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Un système de vérification de l'âge en ligne pourrait être une source de données personnelles et d'habitudes de visionnage de pornographie,
Selon des groupes de défense de la vie privée

Le , par Bruno

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En Australie, la commissaire à la cybersécurité, Julie Inman Grant, élabore une « feuille de route » sur la sécurité en ligne. Elle décrit un moyen d'empêcher les mineurs d'accéder à des contenus pour adultes en s'assurant que les sites hôtes ont vérifié l'âge des utilisateurs. Le système de vérification de l'âge en ligne, nécessitant l'utilisation d'une pièce d'identité serait « invasive et risquée », selon des groupes de défense de la vie privée.

Toutefois, de l’avis de certains analystes, plus les groupes de défense de la vie privée exigent que « quelque chose soit fait pour protéger le citoyen », plus les Big Tech mettent en place des moyens pour suivre les internautes de les monétiser.


À la suite des violations de données d'Optus et de Medibank, les groupes de défense des droits numériques ont demandé instamment au gouvernement fédéral d'exclure l'exigence de documents d'identification dans le cadre de tout système de vérification de l'âge en ligne, avertissant que cela pourrait créer une grande source d'informations personnelles sur les internautes et de leurs préférences en matière de pornographie.

Le rapport du commissaire devait initialement être remis au gouvernement en décembre, mais l'échéance a été reportée en mars de l'année prochaine. Les parties prenantes ont été informées du retard dans la remise du rapport la semaine dernière.

Diverses options de vérification de l'âge ont été proposées au cours de l'élaboration de la feuille de route, notamment le recours à des sociétés tierces, la vérification de l'âge sur des sites individuels à l'aide de documents d'identité ou de contrôles de cartes de crédit, et le recours à des fournisseurs de services internet ou à des opérateurs de téléphonie mobile pour vérifier l'âge des utilisateurs.

Les groupes de défense des droits numériques affirment que presque toutes les approches de la vérification de l'âge comporteront un certain niveau de risque pour la vie privée et la sécurité. « Après les brèches d'Optus et de Medibank, des millions de personnes sont maintenant très conscientes des dangers de la collecte et du stockage de grandes quantités d'informations personnelles », a déclaré Samantha Floreani, responsable de programme à Digital Rights Watch.

« La vérification de l'âge est une combinaison terrible d'invasivité et de risque, tout en étant inefficace pour l'objectif qu'elle est censée atteindre. Les méthodes qui sont moins invasives pour la vie privée sont facilement contournées par les enfants férus de technologie, et celles qui sont plus susceptibles de fonctionner pour limiter l'accès à la pornographie créent des risques massifs et disproportionnés pour la vie privée et la sécurité numérique. »

Le président d'Electronic Frontiers Australia, Justin Warren, a déclaré que l'EFA avait depuis longtemps mis en garde contre les risques d'une telle politique en matière de confidentialité et de sécurité. « Un gouvernement qui prétend s'intéresser aux politiques fondées sur des preuves devrait écouter et suivre nos conseils. Le fait de ne pas le faire suggère que les motivations pour une surveillance et un contrôle accrus sont idéologiques », a-t-il déclaré.

Un porte-parole de la ministre des communications, Michelle Rowland, a déclaré que le gouvernement Albanese « est favorable à l'idée de restreindre l'accès des enfants australiens à la pornographie en ligne », mais que les questions relatives à la feuille de route devaient être adressées au commissaire à la cybersécurité. « Le commissaire à la sécurité en ligne est en train de faire avancer un travail complexe avec un large éventail de points de vue divergents des parties prenantes et de questions, y compris la vie privée et la sécurité », a déclaré le porte-parole.

Un porte-parole du commissaire à la cybersécurité a déclaré que les questions de vie privée et de cybersécurité étaient des considérations importantes dans l'élaboration de la feuille de route et qu'elles avaient été largement explorées dans le cadre du processus de consultation.

D'autres groupes ont demandé une interdiction effective de la pornographie en ligne. Le groupe anti-pornographie Collective Shout a demandé que toute la pornographie soit traitée selon la même classification que les documents relatifs à l'abus sexuel d'enfants ou au terrorisme, qui devraient être retirés ou bloqués en Australie.

Certaines entreprises ont déjà commencé à mettre en place des procédures de vérification de l'âge. Google, par exemple, estime depuis mars l'âge d'une personne à partir des informations recueillies sur ce compte, comme l'historique de ses recherches. Si, en fin de compte, l'entreprise a besoin de voir des documents d'identité, Google a déclaré qu'elle supprime ces documents après vérification.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Croyez-vous que les Big Tech trouvent un moyen de se faire payer par la monétisation des Informations personnels des internautes ?

Voir aussi :

Une députée propose de faire de la protection des mineurs contre le porno la « grande cause nationale 2020 », son projet de loi pourrait bénéficier du soutien extraordinaire du gouvernemen

La 5G n'est qu'une « technologie qui sert à regarder du porno dans l'ascenseur en HD », selon Éric Piolle, maire de Grenoble

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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/11/2022 à 11:58
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Croyez-vous que les Big Tech trouvent un moyen de se faire payer par la monétisation des Informations personnels des internautes ?
Les Big Techs fournissent ces infos au gouvernement US. On s'en doutait déjà il y a longtemps mais on en beaucoup entendu parler lors de l'affaire Snowden et aussi de Wikileaks.

Quant à savoir si elles se font payer par d'autres boîtes, on peut voir les choses sous un autre angle: certaines banques ainsi que les groupes de paiements/cartes bancaires, proposent des services d'information sur les clients (payants) aux magasins, comme les habitudes de consommation, etc. Les magasins n'ont en principe pas accès directement à l'association client/habitudes, mais les banques les ont. (pourquoi pensez-vous que de plus en plus de magasins proposent de faire des cartes de membre, avec des réductions?).

Ici, dans l'article, on parle d'informations très personnelles qui peuvent potentiellement permettre de faire du chantage, de l'extorsion, etc.
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Avatar de TotoParis
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/11/2022 à 20:43
Le risque est de voir ces informations piratées et revendues sur le DarkNet.
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Avatar de Fagus
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 02/11/2022 à 21:47
Quel est votre avis sur le sujet ?
Les gouvernements devraient recruter des écrivains, car ils n'ont aucune imagination. Instaurer un régime de surveillance au prétexte de protéger les enfants, ça sent un peu le réchauffé.
Ils viennent juste de faire le coup avec le chiffrement et la pédopornographie.
Encore un coup et les gens risque de capter le schéma...

Sinon, ça coûterait moins cher de fournir du contrôle parental par défaut aux parents, clés en mains, quitte à eux de s'en servir ou pas.
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Avatar de mith06
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/11/2022 à 10:08
Ils viennent juste de faire le coup avec le chiffrement et la pédopornographie.
Encore un coup et les gens risque de capter le schéma...
La totalité des personnes avec qui j'ai discuté sur le sujet, sont d'accord ou non choqué sur le fait qu'il y ai une analyse systématique de tes e-mail à la recherche de contenu pédopornographique.

Le schéma et très bien capté et tous le monde s'en b****e.

A ma grande tristesse les gens (mon entourage) ne sont pas intéressés par la sauvegarde de la vie privée...
Ils préfèrent échanger de la liberté contre de la pseudo sécurité...
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Avatar de HaryRoseAndMac
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/11/2022 à 0:53
Je trouve ça scandaleux.

Non seulement, c'est habituer les jeunes à trouver normal de se faire fliquer et de dire à un état ce qu'il aime/n'aime pas, ce qu'il regarde, ...
Mais en plus, c'est une violation pure et simple des libertés individuelles.

Je comprends l'argument qui consiste à vouloir empêcher un enfant de regarder ce type de contenu, mais cela est avant tout, de la responsabilité parentale.
Si l'état se substitue aux parents comme c'est entrain de le devenir, c'est un pas de plus vers EQUILIBRIUM.

Ca devient vraiment malsain, sous le couvert de prétendre l'inverse.
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Avatar de HaryRoseAndMac
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/11/2022 à 10:29
Citation Envoyé par mith06 Voir le message
Ils préfèrent échanger de la liberté contre de la pseudo sécurité...
C'est ce qu'on appel des idiots.
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