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Selon la Maison Blanche, 100 entreprises privées ont été touchées par le piratage de SolarWinds,
Mais d'autres pourraient l'être également

Le , par Bill Fassinou

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Le pirate de SolarWinds l'année dernière a laissé de nombreuses interrogations qui mettront certainement des années à être résolues, et d'autres ne le seront peut-être jamais. Le gouvernement américain, qui continue les investigations afin d'évaluer l'ampleur des dégâts causés, a déclaré lors d'un briefing mercredi avoir la certitude que 9 agences fédérales et 100 entreprises privées ont été touchées par ce piratage. Toutefois, la Maison Blanche a refusé de les nommer spécifiquement, avant d'ajouter que d'autres entreprises pourraient avoir aussi été touchées, mais n'ont pas encore été identifiées pour l'instant.

Neuf agences fédérales et 100 entreprises privées ont été compromises

L'attaque de SolarWinds est probablement encore dans l'esprit de beaucoup, car elle a suscité à la fois la stupeur dans la communauté et une profonde crainte chez les entreprises clientes de SolarWinds. L'attaque a été si inédite que le président de Microsoft, Brad Smith, a déclaré qu'il s'agissait de « l'attaque la plus importante et la plus sophistiquée jamais réalisée », car les empreintes informatiques de plus de 1000 développeurs ont été trouvées. Autrement dit, plus de 1000 hackers auraient pris part à cette gigantesque campagne de piratage, touchant des milliers d'entreprises privées et agences gouvernementales.



Depuis que l'attaque a été révélée en décembre dernier, le secteur privé et le secteur public mènent chacun son enquête afin de détecter les brèches, les corriger et probablement identifier la source du piratage. Lors d'un briefing mercredi, la conseillère adjointe à la sécurité nationale pour les cybertechnologies et les technologies émergentes Anne Neuberger a déclaré que l'enquête du gouvernement américain sur le piratage de SolarWinds devrait prendre "plusieurs mois" au moins. Cependant, Neuberger a confié aux journalistes qu'à ce stade, l'enquête leur a permis d'avoir certaines certitudes.

« À ce jour, 9 agences fédérales et au moins 100 entreprises du secteur privé ont été compromises », a déclaré Anne Neuberger lors du briefing de mercredi, bien qu'elle se soit opposée à l'idée de les nommer de façon spécifique. « Comme vous le savez, environ 18 000 entités ont téléchargé la mise à jour malveillante. L'ampleur de l'accès potentiel a donc largement dépassé le nombre de compromissions connues. Plusieurs compromissions du secteur privé sont des entreprises technologiques, y compris des réseaux d'entreprises dont les produits pourraient être utilisés pour lancer des intrusions supplémentaires », a-t-elle ajouté.

Ces chiffres sont les plus précis jamais publiés par le gouvernement sur la portée et l'ampleur du piratage, bien qu'ils restent largement inchangés par rapport aux déclarations antérieures des enquêteurs. Jusqu'à aujourd'hui, les responsables américains avaient déclaré que moins de dix agences fédérales avaient été impliquées dans la campagne. Ils avaient en effet estimé le nombre d'entités infectées à un total de 250 agences fédérales et entreprises privées, bien que Neuberger a averti que l'enquête en est encore à ses "débuts" et que "des compromis supplémentaires" pourraient être trouvés.

Bien que le piratage soit "probablement d'origine russe", Neuberger a déclaré mercredi que les pirates ont lancé leur attaque depuis l'intérieur des États-Unis. Notons que les remarques de Neuberger surviennent alors que les législateurs et les analystes politiques américains se demandent qui, au sein de l'administration Biden, dirige la réponse du gouvernement au piratage.

En effet, des rôles clés restent à pourvoir au sein de l'administration Biden, dont le directeur de l'Agence de la cybersécurité et de la sécurité des infrastructures du ministère de la Sécurité intérieure. De même, le siège du directeur national de la cybernétique, un poste nouvellement créé par le Congrès le mois dernier, est également vacant.

Beaucoup critiquent la réponse gouvernementale à l'attaque

Jusqu'à 18 000 clients de SolarWinds pourraient avoir été involontairement affectés par une vulnérabilité logicielle que des pirates étrangers ont discrètement glissée dans les mises à jour normales du logiciel de la société. Cette vulnérabilité a donné aux pirates informatiques la possibilité de lancer des attaques de suivi très personnalisées destinées à compromettre des cibles d'intérêt spécifiques. Les ministères de l'Agriculture, du Commerce, de l'Énergie, de la Sécurité intérieure, de la Justice, du Trésor et de l'État ont tous été touchés par le piratage.

En outre, le système judiciaire fédéral et le service postal américain enquêtent toujours pour savoir s'ils ont pu être compromis. À ce jour, l'on ne sait toujours pas à quelles données les pirates ont pu accéder, bien que le ministère de la Justice ait déclaré qu'environ 3 % de ses comptes de messagerie Microsoft avaient été violés, dans le compte rendu le plus détaillé des dommages à ce jour. Mercredi, Neuberger a déclaré aux journalistes que les victimes de l'agence fédérale étaient toutes "d'un grand intérêt pour le renseignement étranger".

Par la suite, elle a refusé de donner un délai pour la réponse de l'administration à ce piratage. « En raison de la sophistication des techniques qui ont été utilisées, nous pensons que nous sommes au début de la compréhension de la portée et de l'échelle, et nous pourrions trouver d'autres compromis », a déclaré Neuberger face aux journalistes, en compagnie de l'attaché de presse de la Maison Blanche Jen Psaki. « Ce que l'on sait déjà sur l'étendue et l'échelle de l'espionnage, cependant, fait de la campagne russe "plus qu'un cas isolé d'espionnage », a-t-elle ajouté.

Le mois dernier, Jen Psaki a déclaré que « l'administration se réservera le droit de répondre à tout moment et de la manière de notre choix à toute cyberattaque ». D'après les analystes, l'allocution de Neuberger a mis en évidence la manière dont l'administration Biden tente toujours de contourner ce piratage dévastateur par les armes.

Elle a déclaré qu'elle a eu de fréquentes discussions avec les législateurs sur la question, et a promis une action exécutive prochaine pour combler les lacunes en matière de sécurité que l'enquête a révélées jusqu'à présent. Neuberger a déclaré que l'action exécutive pourrait inclure au moins huit dispositions, sans toutefois donner trop de détails.

Source : La Maison Blanche

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Voir aussi

Président de Microsoft : le piratage de SolarWinds a été « l'attaque la plus importante et la plus sophistiquée » jamais réalisée, les empreintes informatiques de plus de 1000 développeurs trouvées

L'attaque de la chaîne d'approvisionnement contre la société SolarWinds expose près de 18 000 organisations, ce piratage peut dévoiler de profonds secrets américains ; les dégâts sont encore inconnus

Le piratage de SolarWinds pourrait être bien pire que ce que l'on craignait au départ, les fédéraux essayant toujours de savoir si ce n'était que de l'espionnage ou quelque chose de plus sinistre

Les pirates informatiques de SolarWinds ont pu accéder au code source de Microsoft, qui avait précédemment détecté sur son réseau une porte dérobée sans incidence sur son système de production

SolarWinds corrige les vulnérabilités qui pourraient permettre un contrôle total du système, alors que les enquêteurs ont découvert ce qui semble être la cause de la dernière cyberattaque

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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 22/03/2021 à 9:36
Les États-Unis prévoient une contre-attaque cybernétique "agressive" contre la Russie,
dans le cadre d'un changement majeur de tactique destiné à servir d’avertissement aux puissances rivales

L'attaque, qui devrait avoir lieu dans les quinze prochains jours selon le New York Times, est une riposte au piratage de SolarWinds, l'infiltration à grande échelle d'agences gouvernementales et de sociétés américaines découverte à la fin de l'année dernière et dont l'origine remonte au Kremlin. Elle impliquerait des sanctions économiques accrues. Des actions clandestines devraient en outre être menées sur les réseaux russes afin de les rendre visibles pour le gouvernement de Vladimir Poutine et les services de renseignements, mais sans que celles-ci ne le soient pour le reste du monde. L’objectif de l’administration Biden ici, est d’envoyer un message aux Russes afin de pouvoir engager une vraie discussion stratégique avec ces derniers.

« C’est un ensemble d'actions à la fois visibles et invisibles », c’est ainsi que Jen Psaki, la porte-parole de la Maison Blanche, a décrit la réplique que préparent les États-Unis contre la Russie à la suite de la cyberattaque SolarWinds. Cette décision intervient alors que Joe Biden s'est engagé la semaine dernière, dans une guerre des mots avec Vladimir Poutine, qualifiant le président russe de « tueur ». En même temps, la Maison Blanche a attaqué la Chine pour ses violations des droits de l'homme lors de l'ouverture tendue de pourparlers en tête-à-tête.

Les États-Unis ne cibleront pas les structures ou les réseaux civils, mais le piratage est plutôt conçu comme un défi direct à Vladimir Poutine, le président russe, et à sa cyberarmée. La Maison Blanche a confirmé qu'elle prendrait un mélange d’actions vues et invisibles, mais sans toutefois préciser quand ni comment elle le ferait. Une telle mesure marquerait un changement de tactique par rapport aux administrations précédentes, qui ont largement agi de manière défensive contre la cyberguerre de Moscou. Donald Trump a adopté une approche beaucoup plus prudente à l'égard de la Russie, prenant soin de ne jamais critiquer ou défier directement le régime.


« Je pense en fait qu'un ensemble de mesures qui sont comprises par les Russes, mais qui peuvent ne pas être visibles pour le monde entier, sont en fait susceptibles d'être les mesures les plus efficaces en termes de clarification de ce que les États-Unis estiment être dans les limites et hors limites, et de ce que nous sommes prêts à faire en réponse », a déclaré Jake Sullivan, conseiller américain à la sécurité nationale.

Une source gouvernementale russe a déclaré qu'ils prévoyaient que ces cyberattaques prendraient la forme d'une « campagne d'information à grande échelle » visant à discréditer le vaccin russe à coronavirus. Les responsables russes s'attendraient à des « fake news » sur l'efficacité de son vaccin Sputnik-V, visant principalement les pays européens qui ont donné leur accord d'urgence à la vaccination, comme la Hongrie, la Slovaquie et la Serbie. Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin, s'est dit alarmé par ces informations. « Ce serait de la cybercriminalité internationale pure et simple », a-t-il déclaré aux médias d'État.

Joe Biden a signalé cette semaine qu'il adopterait une position agressive à l'égard des ennemis de l'Amérique. La querelle latente avec Moscou s'est intensifiée cette semaine lorsque Joe Biden a qualifié Vladimir Poutine de « tueur », incitant le président russe et ses assistants à qualifier le nouveau commandant en chef des États-Unis de vieux et de sénile. En effet, Joe Biden, qui interrogé par un journaliste qui lui demandait s'il pensait que son homologue russe Vladimir Poutine était « un tueur », a acquiescé et a promis qu'il paierait « le prix » de ses actes.

Quelques heures après les propos du président américain, la Russie a annoncé, avoir rappelé son ambassadeur aux États-Unis. Selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, l'ambassadeur à Washington, Anatoli Antonov, a été rappelé à Moscou « pour des consultations afin d'analyser ce qu'il faut faire et où aller en ce qui concerne les relations avec les États-Unis », tout en assurant vouloir éviter la « dégradation irréversible » des relations avec les États-Unis, qui se trouvent « dans un état difficile » depuis des années.


Quelques jours plus tôt, les agences de renseignement américaines ont publié un rapport sur la tentative de la Russie d'interférer avec l'élection de novembre dernier, en faveur de Donald Trump. « Biden va faire dans les prochaines semaines quelque chose que Trump n'a jamais pu faire : préparer des représailles contre la Russie », a déclaré Frank Figliuzzi, ancien directeur adjoint du FBI.

La Russie et les États-Unis s'étaient engagés à respecter les mesures dites de « cyberconfiance », qui permettaient aux pays d'avoir une ligne de conduite confidentielle sur d'éventuelles violations, mais l'accord s'est effondré de manière spectaculaire en 2016 lorsque des pirates russes ont ciblé le Comité national démocrate. Les États-Unis ont alors pris une mesure sans précédent pour identifier et dénoncer les hackers russes liés au gouvernement, mais cela n'a pas dissuadé d'autres attaques. Il y a beaucoup de confusion sur la façon dont les États-Unis vont réagir parce que les anciennes stratégies de traitement de la Russie ne fonctionnent plus. « Les anciennes stratégies d'endiguement ne fonctionnent plus », a effectivement déclaré Andrei Soldatov, un expert russe en cybercriminalité.

Ce problème est d’autant plus important à gérer que la nouvelle administration doit également prendre en compte la gigantesque cyberattaque qui a touché Microsoft. La firme de Redmond a informé le grand public que des milliers d’entreprises, de villes, et d’institutions locales subissent des piratages. Elle a très vite affirmé que la République populaire de Chine se trouvait derrière ces offensives. Le gouvernement sera donc tenté de répliquer, mais comme dans le cas russe, cela devrait se faire avec une extrême prudence. Beaucoup craignent en effet qu’une réponse trop brutale ne dégénère vers un conflit plus important.

Brett Bruen, un ancien diplomate américain qui a été directeur de l'engagement mondial à la Maison Blanche du président Obama, a déclaré : « Qu'il s'agisse de la Russie ou de la Chine, nous allons devoir donner du mordant à nos politiques. Il y a eu beaucoup de déclarations, nous devons être prêts à mettre du poids derrière ce que nous faisons ».

Source : New York Times

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Voir aussi :

Au moins 30 000 organisations US ont été piratées via des failles dans Microsoft Exchange, des correctifs ont été publiés, mais l'attaque continuerait sur les serveurs non patchés

Les pirates informatiques proposent de vendre à Microsoft et Cisco davantage de code source lié à l'incident Solarwinds et offrent l'accès au code source de Windows 10 volé pour 600 000 dollars

Les pirates informatiques de SolarWinds ont pu accéder au code source de Microsoft, qui avait précédemment détecté sur son réseau une porte dérobée sans incidence sur son système de production

Président de Microsoft : le piratage de SolarWinds a été « l'attaque la plus importante et la plus sophistiquée » jamais réalisée, les empreintes informatiques de plus de 1000 développeurs trouvées
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Avatar de der§en
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 01/03/2021 à 14:26
Rhooo, la faute d'un stagiaire, franchement quel manque d'imagination...
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Avatar de Fagus
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 16/04/2021 à 13:50
Les USA écoutent et piratent le monde entier notamment pour voler les secrets industriels et diplomatiques (allo Merkel ;-) ?). La belle affaire, les chancelleries occidentales en remercient leurs alliés américains et en demandent encore. Demandez à Snowden et Assange ce qu'ils en pensent. Ah ? on me dit que le dernier est au secret dans une prison de haute sécurité britannique ? (alors que toutes les charges contre lui ont été abandonnées ou les peines ont expiré ?).

Les Américains et les vassaux européens ont tellement acculé la Russie qu'au final, on semble en sortir plutôt perdants nous les Européens. On aurait pu avoir un allié, on avait un partenaire économique, et on se retrouve face à une puissance militaire qu'on rend hostile et qu'on pousse à s'allier à la Chine.

Tiens, le jour où la Chine mangera Taïwan, et obtiendra ainsi l'hégémonie mondiale sur quasi toute la chaîne de production de composants électroniques, on fera moins nos malins puisqu'il n'y en a plus en occident, notamment grâce aux entreprise françaises sans usines, puis sans R&D, puis finalement sans entreprises.

Peut être que si les Russes ne sont pas trop vaches, ils voudront bien nous faire un prix d'ami sur leurs processeurs russes
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Avatar de TotoParis
Membre averti https://www.developpez.com
Le 14/03/2021 à 11:05
« Wow, je suis complètement sans voix ici », a écrit sur Twitter Dave Kennedy, fondateur de la société de sécurité TrustedSec. « Microsoft a vraiment retiré le code PoC de Github. C'est énorme, retirer de GitHub le code d'un chercheur en sécurité contre leur propre produit et qui a déjà été patché ».

Wow, le mec, il déconne à donf ! Microsoft à pris cette décision car il restait 125 000 serveurs non encore "patchés". Ben ouais, c'est ballot, mais ils protègent un peu leurs clients aussi.
Si des chercheur en securité sont en désaccord, ils peuvent aller voir ailleurs que sur GitHub.

Quant au fond de l'affaire, des groupes terroristes soutenus par l'Etat chinois, ils en pensent quoi, ces "chercheurs" ?
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Avatar de Arya Nawel
Membre actif https://www.developpez.com
Le 22/03/2021 à 10:56
Comment peut-on critiquer les actions de ses ennemis lorsque l'on démontre que l'on tout aussi mauvais que lui ? Ça ressemble juste à une banale rivalité enfantine... Et dans ces cas là, tout le monde fini toujours trempé
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/03/2021 à 10:58
Les USA disposent de 18 agences de renseignement disposant d'un effectif supérieur à 100'000 collaborateurs avec un budget annuel supérieur à 55 milliards de dollar. A cela s'ajoute des milliers d'entreprises privées sous contrat avec le gouvernement américain portant l'effectif des services de renseignement américains à plus de 400'000 personnes...

Et donc, on veut nous faire croire que c'est seulement dans quelques semaines que les USA ayant perdu patience vont finir par organiser une action cybernétique "agressive"... C'est une farce?
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Avatar de kain_tn
Membre expert https://www.developpez.com
Le 23/03/2021 à 20:23
Citation Envoyé par Arya Nawel Voir le message
Le déclenchement d'une cyberguerre est très mauvais pour toutes les parties concernées au niveau mondial.
Pas forcément: c'est très mauvais pour nous, pas pour certains.

Avant, il fallait dire qu'un pays fabriquait des armes de destruction massive pour le piller/mettre sous sanctions se défendre. Maintenant il suffira de dire que l'on a reçu des cyberattaques!
4  1 
Avatar de kain_tn
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 9:36
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Quel est votre avis sur le fait que le FBI aurait accédé à l’insu des entreprises pour supprimer les portes dérobées des serveurs Microsoft Exchange ?
Éthiquement parlant, c'est quand même limite.

Je trouve l'approche du NCSC bien plus louable, surtout que d'après l'article, les failles ne sont pas corrigées suite à l'action du FBI, puisque sans patch, les serveurs peuvent être à nouveau compromis. Là on donne une fausse impression de sécurité.
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Avatar de weed
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 10:12
Je me poserais également la question si les PME se détournaient de Exchange et se tourneraient vers des alternatives tel que Postfix.

Le problème serait que le FBI n'aurait plus accès à des portes dérobés pour s'infiltrer sur les réseaux des PME et faire leur travail de renseignements.

Je suis bien conscient que Postfix n'offre pas d'écosystème (mail + réunion Teams), il y a peu de risque que les PME migrent, mais certains directeurs devraient tout de même se poser la question ..

EDIT : correction des fautes de frappes
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Avatar de kain_tn
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 23:40
Citation Envoyé par TotoParis Voir le message
"Nous ne voulons pas d'un avenir où le FBI détermine qu'une personne peut être vulnérable, puis s'en sert comme prétexte pour obtenir un accès."
Pourquoi pas. Mais ces 30 000 organisations ont été défaillantes en terme de cyber-sécurité.
On peut toujours discuter des inconvénients de la méthode, mais les inconvénients de ce laxisme sont pour le moins bien plus graves.
Encore une fois, ils n'ont pas corrigé les vulnérabilités, ils ont juste supprimé les portes dérobées, ce qui est réversible, donc non pérenne. Ça ne va pas éduquer ces 30 000 organisations, et en plus côté intrusion ce n'est pas fantastique.

S'ils ont les moyens de s'introduire chez ces 30 000 organisations, alors c'est qu'ils ont le moyen d'identifier les serveurs Exchange non-patchés: un message à ces 30 000 organisations pour leur donner un délai d'application des patchs sous menace d'intrusion du FBI aurait été plus constructif sur le long terme, et ça ne leur aurait sans doute pas coûté bien cher.

Ça sent la panique, tout ça.
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