
La décision de l’entreprise australienne découle de ce qu’elle estime que « les nations occidentales ont la responsabilité d’agir. » Motif supplémentaire : son directeur d’exploitation est ukrainien donc affecté au premier rang par l’opération militaire russe en Ukraine.
La décision fait suite à une sortie de l’Office allemand de la sécurité informatique qui met en garde contre l’utilisation de l’antivirus Kaspersky en raison de la menace cybernétique que représente la Russie. En effet, Kaspersky est pointé du doigt comme offrant ses services de protection de la cybersécurité à l'infrastructure informatique de l'État russe, ce qui fait jette des doutes sur la neutralité de l’entreprise vis-à-vis du gouvernement russe.
Comme l'explique l'Office allemand de la sécurité informatique, les logiciels antivirus disposent en général de privilèges de haut niveau sur les systèmes Windows et maintiennent une connexion permanente, chiffrée et non vérifiable avec les serveurs du fournisseur pour des mises à jour constantes des définitions de virus.
En outre, comme la protection en temps réel de presque tous les fournisseurs d'antivirus peut télécharger des fichiers suspects vers des serveurs distants pour une analyse plus approfondie, on peut craindre que les développeurs d'antivirus utilisent leurs logiciels pour exfiltrer des fichiers sensibles.
Si l’on a le devoir d’accorder à Kaspersky le bénéfice du doute sur le fait que l’entreprise soit digne de confiance et respectueuse de l'éthique, il n'en reste pas moins qu'elle doit se conformer aux lois et règlements russes, notamment en autorisant les agents de l'État à accéder aux bases de données des entreprises privées. C’est pour ces raisons que l’Office allemand de la sécurité informatique suggère que Kaspersky pourrait être contraint d'aider les forces de renseignement russes à mener des cyberattaques ou à faire de l'espionnage.
En parallèle, le départ des entreprises technologiques de la Russie se poursuit. Avast a annoncé, le 15 mars 2022, la suspension de ses activités en Russie ainsi qu’en Biélorussie. La société slovaque de solutions de sécurité informatique ESET n’est pas en reste. Elle fait partie de celles qui ont déjà passé l’annonce de l’arrêt de leurs activités en Russie.
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