Avast a étudié la portée, les messages et les arguments psychologiques que véhiculent les applications « stalkerwares » contraires à l’éthique, et donne des conseils aux parents sur la meilleure façon de garantir la sécurité de leurs enfants en ligneAvast (LSE:AVST), spécialiste des produits de sécurité et de la confidentialité en ligne, a réalisé une étude sur les messages publicitaires et le positionnement de neuf applications « stalkerwares » les plus utilisées et détectées par l’antivirus d’Avast au sein de sa base d’utilisateurs. Si les stalkerwares s’adressent parfois aux partenaires jaloux qui souhaitent espionner leur conjoint et aux employeurs qui cherchent à surveiller leur personnel, les résultats montrent que toutes les applications ciblent les parents désireux de surveiller secrètement le comportement en ligne de leurs enfants.
« Un stalkerware peut être installé sur le téléphone de toute personne sans son consentement, afin de surveiller discrètement ses activités de communication, une pratique que nous considérons comme hautement contraire à l’éthique, explique Jaya Baloo, RSSI chez Avast. Dans le cadre de cette étude, nous avons examiné de plus près les messages véhiculés par ces applications, afin de comprendre les ruses psychologiques qu’elles utilisent. Malheureusement, les acteurs jouent avec les craintes des parents et la pression qu’ils subissent pour protéger leurs enfants, mais ces adultes ne doivent pas se laisser duper. La création d’un environnement sûr pour un enfant commence par la confiance, et si le contrôle parental peut certes être utile, les stalkerwares ne sont pas la solution. Les plus jeunes ont également un droit fondamental à la vie privée et à l’indépendance, et bien que les parents estiment important de rester au courant des activités en ligne de leurs enfants, il est nécessaire d’obtenir leur consentement. La transparence et le dialogue ouvert sont essentiels. »
Selon Avast, ces neuf solutions promettent aux parents une surveillance de leurs enfants à leur insu, et ce, pour « le prix d’une tasse de café par jour ». Ces applications prétendent servir l’intérêt général et promettent de contribuer à protéger les enfants des dangers en ligne en proposant les fonctionnalités suivantes :
- Surveillance des applications de messagerie et des SMS ;
- Surveillance et enregistrement des appels, ainsi que visualisation des journaux d’appels et des journaux supprimés ;
- Suivi de la localisation ;
- Accès aux fichiers multimédias, tels que les images, les vidéos, les enregistrements audio ;
- Surveillance des réseaux sociaux ;
- Surveillance de la navigation sur le web et accès à l’historique de navigation, accès au microphone en arrière-plan pour enregistrer les bruits ou les conversations ;
- Contrôle à distance du smartphone et blocage de l’utilisation de sites web ou d’applications sur le téléphone ;
- Vérification de l’utilisation d’une application par le propriétaire de l’appareil.
Messages véhiculés par les stalkerwares afin de justifier leur utilisation :
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[*]La peur : nombre de ces applications ont recours à des stratégies alarmistes axées sur les menaces en ligne et hors ligne et sur ce qui pourrait arriver aux enfants, comme le cyberharcèlement, l’accès à des contenus inappropriés et les prédateurs. Elles utilisent des statistiques pour mettre en évidence les différentes menaces réelles ou émotionnelles auxquelles les enfants risquent d’être confrontés, et utilisent des arguments comme celui des individus mal intentionnés qui guettent les enfants dans des parcs déserts.
[*]L’appel à l’émotionnel : la plupart de ces applications tentent d’établir un lien avec le client potentiel en renforçant les sentiments d’anxiété et d’inquiétude qu’il ressent peut-être déjà.
[*]La promesse d’avantages : ces applications tentent de justifier leur utilisation en indiquant qu’elles peuvent contribuer à « garder les enfants sur la bonne voie ».
[*]Un sentiment d’appartenance à la majorité : les fournisseurs ont recours à des expressions qui...
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