De hauts responsables de l'administration Trump ont inclus par erreur un journaliste dans une discussion sur Signal concernant le bombardement de sites des Houthis du Yémen. À la suite de l'incident, le Pentagone a averti qu'une faille de sécurité a été identifiée dans l'application Signal et qu'elle est la cible de pirates informatiques russes qui utilisent la fonction « appareils liés » pour espionner les conversations chiffrées. Un porte-parole de Signal a déclaré que cet avis ne concerne pas le niveau de sécurité de l'application, mais une opération d'usurpation d'identité. La présidente de Signal a décrit l'application comme « l'étalon-or des communications privées ».L'administration Trump vivement critiquée après la fuite d'informations sensibles
L'administration Trump est sous le feu des critiques après la fuite d'informations ultraconfidentielles sur la sécurité nationale. De hauts responsables ont inclus par erreur le rédacteur en chef du média The Atlantic, Jeffrey Goldberg, dans leur groupe de discussion sur l'application de messagerie chiffrée Signal. À un moment donné, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a partagé des détails opérationnels sur des frappes aériennes américaines à venir au Yémen.
Le journaliste Jeffrey Goldberg n'est pas une taupe intégrée qui aurait soigneusement échappé à la détection. Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Waltz, a envoyé une invitation à Jeffrey Goldberg le 11 mars. Ce dernier a confié avoir écouté la discussion pendant deux jours. Apparemment, aucun des responsables de la sécurité nationale des États-Unis ni leurs collaborateurs ne l'ont remarqué. Cet incident enflamme la toile aux États-Unis.
Re: the Signal chat and The Atlantic article.
— Cynical Publius (@CynicalPublius) March 24, 2025
The minute I read the chat my very first thought was that Goldberg was specifically and deliberately included so that he would leak what he saw to the public. The idea was to let Europe know just how unhappy American leadership is… pic.twitter.com/Ex2aQOhXS2
La Maison Blanche a confirmé l'authenticité de la conversation incluant Jeffrey Goldberg et a indiqué enquêter sur la manière dont le numéro du journaliste a été ajouté par erreur. Cet événement a suscité des critiques concernant la gestion des informations sensibles par l'administration américaine.
L'incident a suscité de nombreuses questions sur les pratiques de l'administration Trump en matière de sécurité. « Pourquoi les hauts responsables de la sécurité nationale utilisent-ils l'application de messagerie chiffrée d'une société privée plutôt que des communications contrôlées par le gouvernement américain, protégées par la NSA et conservées comme l'exige la loi sur les archives fédérales ? », s'interroge Nicholas Grossman, rédacteur en chef d'Arc Digital.
Nicholas Grossman est professeur de sciences politiques à l'université de l'Illinois. « C'est pour éviter ce genre de problèmes que les procédures éprouvées existent », a-t-il ajouté. Dans l'armée, l'envoi de données classifiées sur des canaux non sécurisés peut mettre fin à la carrière d'un officier militaire.
Par la suite, le Pentagone a publié un avis qui met en garde contre l'utilisation de Signal, même pour des informations non classifiées. Il indique que l'application est la cible de pirates informatiques russes. Mais le mémo est perçu comme une tentative désespérée d'éteindre l'incendie provoqué par la fuite.
Le Pentagone critiqué pour n'avoir pas observé les procédures de communication
« Une vulnérabilité a été identifiée dans l'application Signal Messenger. Des groupes de pirates professionnels russes utilisent la fonction "appareils liés" pour...
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