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Sécurité : un employé de restaurant se sert de données personnelles tirées d'un registre de traçage de contacts anti covid-19 en version papier pour contacter une cliente
Et lui faire des avances

Le , par Patrick Ruiz

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L’employé du restaurant Subway dont les différentes publications en lien avec ce sujet ne mentionnent pas le nom a été suspendu après la plainte de la victime. Jess (un nom d’emprunt pour la plaignante) dit désormais se sentir vulnérable au vu de ce qu’elle est consciente d’avoir cédé comme informations personnelles pendant le processus de commande d’un repas.

« Il était question de fournir mon nom, mon adresse électronique, celle de mon domicile et mon numéro de téléphone, alors j’ai inscrit toutes ces informations. J'ai de la chance de vivre avec pas mal de gens parce que je n'ose pas imaginer un scénario où je suis seule à la maison. Il connaît mon adresse. Vous savez j'aurais vraiment peur. Même maintenant, je me sens un peu effrayée et vulnérable », rapporte une publication relayée par le Bureau du commissaire à la protection de la vie privée de Nouvelle-Zélande. En effet, le propos de Jess fait suite à la réception par cette dernière de demandes de contact sur Facebook, Instagram et de messages envoyés par l’employé de restaurant.


Si de telles plaintes ont de quoi étonner au moment où les questions de vie privée en lien avec la gestion de la pandémie de coronavirus sont suivies de près, il faut dire que le problème réside dans la méthode employée par les autorités néo-zélandaises. Avant que l’incident ne se produise, les entreprises avaient pour instruction de « sauvegarder les détails de tous les mouvements effectués par des individus (clients et personnel) en leur sein. » Les données à conserver dans un registre papier dont un modèle est disponible devaient rester disponibles sur deux mois pour, le cas échéant, être mises à disposition exclusive du ministère de la Santé pour contacter des personnes potentiellement exposées au covid-19.

« Les entreprises opérant au niveau d'alerte 3 doivent enregistrer toutes les personnes qui se rendent sur leur lieu de travail et sauvegarder leurs coordonnées. Cela signifie que vous devez disposer d'un registre de traçage des contacts. Toutes les personnes présentes sur le lieu de travail - employés et visiteurs - doivent signer votre registre. Veillez à ce que cela soit fait tous les jours, y compris le week-end et en dehors des heures de service. Le ministère de la santé ou les conseils de santé de district peuvent contacter une entreprise si une personne est diagnostiquée avec le COVID-19 et que l'entreprise est un contact potentiel. Ils vous demanderont votre registre pour la période où cette personne s'est rendue. Les informations relatives au traçage des contacts ne seront pas utilisées à d'autres fins », précisent les autorités.


Sur la base de ces détails, le déroulé de l’incident est compréhensible de tous. En effet, les autorités néo-zélandaises instruisent en sus de « Désigner un employé pour remplir le registre afin qu'une seule personne soit en contact avec le papier et le stylo. Ou de désinfecter le stylo après chaque utilisation et demander aux utilisateurs de se désinfecter les mains avant et après avoir écrit leurs coordonnées. » Les craintes de la plaignante le sont tout autant quand on se rend compte que le registre du restaurant Subway, en plus des champs requis par les autorités, contenait en sus l’adresse de domicile.

Subway a fait savoir qu'un nouveau système numérique de traçage des contacts sera mis en place dans tous les restaurants. Les clients enregistreront leurs coordonnées par voie électronique et les informations seront conservées en toute sécurité aux fins déjà mentionnées. Les informations ne seront accessibles qu'en réponse à des demandes de traçage de contacts émanant des pouvoirs publics.

Source : Unite against covid-19 nz

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Quelle pertinence peut-il y avoir à requérir des données du type de celles que les autorités néo-zélandaises requièrent dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?

Voir aussi :

Apple et Google lancent un outil commun de traçage du COVID-19 pour iOS et Android, il se traduira d'abord par une API, puis un outil intégré nativement aux deux systèmes
Covid-19 : faut-il pister les téléphones pour cibler les lieux de rassemblements ? Le PM canadien n'écarte pas l'idée, d'aller vers un « totalitarisme sanitaire », d'après les défenseurs des libertés
« Les mesures de surveillance high-tech contre l'épidémie de Covid-19 survivront au virus et pourront devenir permanentes », prévient Snowden, à propos de méthodes comme le traçage de smartphones
Le Contrôleur européen de la protection des données appelle à la mise en oeuvre d'une application mobile paneuropéenne pour suivre le COVID-19, l'initiative devrait lancer sa plateforme cette semaine

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Avatar de user056478426
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 23:52
un registre de traçage de contacts anti covid-19 en version papier
Mais...

Il était question de fournir mon nom, mon adresse électronique, celle de mon domicile et mon numéro de téléphone, alors j’ai inscrit toutes ces informations.
Quoi ??!
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Avatar de Steinvikel
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 14/05/2020 à 1:49
Quelle pertinence peut-il y avoir à requérir des données du type de celles que les autorités néo-zélandaises requièrent dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?
Nom + Prénom + n° tel devrais suffire... si les autorités ont besoin d'informations plus personnelles, ils peuvent les conjuguer à d'autres bases de données, comme la santé, la police, les mairies, les FAI internet et téléphonie...
Pour le reste, " l'ignorance ", c'est là la réelle vulnérabilité.
Cette personne est désormais moins vulnérable qu'auparavant, car elle est aujourd'hui alerte et sensibilisé (elle a eu un vaccin en somme).
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Avatar de tanaka59
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/05/2020 à 14:51
Bonjour,

" Covid-19 : un employé de resto harcèle une cliente dont il a obtenu les coordonnées d'un registre de traçage " > Qu’en pensez-vous ?
Il y a une chose qui me chiffonne dans cette histoire ... Dans une relation client/professionnel ou professionnel/professionnel , le professionnel use des données de l'entreprise à des fins personnelles et sentimentale pour "flacher" sur une personne ...

C'est bien la toute la perversité du système ... On ouvre une boite de pandore .

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1) On est dans une société ou la femme et l'homme sont toujours rendu plus désirable et attirant.
2) Les gens n'ont jamais voulu autant cacher leur vie privée.
3) Avec internet il y a une "surpossibilité" d'entrer en contact ... avec le nouveau phénomène à la mode le "gosthing" . Tu fais chier quelqu'un alors on te zappe , t'es has been on te zappe . En gros la relation sociale est devenue un "consommable" comme un crayon ou de la bouffe.
4) La société se digitalise de plus en plus , avec de plus en plus de registre de personnes qu'on peut contacter (sms, mail, gsm, MP, tchat ... ).
5) Il y a de plus en plus de célibataires .
6) Les célibataires sont de plus en plus exigeants.
7) On crée de la frustration et de la déception chez les célibataires.
8) La pression sociale et sociétale devient forte. A "25/30 ans" , ne pas être marié ou en couple "pose" problème. On est rentre pas dans le moule de la société. En on atteint pas " l'idéal " , le "standard".

Dans le temps , on rencontrait sa futur femme , grâce au gar qui travaille sur la même ligne de production à l'usine. Il pouvait présenter, sa sœur, sa cousine, sa voisine ...

Maintenant dans une société hyperconnecté, on pense qu'on peut contacter tout le monde, pour tous les motifs ... via un simple message . C'est là tout le problème. Beaucoup ne jauge plus la limite.

Résultat on crée une société de Tanguy et de Boulet qui devient lourdingue ... Cela crée de la détresse sociale et émotionnelle . On isole ces gens . On leur fait miroiter un idéal qu'ils essayent d'attraper . Les sites de rencontres sont l'illustration parfaite. Faire croire qu'en claquant 200, 300 , 500 billets tu vas rencontrer un jolie blonde de 1m80 ...

Même chose pour les femmes. Beaucoup de mères célibataires a qui ont fait croire qu'elles vont rencontrer le cadre dynamique qui gagne 5000 € par mois.

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Il y a eu une histoire similaire l'année dernière en France. Un agence d'Enedis parti en intervention, à renvoyé via son téléphone perso un message sur le numéro d'un cliente . Le tout récupéré sur le smartphone d'Enedis après intervention ...

> Le mec s'est pris un avertissement + mise à pied
> La femme a déposé plainte pour harcèlement .
> Sur les réseaux sociaux, la femme c'est fait huer .

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Quelle pertinence peut-il y avoir à requérir des données du type de celles que les autorités néo-zélandaises requièrent dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?
Dans le contexte ici , covid ou pas c'est la même chose . Cela reviendrait à choper les gsm via le registre des visites dans l'entreprise ou dans la BDD client . Genre le mec qui taff chez meetic ou attractive world chope les mails de bdd user ...

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Pour conclure , je dirais que cette situation illustre parfaitement la société dans la quel nous somme. Que chaque femme et homme court après son idéal par tous les moyens ... mais il y a des limites et certains ne mesurent pas la limite à ne pas franchir.

Soit c'est fait par dépit et de manière désespéré, soit par pression sociale. Dans ces 2 cas je comprend parfaitement les cas de détresses sociales et/ou émotionnelles que cela engendre. Sinon c'est nous avons affaire à un pervers , la c'est différent.

Au final pour la personne "victime" qui reçoit la demande de contact > le coupable est catégorisé pervers à tord ou raison. Résultat la personne en détresse sociale et/ou émotionnelle se retrouve sur le banc des accusés à tord. Alors que non ... le système l'a bien marginalisée, exclue et isolée. Celle qui est le plus victime dans cette affaire c'est celle en détresse sociale et/ou émotionnelle et non la première.

Il n'y a aucune loi qui permet de dire :

> telle ou telle personne a droit de vie de ou de mort
> telle ou telle personne a droit de rencontrer l’âme sœur
> telle ou telle personne a droit de se reproduire ou non

Qu'on le veille ou non en société il y a de tout . Des bien portants et des malades, des gros et minces, des petits et grands, des intelligent et des cons ... Les enfoncer ne va pas les faire avancer , au contraire ...
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