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Child Protection System : ce logiciel de surveillance a permis d'arrêter près de 12 500 pédophiles dans le monde,
Et d'éviter plus de 600 000 cas de maltraitance infantile

Le , par Axel Lecomte

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L'ONG Child Rescue Coalition aide les forces de l'ordre à trier les cas de pédopornographie grâce à un logiciel baptisé Child Protection System (CPS). Grâce à cette technologie, actuellement utilisée dans 50 États américains et dans 96 pays, 12 448 délinquants ont été arrêtés et plus de 600 000 cas de maltraitance infantile ont été évités. Toutefois, ce dernier chiffre est encore très faible par rapport aux cas déclarés. C'est ce qui a amené l'ONG à demander une collaboration avec les plateformes de médias sociaux pour améliorer l'efficacité du dispositif. D'ailleurs, le logiciel fait face à des problèmes croissants de confidentialité, ce qui constitue un frein à son développement.


Un outil utilisé par 12 000 enquêteurs dans le monde entier

Les plateformes pédopornographiques permettent de partager, de télécharger et de visualiser des fichiers gratuitement. Ils sont similaires à ceux que les internautes utilisent pour télécharger illégalement des films ou des logiciels. Les personnes qui vont sur ces plateformes pensent qu'ils sont anonymes, mais ce n'est pas le cas.

CPS affiche sur une carte la localisation et l'adresse IP des ordinateurs qui ont récemment téléchargé, via les plateformes surveillées par le logiciel, des images ou des vidéos déjà signalées ou saisies par la police. La technologie dispose d'une base de données régulièrement mise à jour et contenant 18,5 milliards d'enregistrements. L'outil va ensuite trier les cas détectés avant de se concentrer sur les délinquants les plus persistants, ceux-ci étant plus à risque d'abuser des enfants.

L'outil est offert gratuitement aux forces de l'ordre. Depuis sa création en 2010, 12 000 enquêteurs répartis dans 50 États américains et dans 95 autres pays, dont le Canada, le Royaume-Uni et le Brésil, ont pu l'utiliser.

La technologie a notamment permis d’interpeller Tay Christopher Cooper, un professeur d’histoire à la retraite, à Carlsbad, en Californie. Celui-ci détenait plus de 11 600 photos et vidéos illustrant des abus sexuels sur des enfants. Cooper utilisait un des programmes de partage de fichiers surveillés par CPS pour rechercher plus de 200 termes liés à des cas de pédopornographie. Il a été arrêté en avril 2018 a été condamné à un an de prison huit mois plus tard.

Des restrictions liées au respect de la vie privée empêchent son développement

L'ONG recherche activement des partenariats avec des plateformes en ligne axées sur les consommateurs, comme Facebook ou des sites de réservation de baby-sitter, dans le but de déterminer si les internautes qui téléchargent des contenus illégaux essaient d'entrer en contact ou de travailler avec des mineurs.

« Beaucoup de ces plateformes ont un gros problème d'utilisateurs qui s'engagent dans des activités suspectes qui ne relèvent pas d'un comportement criminel », explique Carly Yoost, PDG de Child Rescue Coalition. « S'ils faisaient correspondre les données de leurs utilisateurs avec les nôtres, cela pourrait alerter leurs équipes de sécurité pour qu'elles examinent de plus près certains de leurs utilisateurs », précise-t-elle.

De leur côté, les experts des libertés civiles s'inquiètent de la surveillance de masse rendue possible par CPS. D'après eux, ce logiciel devrait être soumis à une surveillance et à des tests plus poussés.

« Il y a un danger que l'horreur viscérale de l'abus d'enfants nous aveugle sur les questions de libertés civiles », a par exemple déclaré Sarah St Vincent, une avocate spécialisée dans les droits numériques. « Des outils comme celui-ci donnent beaucoup de pouvoir et de discrétion au gouvernement. Il doit y avoir des contrôles et des garanties vraiment solides », ajoute-t-elle.

« Nous fournissons gratuitement nos données aux forces de l’ordre locales pour les aider à protéger les enfants en traquant, arrêtant et poursuivant les prédateurs d’enfants dans le monde entier – souvent sans avoir à faire subir aux enfants le traumatisme de témoigner devant les tribunaux », rassure de son côté l’ONG.

Source : Child Rescue Coalition

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Voir aussi :

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/07/2020 à 16:14
Citation Envoyé par Axel Lecomte Voir le message
Les plateformes pédopornographiques permettent de partager, de télécharger et de visualiser des fichiers gratuitement. Ils sont similaires à ceux que les internautes utilisent pour télécharger illégalement des films ou des logiciels. Les personnes qui vont sur ces plateformes pensent qu'ils sont anonymes, mais ce n'est pas le cas.

CPS affiche sur une carte la localisation et l'adresse IP des ordinateurs qui ont récemment téléchargé, via les plateformes surveillées par le logiciel, des images ou des vidéos déjà signalées ou saisies par la police. La technologie dispose d'une base de données régulièrement mise à jour et contenant 18,5 milliards d'enregistrements. L'outil va ensuite trier les cas détectés avant de se concentrer sur les délinquants les plus persistants, ceux-ci étant plus à risque d'abuser des enfants.
C'est toujours mieux que rien, mais je ne sais pas si c'est efficace pour lutter contre les gros réseaux pédophiles. Il existe un business avec des gens très riche qui violent des enfants, mais pour que cela soit possible il faut tout une organisation. (il existe aussi du tourisme sexuel en Thaïlande et au Maroc)

En parlant de ça, en ce moment il y a une enquête sur Ghislaine Maxwell, vraisemblablement elle était la supérieures hiérarchique d'Epstein, le boulot d’Epstein consistait à recruter des filles mineures pour que des riches puissent coucher avec. Les filles subissaient des lavages de cerveaux, c'est pour ça que Stallman a dit ça :
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Selon certaines sources, Stallman s’est prononcé sur le cas de Marvin Minsky, accusé d’avoir agressé sexuellement une des victimes de Jeffrey Epstein. Selon Stallman, la victime d'Epstein "s'est présentée à[Marvin Minsky] comme tout à fait consentante". Stallman s'est également interrogé sur la définition du mot "viol" et sur la question de savoir si ce terme s'applique aux victimes.
Il y a des gens qui sont fous :
ALLEMAGNE : UN COUPLE CONDAMNÉ POUR AVOIR VENDU SON FILS À DES PÉDOPHILES SUR LE DARKNET
Dijon : un magistrat soupçonné d'avoir proposé sa fille de 12 ans pour des rapports sexuels
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 23:19
Citation Envoyé par archqt Voir le message
S'ils connaissent les fichiers, ou les sites web en question. Pourquoi ne vont ils pas directement à la source pour les supprimer ? Si on sait qui télécharge, on sait qui héberge aussi.
Car parmi tous ces malades, beaucoup "regardent" (certes en cherchant) mais ne produisent pas de contenus (et heureusement).
Plus de source => plus de déviance à regarder
Hum... c'est plus compliqué que cela.

En soit regarder une vidéo ne fait rien de mal, cela n'a aucune conséquence sur le monde. Le problème qui se pose sont plus, pour les enfants, des problèmes d'abus de la part des personnes produisant ce genre de contenu, qui se retrouvent financés par les visionneurs, soit par abonnements soit par la publicité (en ce les visionneurs sont complices des abus), ainsi que des problèmes de droits à l'image, ou de mise en danger des enfants (la personne visionnant ces images pouvant aller par la suite tenter d'entrer en contact).

En ce, il n'y a pas que les contenu ouvertement pédopornographiques qui posent problèmes, mais aussi les contenus plus ambiguës, e.g. des chaînes Youtube présentant les enfants dans des tenues ou des activités, de sorte à s'attirer un publique pas très net.

De l'autre côté, l'attirance sexuelle pédophile est, je présume, comme l'homosexualité, elle ne se choisit pas. Donc il y a plusieurs cas de figures, entre ceux qui vont réussir à vivre avec, ceux qui vont avoir plus ou moins des difficultés à se contrôler/des envies, et ceux qui vont passer à l'acte. De souvenir, cela peut même être reconnu comme une maladie, et être traité (bien qu'on ne puisse, à ma connaissance, pas en guérir).

C'est là où on entre dans la partie difficile. On ne peut pas mettre en prison des personnes du simple fait de leur attirances sexuelles (et heureusement), et d'un autre côté, on n'a pas envie d'attendre qu'ils passent à l'acte avant de pouvoir les punir.

Surtout que cela serait très difficile en considérant l'épidémiologie de la pédophilie. 3 à 5% de la population serait pédophile, avec ~1/5e des étudiants ayant un intérêt sexuel. La population carcérale, c'est ~0.1% de la population. Déjà que les prisons sont surpeuplées, imaginez multiplier sa population par 30.

Les contenus pédopornographiques sont un palliatif au passage à l'acte et a, dans des pays comme le Japon, significativement fait diminué la criminalité pédophile. Donc si on veut protéger les enfants, il faut que les pédophiles puissent avoir accès à du contenu, mais aussi pour protéger les enfants, il ne faut pas que leur image circule comme cela, et qu'ils soient utilisés dans la production de tels contenus.

La "solution", serait donc des contenus virtuels, n'impliquant pas de réels enfants. La loi est ambiguë en France, mais d'après la jurisprudence cela serait illégal, bien qu'aucun tort ne soit fait dans ce cas de figure. C'est moralement très difficile à accepter, mais il n'y a aucune base pour justifier de son interdiction.

En conclusion, c'est un phénomène qui n'a pas de solution satisfaisante, et on doit souvent se contenter du "moins pire". Je présumes qu'ils se focalisent plus sur les "gros clients", et les fournisseurs de contenus.
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 9:58
C'est uniquement pour les fichiers en P2P ?

Non, parce que je veux savoir moi, s'ils ont réussi à faire mieux qu'Hadopi pour le téléchargement de contenus illégaux.
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Avatar de archqt
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 22:56
S'ils connaissent les fichiers, ou les sites web en question. Pourquoi ne vont ils pas directement à la source pour les supprimer ? Si on sait qui télécharge, on sait qui héberge aussi.
Car parmi tous ces malades, beaucoup "regardent" (certes en cherchant) mais ne produisent pas de contenus (et heureusement).
Plus de source => plus de déviance à regarder
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 10:36
Citation Envoyé par archqt Voir le message
S'ils connaissent les fichiers, ou les sites web en question. Pourquoi ne vont ils pas directement à la source pour les supprimer ?
La police peut attraper des criminels en surveillant le trafic, alors que si tu fermes un site un autre va apparaître.
C'est un combat sans fin, c'est un peu comme quand un cartel de drogue tombe, un autre apparaît pour prendre sa place.
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Avatar de archqt
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 22/07/2020 à 10:38
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Hum... c'est plus compliqué que cela.

En soit regarder une vidéo ne fait rien de mal, cela n'a aucune conséquence sur le monde. Le problème qui se pose sont plus, pour les enfants, des problèmes d'abus de la part des personnes produisant ce genre de contenu, qui se retrouvent financés par les visionneurs, soit par abonnements soit par la publicité (en ce les visionneurs sont complices des abus), ainsi que des problèmes de droits à l'image, ou de mise en danger des enfants (la personne visionnant ces images pouvant aller par la suite tenter d'entrer en contact).

En ce, il n'y a pas que les contenu ouvertement pédopornographiques qui posent problèmes, mais aussi les contenus plus ambiguës, e.g. des chaînes Youtube présentant les enfants dans des tenues ou des activités, de sorte à s'attirer un publique pas très net.

De l'autre côté, l'attirance sexuelle pédophile est, je présume, comme l'homosexualité, elle ne se choisit pas. Donc il y a plusieurs cas de figures, entre ceux qui vont réussir à vivre avec, ceux qui vont avoir plus ou moins des difficultés à se contrôler/des envies, et ceux qui vont passer à l'acte. De souvenir, cela peut même être reconnu comme une maladie, et être traité (bien qu'on ne puisse, à ma connaissance, pas en guérir).

C'est là où on entre dans la partie difficile. On ne peut pas mettre en prison des personnes du simple fait de leur attirances sexuelles (et heureusement), et d'un autre côté, on n'a pas envie d'attendre qu'ils passent à l'acte avant de pouvoir les punir.

Surtout que cela serait très difficile en considérant l'épidémiologie de la pédophilie. 3 à 5% de la population serait pédophile, avec ~1/5e des étudiants ayant un intérêt sexuel. La population carcérale, c'est ~0.1% de la population. Déjà que les prisons sont surpeuplées, imaginez multiplier sa population par 30.

Les contenus pédopornographiques sont un palliatif au passage à l'acte et a, dans des pays comme le Japon, significativement fait diminué la criminalité pédophile. Donc si on veut protéger les enfants, il faut que les pédophiles puissent avoir accès à du contenu, mais aussi pour protéger les enfants, il ne faut pas que leur image circule comme cela, et qu'ils soient utilisés dans la production de tels contenus.

La "solution", serait donc des contenus virtuels, n'impliquant pas de réels enfants. La loi est ambiguë en France, mais d'après la jurisprudence cela serait illégal, bien qu'aucun tort ne soit fait dans ce cas de figure. C'est moralement très difficile à accepter, mais il n'y a aucune base pour justifier de son interdiction.

En conclusion, c'est un phénomène qui n'a pas de solution satisfaisante, et on doit souvent se contenter du "moins pire". Je présumes qu'ils se focalisent plus sur les "gros clients", et les fournisseurs de contenus.
Effectivement, pas si simple. Merci pour ces explications intéressantes.
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