IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les gouvernements demandent une réglementation sur les logiciels espions lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies,
Initiée par les États-Unis et soutenue par 15 autres pays

Le , par Bruno

203PARTAGES

12  0 
Le 16 janvier 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni pour la première fois pour discuter des dangers liés aux logiciels espions commerciaux, également appelés logiciels espions gouvernementaux ou mercenaires. Initiée par les États-Unis et soutenue par 15 autres pays, la réunion visait à aborder les implications de la prolifération de ces technologies pour la paix et la sécurité internationales. Bien qu’aucune décision concrète n’ait été prise, un consensus a émergé parmi les participants pour plaider en faveur de mesures de contrôle sur leur utilisation. Les États-Unis ont intensifié leurs efforts contre cette prolifération en sanctionnant certains fabricants de logiciels espions.

Toutefois, la Russie et la Chine ont rejeté les préoccupations soulevées, mettant en avant des enjeux liés à la surveillance étatique et la prolifération des cyberarmes nationales. La réunion a aussi été marquée par les témoignages de chercheurs et de représentants de pays européens ayant vécu des scandales liés à l’utilisation de logiciels espions. La France, la Pologne, la Grèce et d’autres pays ont évoqué des législations locales pour limiter ces pratiques, tandis que la Russie et la Chine ont critiqué l’hypocrisie de la communauté internationale, notamment des États-Unis, dans cette affaire.



Le Conseil de sécurité des Nations unies a ouvert un débat essentiel sur les logiciels espions commerciaux, une question de plus en plus préoccupante pour la sécurité internationale et les droits de l'homme. Si la réunion n’a débouché sur aucune solution concrète, elle a cependant permis de soulever des problématiques cruciales, notamment la prolifération rapide de ces technologies et leurs abus par des acteurs étatiques ou privés. Le constat est inquiétant : des entreprises spécialisées dans les logiciels espions opèrent dans un cadre opaque, menaçant non seulement la sécurité des États mais aussi la vie privée des citoyens.

Cette discussion, bien que tardive, souligne la nécessité d'une régulation internationale, mais elle met aussi en lumière les fractures géopolitiques sur ce sujet, avec des acteurs comme la Russie et la Chine qui remettent en question la légitimité même de la discussion, tout en pointant les contradictions des États-Unis dans leur rôle de régulateur. La question de la surveillance numérique, qui dépasse les simples logiciels espions, rejoint ainsi celle des cyberarmes et des ingérences étatiques dans les affaires internationales. Le véritable défi réside désormais dans la mise en place d’un cadre juridique global pour limiter l’utilisation de ces technologies tout en garantissant une véritable transparence et une répartition équitable des responsabilités entre les nations.

La technologie au service de la sécurité ou de la surveillance abusive ?

En janvier 2021, AWS a déconnecté les serveurs de Parler après les événements liés aux émeutes du Capitole, en raison de son rôle présumé dans l'organisation des violences. Ce réseau social, principalement utilisé par les partisans de Donald Trump, est alors devenu inaccessible. Amazon a justifié cette décision en affirmant qu’il ne pouvait pas continuer à fournir des services à une plateforme qui ne parvenait pas à modérer efficacement le contenu incitant à la violence. Un porte-parole d'Amazon a précisé que, faute de conformité avec les conditions d'utilisation et face au risque que cela représentait pour la sécurité publique, Parler verrait son compte suspendu dès le 10 janvier 2021 à 23h59 PST.

Lancé en 2018, Parler se présentait comme une alternative à Twitter et Facebook, privilégiant la liberté d'expression. L'application a attiré des utilisateurs conservateurs, d’extrême droite, et des partisans de Trump, notamment après la suspension de son compte sur diverses plateformes, y compris Twitter, Facebook, Twitch et Snap. Parler est rapidement devenu un refuge pour ceux qui avaient été bannis de ces réseaux sociaux traditionnels, en raison de sa politique plus souple concernant la modération de contenu. Cette approche laxiste a attiré des théoriciens du complot et des groupes haineux, certains incitant ouvertement à la violence.

Apple et Google ont réagi en retirant l'application Parler de leurs boutiques respectives, estimant que l'entreprise ne surveillait pas adéquatement les messages de ses utilisateurs, permettant ainsi la circulation de contenus encourageant la violence et la criminalité. La suspension par Google est intervenue après que l'entreprise a confirmé que l'application n’était plus disponible sur le Play Store.

Quelques mois plus tard, en juillet 2021, le « projet Pegasus » a révélé l’utilisation d’un logiciel espion de qualité militaire développé par la société israélienne NSO Group, pour traquer des criminels et des terroristes. Cependant, des investigations ont montré que ce logiciel avait été utilisé pour espionner des journalistes, des militants des droits de l’homme, des dirigeants d’entreprises, ainsi que des proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018. Cette fuite de données, analysée par Forbidden Stories et Amnesty International, a révélé que plus de 50 000 numéros de téléphone avaient été ciblés.

Forbidden Stories, une organisation de journalisme à but non lucratif, a découvert cette fuite qui pourrait bien être l’un des plus grands scandales de cyberespionnage depuis les révélations d’Edward Snowden en 2013. Cette enquête a mis en lumière l’utilisation abusive de la technologie par certains gouvernements et la manière dont elle a été détournée de son objectif initial.

NSO Group, fondée en 2010, est devenue un acteur majeur dans le secteur des logiciels espions, en...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de emilie77
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/01/2025 à 11:39
L'Italie, par l'intermédiaire de son premier conseiller Nikola Jovanovic, a présenté trois points pour faire face au défi. Premièrement : Sensibiliser le public : « La cybersécurité repose notamment sur le facteur humain comme première ligne de défense. « Nous devons améliorer notre compréhension des risques en ligne, en particulier lorsque nous fournissons ou stockons des informations personnelles. » Deuxièmement : la régulation nationale et le respect des conventions internationales : chaque pays devrait s’assurer que ses lois « régulent adéquatement » ce secteur et sont « alignées » sur les conventions internationales ; en outre, « la surveillance du Parlement et du pouvoir judiciaire offre un niveau de protection supplémentaire, parallèlement aux contrôles à l’exportation ». Troisièmement : la coopération internationale pour prévenir ou désamorcer les tensions potentielles.
0  0