerie jusqu'à ce que l'entreprise puisse garantir que la confidentialité accrue ne réduit pas la sécurité publique.

En fait, les responsables américains, britanniques et australiens ont exprimé des inquiétudes quant à la poursuite de la mise en œuvre par Facebook du chiffrement de bout en bout sur ses applications WhatsApp et Messenger, expliquant que cela empêcherait les forces de l'ordre de trouver des activités illégales telles que l'exploitation sexuelle des enfants, le terrorisme et l'ingérence électorale. Les gouvernements américain, britannique et australien ont demandé à la société de réseautage social de concevoir une porte dérobée dans ses protocoles de chiffrement, ou un moyen distinct pour les forces de l'ordre d'accéder au contenu des utilisateurs.

« L'amélioration de la sécurité dans le monde virtuel ne devrait pas nous rendre plus vulnérables dans le monde physique. Les entreprises ne devraient pas concevoir de façon délibérée leurs systèmes de manière à empêcher toute forme d'accès au contenu, ce qui pourrait empêcher d'enquêter sur les crimes », pouvait-on lire sur la lettre. Les responsables ont appelé Facebook à accorder la priorité à la sécurité publique dans la conception de son chiffrement.

Facebook n'a pas l'intention d'affaiblir le chiffrement

Facebook a déclaré qu'il n'affaiblirait pas le chiffrement de bout en bout dans ses applications de messagerie, malgré la pression des gouvernements mondiaux, dans une lettre adressée au procureur général américain Bill Barr et aux dirigeants britanniques et australiens.

« Il est tout simplement impossible de créer une telle porte dérobée dans un seul but et de ne pas s'attendre à ce que d'autres essaient de l'ouvrir », ont écrit Will Cathcart, responsable de WhatsApp, et Stan Chudnovsky, responsable de Messenger, dans la réponse de Facebook. « Les messages privés des gens seraient moins sûrs et les vrais gagnants seraient ceux qui chercheraient à profiter de cette sécurité affaiblie. Ce n'est pas quelque chose que nous sommes prêts à faire ».


En théorie, le chiffrement de bout en bout empêche quiconque (les gouvernements, les agences de sécurité ou les hackers) d'accéder ou de visualiser le contenu d'un message entre deux parties et est une caractéristique clé des applications populaires telles que WhatsApp et Signal. Les agences gouvernementales souhaitent depuis longtemps un moyen d'accéder au contenu des messages sur des applications chiffrées, arguant que c'est dans l'intérêt de la sécurité publique malgré des préoccupations plus larges en matière de confidentialité.

La lettre de Facebook est intervenue alors que Jay Sullivan, directeur de la gestion des produits pour la confidentialité et l'intégrité de Messenger, s'apprêtait à témoigner mardi lors d'une audience du comité judiciaire du Sénat sur « le chiffrement et l'accès légal » avec un cadre d'Apple et du procureur de district du comté de New York, Cyrus Vance Jr. Dans sa déclaration d'ouverture, qui a été rendue publique avant sa comparution, Sullivan devrait discuter de la manière dont Facebook et d'autres sociétés peuvent travailler avec les gouvernements pour soutenir l'application des lois sans affaiblir le chiffrement.

« Nous pouvons être certains que si nous construisons une porte dérobée pour le gouvernement américain, d'autres gouvernements, y compris les régimes répressifs et autoritaires du monde entier, exigeront l'accès ou tenteront de l'obtenir clandestinement, notamment pour persécuter les dissidents, les journalistes et leurs opposants politiques », estime Facebook. « Préserver l'importance des valeurs américaines en ligne nécessite de solides protections de la vie privée et de la sécurité, y compris un chiffrement fort ».

Dans la réponse de lundi, les dirigeants de Facebook ont ​​souligné l'investissement de l'entreprise dans l'intelligence artificielle et la modération humaine. Ils ont également noté que WhatsApp détecte et bloque 2 millions de comptes chaque mois basé sur des « schémas d'abus » et des analyses d'informations non chiffrées, y compris des informations de profil et de groupe.

La lettre a également avancé que l'entreprise est capable de détecter plus de mauvais contenu en raison de sa taille. Face à de multiples enquêtes antitrust et aux appels des régulateurs pour le démanteler, Facebook a déclaré que sa taille et son portefeuille de propriétés sont un avantage pour faire face aux acteurs malveillants : « Nos équipes développent constamment de nouvelles façons d'essayer de détecter les schémas d'activité, en trouvant en amont une mauvaise activité et en examinant ce que nous savons sur les comptes que nous fournissons », indique la lettre. « Donc, si nous savons que quelqu'un fait quelque chose de mal sur Facebook ou Instagram, nous pouvons souvent agir sur son compte sur Messenger et WhatsApp, et vice versa ».

Source : NYT

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Que pensez-vous de la décision de Facebook ?

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Avatar de Fagus
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/02/2020 à 12:48
Quand on connait ce vrai scandale https://fr.wikipedia.org/wiki/Affair...ifs_de_Telford (ainsi que les scandales similaires dans d'autres villes anglaises), où en bref des milliers d'enfants ont été abusés en quasi impunité pendant des années malgré tous les signalements aux autorités, on se dit qu'employer l'argument de la protection des enfants pour supprimer la vie privée numérique, c'est de l'argumentation émotionnelle facile.
À quand affaiblir la crypto pour le bien être des chatons mignons ?

Si on veut protéger les enfants, c'est sans doute largement une justice fonctionnelle, un renseignement de terrain efficace. Il ne faut pas croire non plus que tous les truands de la terre se vantent de leur activité numériquement.

Quant à protéger les enfants en ligne... ça c'est le boulot d'éducation des parents et d'un logiciel de filtre de contenu inadapté. Ce qui importe c'est de les protéger physiquement.
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Avatar de bloginfo
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 11/12/2019 à 3:49
Dans la mesure où je n'ai pas la capacité à chiffrer le stockage des informations avec mes propres clés, je ne vois pas en quoi les autorités américaines seraient empêchées d'accéder à mes données personnelles, sachant que la Cloud Act leur permet de le faire.
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