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Le nouveau gouvernement allemand promet de prendre en charge le chiffrement de bout en bout et de rejeter les portes dérobées

Le , par Stéphane le calme

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Le prochain gouvernement allemand entend se prononcer plus fermement en faveur du chiffrement de bout en bout et contre l'introduction de portes dérobées, a déclaré l'expert en politique numérique des sociaux-démocrates (en allemand : Sozialdemokratische Partei Deutschlands, abrégé en SPD) qui a co-négocié le chapitre de l'accord de coalition sur la numérisation.

Depuis des années, le chiffrement est au cœur des débats politiques de nombreux pays. Aux États-Unis, ce débat a été alimenté par des épisodes comme le bras de fer opposant le FBI à Apple sur l’affaire San Bernardino. En Russie, les autorités ont mis en place un cadre juridique dans lequel les entreprises technologiques seraient contraintes d’ajouter des portes dérobées sur le chiffrement de leurs services. En France, les parlementaires et ministres ont déjà envisagé de modifier la législation en vigueur, notamment pour rendre obligatoires les portes dérobées. Quel que soit le pays, le leitmotiv évoqué reste le même : renforcer les mesures antiterroristes, aussi bien dans la prévention que pour le bon déroulement des enquêtes.

Cette fois-ci, pour lutter contre la maltraitance des enfants, des discussions sont actuellement en cours au niveau de l'UE pour affaiblir le chiffrement et introduire des «*portes dérobées*», qui sont le plus souvent utilisées pour sécuriser l'accès à distance à un ordinateur. Les services de messagerie comme WhatsApp ou Telegram, jusqu'à présent protégés par un chiffrement de bout en bout, pourraient ainsi être fouillés à la recherche de contenus pédopornographiques.

Contexte sur la scène européenne

En 2015, le Gouvernement allemand d'Angela Merkel a signé une charte contenant des plans pour devenir le « site de cryptage numéro un ». Cependant, peu de temps après la signature de cette charte, le Gouvernement allemand dirigé par le parti conservateur CDU a changé de cap et s'est aligné sur les autres nations européennes pour demander un « accès légal aux données chiffrées ». Au niveau national, le Gouvernement a dû faire face à une forte opposition, y compris au Parlement.

En août 2017, le ministre français de l’Intérieur et son homologue allemand ont présenté une initiative franco-allemande sur la sécurité intérieure en Europe, dans le but de renforcer la lutte contre le terrorisme. La question du chiffrement était l’une des plus importantes, alors que les deux ministres ont appelé à prendre des mesures contre la généralisation du chiffrement des communications, de sorte qu’elle ne fasse pas obstacle au bon déroulement des enquêtes judiciaires.

Dans leur déclaration conjointe, ils invitent implicitement Bruxelles à trouver des moyens de contourner le chiffrement des communications par voie électronique lors des enquêtes judiciaires et administratives, « tout en garantissant la fiabilité des systèmes hautement sécurisés ».

« La lutte contre le terrorisme requiert de donner les moyens juridiques aux autorités européennes afin de tenir compte de la généralisation du chiffrement des communications par voie électronique lors d'enquêtes judiciaires et administratives », avaient-ils écrit dans un document adressé à Bruxelles. « La Commission européenne doit veiller à ce que des travaux juridiques et techniques soient menés dès maintenant pour étudier la possibilité de définir de nouvelles règles à la charge des prestataires de services de communication par voie électronique tout en garantissant la fiabilité des systèmes hautement sécurisés », ajoutent-ils.

En 2018, le FDP (le Parti libéral-démocrate), a appelé à un « droit au chiffrement ». Le groupe parlementaire FDP a demandé au gouvernement allemand de soutenir le droit au chiffrement. Un tel droit permettrait d'accroître « l'acceptation et l'utilisation généralisée des technologies de chiffrement au sein de la population, de l'économie et des institutions publiques. Le même droit qui est nécessaire dans le monde analogique est également nécessaire dans le monde numérique. »

Au lieu de cela, le gouvernement allemand s'est aligné avec plusieurs autres nations pour lancer l'idée d'une rétrocession du chiffrement via le Conseil européen. Le plan était de faire passer cette idée au niveau européen également en raison de la forte opposition civile et politique au niveau national.

Le précédent gouvernement allemand, qui était dirigé par des conservateurs, s'est joint à d'autres nations européennes pour demander un « accès légal aux données chiffrées. » En 2020, le Conseil européen dirigé par l'Allemagne a approuvé une résolution intitulée « La sécurité par le chiffrement et la sécurité malgré le chiffrement. » La résolution ne proscrit pas le chiffrement, mais soutient l'utilisation de portes dérobées à des fins d'application de la loi.


La direction allemande

Selon Jens Zimmermann, les négociations de la coalition allemande avaient indiqué « assez clairement » que le nouveau gouvernement des sociaux-démocrates (SPD), des Verts et du parti libéral-démocrate (en allemand : Freie Demokratische...
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https://www.developpez.com
Le 21/12/2021 à 10:50
Je crée une faille. J'en fais une loi. Ainsi, je suis sûr de voir mon voisin m'espionner en toute tranquillité.

Je me demande comment nous faisions avant internet.
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