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Le code de la grosse attaque par rançongiciel contre Kaseya a été mis au point pour éviter les ordinateurs qui utilisent la langue russe,
Selon de récents retours de firmes spécialistes en sécurité

Le , par Patrick Ruiz

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Le code informatique à l'origine de l'attaque massive de rançongiciel menée par le réseau de pirates Revil contre Kaseya a été mis au point de manière à ce que le logiciel malveillant évite les systèmes qui utilisent le russe ou des langues apparentées. C’est un dénominateur commun avec l’attaque par rançongiciel montée par le groupe Darkside contre Colonial Pipeline. La preuve ultime de ce que la plupart des rançongiciels proviennent de Russie ? Le questionnement intervient dans un contexte où l’OTAN envisage des ripostes par la voie militaire contre les cyberattaques.

Le rançongiciel Revil évite les systèmes dont les langues par défaut proviennent de ce qui était la région de l'URSS. Cela inclut le russe, l'ukrainien, le biélorusse, le tadjik, l'arménien, l'azerbaïdjanais, le géorgien, le kazakh, le kirghize, le turkmène, l'ouzbek, le tatar, le roumain, le russe moldave, le syriaque et l'arabe syriaque. En mai, l'expert en cybersécurité Brian Krebs notait que le ransomware de DarkSide, le groupe qui a attaqué Colonial Pipeline le même mois, contient de même une fonctionnalité pour éviter les ordinateurs qui utilisent la langue russe. En d’autres termes, la simple installation d'un clavier virtuel en langue russe sur un ordinateur fonctionnant sous Microsoft Windows est susceptible d’amener le logiciel malveillant à contourner une machine cible.

Colonial exploite le plus grand oléoduc de carburant des États-Unis et a dû interrompre toutes ses activités pendant plusieurs jours pour tenter de se remettre en marche, ce qui a entraîné des pénuries de gaz dans tout le pays. Grosso modo, le tableau de rançongiciels mis au point pour éviter les systèmes qui utilisent les langes de l’ex-URSS laisse penser que les groupes derrière ces attaques sont autorisés à opérer en toute impunité depuis la Russie et d'autres États de l'ex-Union soviétique, ce, à condition qu'ils concentrent leurs attaques sur les États-Unis et l'Occident.


Les dernières révélations sur le rançongiciel du groupe Revil interviennent au moment où les USA considèrent désormais les attaques par rançongiciels comme des actes de terrorisme. L’effort sera piloté par une force opérationnelle constituée de diverses composantes du Département de la justice des États-Unis : les bureaux des procureurs des USA, la section des crimes informatiques et de la propriété intellectuelle, la section du blanchiment d'argent et recouvrement des actifs, la division de la sécurité nationale et le FBI. Objectif : traiter les attaques aux rançongiciels avec la même priorité que les cas de terrorisme en leur appliquant pour la première fois le même modèle d’investigation.

Ce groupe de travail a la charge de l'élaboration d'une stratégie qui cible l'ensemble de l'écosystème criminel autour des rançongiciels. Ses prérogatives touchent en sus à la gestion des aspects prioritaires en lien avec les poursuites judiciaires, l'interruption des attaques en cours et la limitation des services qui soutiennent les attaques, tels que les forums en ligne qui font la promotion de la vente de rançongiciels ou les services d'hébergement qui facilitent les campagnes de diffusion des rançongiciels. Enfin, le but ultime de l’initiative est d’identifier les individus qui participent à des attaques informatiques.

L’organisation militaire de l’OTAN de son côté envisage de riposter par la voie militaire aux cyberattaques qu’elle classe comme des attaques armées. Le communiqué de l’Organisation y relatif dénote du sérieux avec lequel elle prend la multiplication des cyberattaques contre ses pays membres et leurs entreprises ou services publics : « Les cybermenaces pesant sur la sécurité de l’Alliance sont complexes, destructrices, coercitives et de plus en plus fréquentes. Cela a été illustré récemment par des incidents de type ransomware et d’autres cyberactivités malveillantes visant nos infrastructures critiques et nos institutions démocratiques, qui pourraient avoir des effets systémiques et causer des dommages importants. »

« Il appartient au Conseil de l’Atlantique Nord de décider au cas par cas à quel moment une cyberattaque peut conduire à l’invocation de l’article 5. Les Alliés reconnaissent que l’impact de cyberactivités cumulatives malveillantes importantes pourrait, dans certaines circonstances, être considéré comme équivalant à une attaque armée », ajoute-t-elle. L’Otan se dit prêt à envisager d’éventuelles réponses collectives, voire à imposer des coûts à ceux qui lui nuisent si nécessaire.

Sources : Trustwave, Communiqué OTAN

Et vous ?

Les rancongiciels qui évitent les systèmes qui utilisent les langues de l’ex-URSS sont-ils la preuve ultime qu’ils proviennent de Russie ?
Quel commentaire faites-vous du positionnement de l’OTAN ?

Voir aussi :

France : Les hackers de l'État russe ont ciblé les serveurs Centreon dans le cadre d'une campagne qui a duré des années, un rapport de l'ANSSI expose ces nouvelles attaques du groupe Sandworm

2021 sera l'année du "ransomware 2.0", avec des attaques de plus en plus agressives, une ingénierie sociale plus professionnelle et des malwares plus innovants, selon G DATA CyberDefense

Les pirates derrière la récente attaque de ransomware Colonial Pipeline ont reçu un total de 90 millions de dollars, en paiements de rançons bitcoin avant d'arrêter leurs activités

Une seconde ville de Floride décide de payer les hackers après une attaque de ransomware. En deux semaines la Floride a payé 1,1 million de dollars

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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 14/07/2021 à 11:50
Le gang des ransomwares REvil disparaît du Web après l'avertissement de Joe Biden,
ses sites Web ont été mis hors ligne mardi matin et personne ne sait exactement pourquoi

Les sites Web gérés par le gang de ransomware REvil sont soudainement devenus inaccessibles hier, suscitant de nombreuses spéculations sur le fait que le groupe avait été mis hors ligne. Ce réseau de cybercriminels lié à la Russie a perçu des dizaines de millions de dollars en rançons en échange de la restauration de systèmes informatiques qu'il a piratés. Ces dernières semaines, il a revendiqué la responsabilité d'une vaste épidémie de ransomware qui a touché entre 800 et 1 500 entreprises dans le monde. Cette disparition intervient dans un contexte de pression croissante entre les États-Unis et la Russie en matière de cybercriminalité. Bien que l'on ne sache pas encore pourquoi le groupe a disparu, certaines théories circulent sur ce qui a pu lui arriver. Les principales sont les suivantes : ils ont été piratés par un organisme d'application de la loi russe ; ils ont été piratés par un organisme d'application de la loi américain ; ils ont décidé d'entrer dans la clandestinité pour une raison inconnue.


Les sites Web et d'autres infrastructures appartenant à la bande cybercriminelle, qui opère- vraisemblablement depuis l'Europe de l'Est ou la Russie, ont disparu mardi, lorsque des observateurs attentifs du groupe ont constaté qu'ils ne pouvaient pas se connecter à la page Web de REvil répertoriant ses victimes. D'autres ont déclaré ne pas pouvoir se connecter aux sites que REvil utilise pour communiquer avec ses victimes et collecter les rançons. « Tous les sites de REvil sont hors service, y compris les sites de paiement et de fuite de données. Le représentant public du gang des ransomwares, est étrangement silencieux », a tweeté Lawrence Abrams, créateur du blog sur la sécurité informatique BleepingComputer.

Les raisons de la disparition de REvil n'ont pas été immédiatement élucidées, mais elle fait suite à une série de piratages très médiatisés par le groupe qui a pris le contrôle d'ordinateurs dans le monde entier. Elle intervient également après que le président Joe Biden a déclaré avoir averti son homologue russe Vladimir Poutine que des conséquences seraient à craindre si Moscou ne faisait pas face aux attaques de ransomware émanant de ses frontières. L'administration Biden considère de plus en plus les ransomwares comme une menace pour la sécurité nationale et économique, soulignant leur capacité à perturber les infrastructures critiques dont dépendent les Américains.

Les rançongiciels verrouillent un réseau informatique, volent et chiffrent des données jusqu'à ce que les victimes acceptent de payer une somme d'argent. Ceux qui refusent peuvent voir leurs informations divulguées en ligne. Ces dernières années, les gangs de rançongiciels se sont attaqués à des hôpitaux, des universités, des services de police, des administrations municipales et à un large éventail d'autres cibles.

Au cours du week-end du 4 juillet, les experts en cybersécurité ont déclaré que REvil était responsable d'une attaque contre Kaseya, une société de logiciels informatiques qui soutient indirectement d'innombrables petites entreprises, notamment des cabinets comptables, des restaurants et des cabinets dentaires. REvil a revendiqué l'attaque, exigeant une rançon de 70 millions de dollars pour libérer les machines touchées. Des responsables américains ont également déclaré que REvil était à l'origine de l'attaque contre JBS, l'une des plus grandes entreprises d'emballage de viande au monde. REvil a obtenu 11 millions de dollars de la part des victimes dans le cadre de ses activités, selon le site de suivi des paiements en cryptomonnaies Ransomwhere.

Les spéculations des experts en cybersécurité

La disparition soudaine du groupe a suscité de nombreuses spéculations sur ce qui a pu se passer. Les théories vont d'un arrêt planifié du système à une attaque gouvernementale coordonnée. Mais à ce stade, les experts en sont encore aux suppositions.

« Cette panne pourrait être une maintenance criminelle, un retrait planifié ou, plus probablement, le résultat d'une réponse offensive à l'entreprise criminelle – nous ne savons pas », a déclaré Steve Moore, stratège en chef de la sécurité à la société de cybersécurité Exabeam.

Dmitri Alperovitch, cofondateur de la société de cybersécurité CrowdStrike, a émis l'hypothèse que les gouvernements occidentaux pourraient faire pression sur les sociétés d'infrastructure Internet pour qu'elles ne répondent pas aux demandes des navigateurs Web concernant les sites de REvil.

Drew Schmitt, analyste principal des renseignements sur les menaces chez GuidePoint Security, a averti que si l'impossibilité de se connecter aux sites de REvil peut être un indicateur potentiel de l'implication des forces de l'ordre, elle ne le prouve pas de manière concluante. « La semaine dernière, le site de REvil a également été indisponible pendant un certain temps », a-t-il déclaré.

REvil fait partie des attaquants de ransomware les plus prolifiques, selon la société de cybersécurité CheckPoint. Rien qu'au cours des deux derniers mois, REvil a mené 15 attaques par semaine, a déclaré Ekram Ahmed, porte-parole de CheckPoint. Compte tenu de l'attention qu'il a suscitée, REvil a peut-être volontairement choisi de faire profil bas pendant un certain temps, a ajouté Ahmed. «Nous recommandons de ne pas tirer de conclusions immédiates, car il est encore tôt, mais REvil est, en effet, l'un des gangs de ransomware les plus impitoyables et créatifs que nous ayons jamais vus ».

Anne Neuberger, la plus haute responsable de la Maison Blanche en matière de cybercriminalité, voyageait avec Biden mardi, mais les raisons pour lesquelles elle accompagnait le président à Philadelphie n'étaient pas claires.

Pour le responsable d'une société de cybersécurité, la possibilité que quelqu'un – le gouvernement américain ou autre – ait mis le groupe hors ligne a suscité quelques inquiétudes. « S'il s'agissait d'une cyberoffensive organisée, j'espère que les dommages collatéraux ont été pris en compte », a déclaré Kurtis Minder, fondateur de la société de renseignement sur les menaces GroupSense.

Les criminels à la recherche de ransomwares et leurs victimes sont en quelque sorte codépendants, les mauvais acteurs détenant les clés des données chiffrées de leurs victimes. Si ces clés ont été perdues ou détruites lors d'une cyberattaque, « de nombreuses entreprises et personnes vont avoir du mal à s'en remettre », a-t-il déclaré.

Détruire un ou deux serveurs de cybercriminels n'est pas une mesure qui vaut la peine à long terme, a-t-il ajouté. « REvil est l'un des dizaines d'opérateurs majeurs de ransomware. Allons-nous les attaquer tous ? », a-t-il dit.

Source : Reuters

Et vous ?

À votre avis, la disparition soudaine du groupe Revil est-elle le fait d'un arrêt planifié du système ou alors d’une attaque gouvernementale coordonnée ?

Quelles peuvent être selon vous les répercutions d’une telle disparition ?

Voir aussi :

Les pirates informatiques obligent Joe Biden à adopter une position plus agressive à l'égard de la Russie suite au piratage du géant agroalimentaire JBS

Apple est la cible d'une attaque par ransomware de 50 millions de dollars de la part d'un groupe de pirates russes, qui affirme avoir piraté et volé des plans de nouveaux produits

Le fabricant d'ordinateurs Acer serait victime d'une attaque par rançongiciel, les cybercriminels réclament la somme record de 50 millions de dollars

Le code de la grosse attaque par rançongiciel contre Kaseya a été mis au point pour éviter les ordinateurs qui utilisent la langue russe, selon de récents retours de firmes spécialistes en sécurité
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Avatar de micka132
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 09/07/2021 à 9:48
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Les rancongiciels qui évitent les systèmes qui utilisent les langues de l’ex-URSS sont-ils la preuve ultime qu’ils proviennent de Russie ?
Probable? Oui!
Ultime ? Non !
Par contre s'il y a l'adresse des hackeurs dans le code source alors là ca serait imparable! Sérieusement, en quoi ca pourrait être l'ombre d'une preuve imparable quand n'importe qui depuis n'importe quel pays peut faire la même chose?
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Avatar de BleAcheD
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 09/07/2021 à 10:19
J'imagine que c'est pour éviter d'énerver oncle Vlad
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Avatar de ormond94470
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 14/07/2021 à 16:32
Ils ont pris l'argent et disparaissent, on les retrouvera peut être sous un autre nom, entre le challenge et l'argent facile c'est dur de décrocher.
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Avatar de Arya Nawel
Membre averti https://www.developpez.com
Le 14/07/2021 à 12:11
En bref : nous ne savons pas, nous ne savons pas, nous ne savons pas. Comme pour beaucoup d'autres choses dans le monde de la cybercriminalité, il n'y a tout simplement pas assez d'informations disponibles publiquement pour comprendre pourquoi cet événement s'est produit. Cependant, si REvil a été piraté par une entité chargée de l'application de la loi, quelque chose me dit que nous aurons une mise à jour de la situation assez rapidement.
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