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7 mois dans un camp de travail pour escrocs en ligne permettent de révéler comment des bandits s'appuient sur des applications informatiques
Pour extirper de l'argent à des internautes

Le , par Patrick Ruiz

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Les 7 mois passés de force par Lu dans un camp de travail pour escrocs en ligne ont permis de révéler comment des bandits s’appuient sur des applications informatiques pour extirper de l’argent à des internautes. L’appât : une promesse de gros retour sur investissement dans le trading de cryptomonnaies présentée au travers d’une interface graphique montée dans le seul but d’inciter la victime à transférer des fonds et ce, sans suite. Le tableau s’inscrit dans celui plus englobant de la traite des êtres humains amenés contre leur gré à participer à des arnaques en ligne.

L'organisation criminelle avait pour cible principale des femmes de langue chinoise âgées de 30 à 50 ans et de préférence mariées. Une équipe était chargée d'acheter des données personnelles en masse et d'identifier les victimes potentielles. Une autre équipe envoyait des demandes d'amis et des messages non sollicités à ces cibles sur WeChat.

Les arnaqueurs suivaient ensuite un scénario préétabli, selon Lu. Primo : Le groupe crée de faux personnages en ligne, comme celui baptisé Yan Jinhua, censé être un riche homme d'affaires, veuf et père de jeunes enfants. Pour y parvenir, le groupe se sert d’informations de tiers disponibles en ligne. Dans le cas d’espèce, le personnage fictif était associé à des photos d’un influenceur taiwanais.



Les escrocs envoient ensuite des centaines de demandes d'amis, en se faisant passer pour une connaissance. Les rapports relatifs à ce cas font état de ce qu’environ une demande sur dix dans le genre reçoit une réponse.



Les escrocs s'efforcent par la suite d'établir une relation, souvent romantique, avec la cible, en échangeant des milliers de messages sur une période d'environ deux semaines afin d'instaurer un climat de confiance et d'intimité.



Le personnage fictif décrit ensuite comment il a gagné de l'argent en investissant dans les cryptomonnaies et affirme qu'il peut montrer à la cible comment faire de même.



Il demande ensuite à la cible d'investir une petite somme dans une fausse application d'investissement et de suivre ses conseils de trading pour pouvoir effectuer un retour sur investissement de 10 % retirable le lendemain.



Lu Yan pousse la cible à investir davantage et même à emprunter de l'argent si nécessaire pendant que le faux compte affiche des graphiques de croissance du portefeuille de la victime.


Lorsque la cible décide de retirer la totalité ou une grande partie des fonds inexistants, l'application affiche alors des messages d'erreur. Finalement, l'application cesse de fonctionner. « Lu Yan » disparaît, ainsi que l'argent de la victime.

Le groupe de cyberarnaqueurs ciblait les femmes mariées parce qu'elles étaient susceptibles de se donner beaucoup de mal pour éviter de demander de l'aide à leur famille ou de signaler la fraude à la police, de peur d'être accusées d'infidélité, selon Lu. Sur 5 mois, le groupe a soutiré plus de 4,4 millions de dollars à 214 victimes, selon les dossiers conservés pas Lu qui travaillait comme comptable.

Ces dossiers comprenaient en sus les numéros de téléphones de certaines des victimes. Le Times a appelé plus d'une douzaine de femmes qui avaient été escroquées par le groupe. Une femme qui a parlé sous le couvert de l'anonymat a déclaré avoir perdu plus de 15 000 dollars en novembre de l'année dernière. Une autre femme, qui n'a souhaité être identifiée que par son prénom, Yi, a déclaré avoir été escroquée de 35 000 dollars en août dernier, y compris de l'argent qu'elle avait emprunté et qu'elle essayait toujours de rembourser.

Lu était victime de traite des êtres humains amenés contre leur gré à participer à des arnaques en ligne


Interpol a révélé que l’exploitation humaine pour alimenter les centres d’appels frauduleux s’étend au-delà de l’Asie du Sud-Est, où ce crime était auparavant isolé. Les victimes de la traite des êtres humains pour fraude en ligne sont souvent attirées dans des pays par de fausses offres d’emploi, mais sont ensuite forcées de travailler dans des centres d’appels d’escroquerie, promouvant des investissements en cryptomonnaies, ainsi que des arnaques liées au travail à domicile, aux loteries, aux romances et aux jeux en ligne.

Le Cambodge, le Laos et le Myanmar sont généralement des foyers de ce type de criminalité depuis 2021, date à laquelle Interpol l’a repéré pour la première fois. La dernière opération de cinq mois a révélé que des victimes de Malaisie étaient victimes de trafic pour travailler dans des centres d'appels péruviens et que des victimes ougandaises étaient envoyées à Dubaï pour la même raison, pour ensuite être détournées vers la Thaïlande, puis vers le Myanmar.

La police de Telangana, en Inde, a récemment enregistré son premier cas de traite d'êtres humains à des fins de cyberfraude. Un comptable a été attiré en Asie du Sud-Est pour travailler sur une opération de cyberfraude avant d'être finalement...
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Avatar de escartefigue
Modérateur https://www.developpez.com
Le 20/12/2023 à 9:02
Les "amis en ligne", "influenceurs" et autres fantômes du web sont ce qu'on a inventé de mieux pour les gogos qui en redemandent.
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Avatar de JP CASSOU
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 18/04/2024 à 9:12
Un zonage géographique de l'internet s'impose maintenant
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