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Capgemini a annoncé la vente de sa filiale américaine, sous pression pour expliquer un contrat signé avec l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE)

Le , par Alex

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Capgemini a annoncé la vente de sa filiale américaine Capgemini Government Solutions, sous pression pour expliquer un contrat signé avec l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE)

Capgemini a annoncé la vente de sa filiale américaine Capgemini Government Solutions. Selon un rapport, l'entreprise technologique française a récemment subi des pressions pour expliquer un contrat signé avec l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE), alors que les critiques à l'encontre de cette agence se multiplient. L'ICE est au centre des critiques depuis plusieurs semaines de manifestations contre la politique d'immigration répressive du président américain Donald Trump.

Capgemini est une entreprise de services du numérique française (ESN) créée par Serge Kampf en 1967 à Grenoble, sous le nom de Sogeti. Basée à Paris, la société fait partie du CAC 40 à la Bourse de Paris. Le groupe définit ses métiers en 4 grandes catégories : le conseil en stratégie et transformation, les services applicatifs, les services de technologie et d'ingénierie, les autres services d'infogérance.

En janvier 2026, un rapport révèle que Capgemini fournit des services d'assistance informatique à l'ICE, aux États-Unis depuis 2010. En novembre 2025 la société aurait conclu un nouveau contrat ayant pour objet la localisation des migrants. Le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (United States Immigration and Customs Enforcement, ICE) est une agence fédérale relevant du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (United States Department of Homeland Security). Sa mission principale est de lutter contre la criminalité transnationale et l’immigration irrégulière.

Mais l'ICE fait l'objet de nombreuses controverses au cours de son existence, avec une intensification des critiques durant les première et seconde présidences de Donald Trump. À la suite de l'adoption de la loi One Big Beautiful Bill Act en juillet 2025, l’ICE devient l'agence fédérale la mieux financée de l'histoire des États-Unis. L'agence provoque plusieurs mouvements de protestation en raison de sa violence et de violations de la loi, notamment en juin 2025 à Los Angeles et après la mort de Renée Good le 7 janvier 2026 et celle d'Alex Pretti le 24 janvier 2026.

Récemment, Capgemini a annoncé la vente de sa filiale américaine Capgemini Government Solutions. Selon un rapport, l'entreprise technologique française a récemment subi des pressions pour expliquer un contrat signé avec l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE), alors que les critiques à l'encontre de cette agence se multiplient. L'ICE est au centre des critiques depuis plusieurs semaines de manifestations contre la politique d'immigration répressive du président américain Donald Trump.


Dans un communiqué officiel, Capgemini a déclaré que les « contraintes légales imposées » dans le cadre des contrats avec les agences fédérales « ne permettaient pas au groupe d'exercer un contrôle approprié sur certains aspects des activités de cette filiale ». Voici l'intégralité de la déclaration : « Capgemini a estimé que les contraintes juridiques habituelles imposées aux États-Unis pour la passation de contrats avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au groupe d'exercer un contrôle approprié sur certains aspects des activités de cette filiale afin de garantir leur conformité avec les objectifs du groupe. »

Selon le rapport, Capgemini a subi des pressions en France après avoir révélé qu'une de ses filiales américaines avait signé un contrat avec l'ICE américaine pour fournir des services liés au suivi et à l'expulsion des migrants. Ce contrat a suscité des questions de la part des ministres et des législateurs français, qui exigent une plus grande transparence et des garanties que l'accord ne viole pas les normes en matière de droits de l'homme.

Selon les informations publiées par le site web Observatoire des Multinationales, Capgemini Group Solutions (CGS), une filiale américaine de la société française de services informatiques, a conclu un contrat de 4,8 millions de dollars avec le bureau de l'ICE chargé de la détention et des expulsions. L'accord porte sur des « services d'enquête et de vérification des antécédents personnels » et comprend la fourniture de « services de filature pour les opérations d'exécution et d'expulsion ».

La filature est une méthode utilisée pour localiser des personnes en analysant des données telles que les adresses, les numéros de téléphone et d'autres informations personnelles. Le contrat stipule que CGS pourrait recevoir des primes basées sur les performances pouvant atteindre 365 millions de dollars pour « avoir réussi à identifier et à localiser des étrangers ». Ces incitations ont suscité de vives critiques en France, où les responsables politiques affirment que de tels accords soulèvent des questions éthiques.


Cette annonce intervient alors que le géant français des services informatiques Capgemini a récemment annoncé un plan de réduction d’effectifs pouvant toucher jusqu’à 2 400 salariés en France. La direction justifie cette décision par la nécessité d’embrasser l’intelligence artificielle (IA) et les nouvelles technologies pour rester compétitif. Annoncé le 20 janvier 2026, ce plan reposerait sur le volontariat : il combinerait des reclassements internes vers de nouveaux rôles et des départs volontaires accompagnés par un dispositif de rupture conventionnelle collective. Autrement dit, l’entreprise chercherait à éviter des licenciements secs en incitant les salariés concernés soit à changer de métier en interne, soit à quitter l’entreprise avec un accord négocié.

L’annonce a été un choc dans le secteur. Certes, depuis plusieurs mois, les plans sociaux se multiplient chez les géants technologiques mondiaux avec en toile de fond l’IA et la « rationalisation des coûts ». Mais voir un leader français comme Capgemini emboîter le pas et brandir l’argument de l’IA donne à cette décision une portée symbolique inédite. Cette explication suscite un vif débat dans le secteur numérique : l’IA est-elle réellement le facteur déterminant de ces suppressions d’emplois ou sert-elle de paravent à d’autres motivations ?

Source : Capgemini

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