Le FBI vient d’annoncer qu'il a eu accès au téléphone utilisé, selon lui, par Thomas Matthew Crooks, l'homme qui a tiré sur l'ancien président américain Donald Trump et l'a blessé le 13 juillet lors d'une apparente tentative d'assassinat ratée. La nouvelle tombe deux jours seulement après la tentative d’assassinat. Ceci suggère qu’il est de plus en plus facile pour les flics de pénétrer dans nos téléphones, si nécessaire.Le Bureau n'a pas expliqué comment il est parvenu à pénétrer dans le téléphone portable. On sait néanmoins qu'il a déjà acquis des capacités qui lui permettent d'accéder à des appareils verrouillés - et même de visualiser du contenu chiffré - malgré l'utilisation de mots de passe et/ou d'une authentification biométrique. Les fournisseurs de services vendent des outils de piratage de téléphone qui sont largement utilisés par les services de police américains.
Le contenu du téléphone de Crooks devrait contenir des informations permettant de comprendre les motivations du jeune républicain de 20 ans, et éventuellement des renseignements permettant aux autorités de déterminer s'il a agi seul ou s'il a communiqué avec d'autres personnes susceptibles d'avoir planifié d'autres actes de violence.
Crooks a semé le chaos en ouvrant le feu sur Donald Trump depuis un toit voisin lors d'un meeting électoral en plein air en Pennsylvanie, laissant l'ancien président avec une oreille ensanglantée. Le tireur a été tué par un sniper des services secrets américains quelques secondes plus tard.
The FBI have managed to access the shooter's phone, as they continue to investigate the motive behind the attack that left an audience member dead.@richardgaisford is in Pennsylvania outside the house of the gunman, Thomas Matthew Crooks. pic.twitter.com/hn7LBOBEp6
— Good Morning Britain (@GMB) July 16, 2024
Le FBI se sert d’outils comme ceux mis à disposition par la société Cellebrite et dont sont aussi dotés les commissariats de France
Cellebrite est une société israélienne qui fabrique des dispositifs d’extraction, de transfert et d’analyse de données pour les smartphones et autres appareils mobiles, et qui collabore avec les forces de l'ordre. Avec sa technologie UFED (Universal forensic extraction device) dont la spécialité est l’extraction des données cachées dans un dispositif mobile (téléphone, tablette, GPS) aussi bien dans le cadre d’enquête policière que dans d’autres services d’investigation, l'entreprise, filiale du japonais Sun Corporation, a fait beaucoup parler d'elle notamment dans l'affaire opposant Apple au FBI.
En effet, en février 2016, le FBI avait demandé les services d'Apple pour déverrouiller le smartphone de l'auteur de l'attentat de San Bernardino pour les besoins de son enquête. S'en est suivi un long bras de fer entre les deux entités et en mars 2016, le FBI a fait savoir qu'il n'avait plus besoin de l'aide d'Apple puisqu'une tierce partie (notamment Cellebrite) avait réussi à le faire.
Concernant sa technologie UFED Ultimate, l'entreprise explique sur son site Web que :
« Les verrouillages et chiffrements complexes, les contenus supprimés ou non reconnus sont autant d’obstacles à l’analyse des données stockées sur les terminaux ou sur les réseaux sociaux. Des obstacles qui peuvent vous faire passer à côté d’éléments de preuve importants. Pour que vos enquêtes aboutissent, vos équipes ont besoin d’outils fiables et efficaces qui leur permettront d’analyser les données stockées sur les terminaux mobiles ou dans le cloud et ainsi disposer rapidement d’informations pertinentes.
« UFED Ultimate vos propose les meilleures possibilités d’extraction de données depuis les terminaux mobiles du marché et des fonctionnalités inédites pour extraire et décoder tout type de données. Profitez de méthodes d’extraction logique et de système de fichiers innovantes, accédez aux éléments de preuves les plus importants et partagez facilement les résultats de vos recherches avec votre équipe d’investigation. Avec UFED...
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