Meta licencie des sous-traitants qui ont rapporté avoir vu des utilisateurs de lunettes connectées Ray-Ban avoir des relations sexuelles. Motif de Meta : les employés kenyans ne répondent pas à ses normes.Meta vient de mettre un terme avec l’entreprise sous-traitante Sama basée au Kenya et dont des employés rapportent avoir vu des utilisateurs de lunettes connectées Ray-Ban avoir des relations sexuelles. Motif de Meta : les travailleurs kenyans ne répondent pas à ses normes de confidentialité. Le tableau ravive le débat autour des lunettes connectées connues au travers d’entreprises telles que Meta comme faisant partie d’une infrastructure de surveillance de masse.
Sama est une entreprise dont le siège social se trouve au Kenya et à laquelle Meta avait confié des travaux d'annotation de données, notamment l'annotation de vidéos, d'images et d'enregistrements vocaux destinés aux systèmes d'IA de Meta pour les Ray-Ban Meta. Sama affirme que la résiliation du contrat par Meta affecte 1108 travailleurs.
La BBC rapporte que les employés de Sama pensent que Meta a mis fin au contrat parce qu'ils ont rapporté le fait d'avoir vu des images filmées par les Ray-Ban Meta montrant des personnes en train d'accomplir des actes intimes comme se changer, avoir des relations sexuelles ou aller aux toilettes.
Le scandale des vidéos intimes filmées par les lunettes Ray-Ban
« Nous voyons tout, des salons aux corps nus. Il y a aussi des scènes sexuelles filmées avec des lunettes intelligentes, quelqu'un les porte pendant qu'il a des relations sexuelles », aurait confié l'un des employés de Sama. « Dans certaines vidéos, on peut voir quelqu'un aller aux toilettes ou se déshabiller. Je ne pense pas qu'ils en soient conscients, car s'ils le savaient, ils ne filmeraient pas ».
« J'ai vu une vidéo dans laquelle un homme pose ses lunettes sur la table de chevet et quitte la pièce. Peu après, sa femme entre et se change », a déclaré un travailleur anonyme de Sama. Un autre employé anonyme a déclaré avoir vu les partenaires des utilisateurs des lunettes Ray-Ban sortir nus des toilettes.
Un travailleur a ajouté qu'il se sentait obligé de regarder et d'annoter, sous peine de perdre son emploi. « Vous comprenez que vous regardez la vie privée de quelqu'un, mais en même temps, on attend simplement de vous que vous fassiez votre travail. Vous n'êtes pas censé poser de questions. Si vous commencez à poser des questions, vous êtes viré ». Les données annotées sont utilisées par Meta pour former ses grands modèles de langage.
1,108 Jobs Vanished
— Alaa Murad (@alaamurad) May 1, 2026
Meta paused a major contract after reports workers saw intimate footage captured by its smart glasses, highlighting the unsettling edge of AI training and privacy concerns.
Meta says Sama failed to meet standards, but Sama disputes that, arguing the work met… pic.twitter.com/O83UGRLnNK
Meta confirme qu'il fait appel à des annotateurs de données tiers
Meta a confirmé à la BBC qu'il partageait « parfois » avec des sous-traitants le contenu que les utilisateurs partagent avec son chatbot Meta AI, afin qu'ils l'examinent « dans le but d'améliorer l'expérience des utilisateurs », comme le font de nombreuses autres entreprises. « Ces données sont d'abord filtrées afin de protéger la vie privée des personnes », indique le communiqué de Meta, citant comme exemple le floutage des visages sur les images.
La politique de confidentialité de Meta pour les appareils portables stipule que les photos et vidéos prises avec ses lunettes Ray-Ban sont envoyées à Meta « lorsque vous activez le traitement cloud, interagissez avec le service Meta AI sur vos lunettes ou téléchargez vos médias vers certains services fournis par Meta (comme Facebook). Vous pouvez modifier vos choix concernant le traitement cloud de vos médias à tout moment dans les paramètres ».
La politique de confidentialité de Meta stipule également que les vidéos et les fichiers audio provenant des diffusions en direct enregistrées avec les lunettes connectées Ray-Ban sont envoyés à Meta, tout comme les transcriptions textuelles et les enregistrements vocaux créés par le chatbot de l'entreprise.
« Nous utilisons l'apprentissage automatique et des évaluateurs formés pour traiter ces données afin d'améliorer, de dépanner et de former nos produits. Nous partageons ces informations avec des fournisseurs et prestataires de services tiers afin d'améliorer nos produits. Vous pouvez accéder aux enregistrements et aux transcriptions associées et les supprimer dans l'application Meta AI », indique la politique de confidentialité de Meta sur les lunettes.
Lunettes connectées : Certains projets mettent en avant des utilisations susceptibles de compenser les potentiels inconvénients en matière d’atteintes à la vie privée
Deux étudiants ayant abandonné leurs études à Harvard ont lancé une paire de lunettes équipée d'une intelligence artificielle. Les lunettes écoutent, enregistrent et font la transcription en continu les conversations tout en affichant des informations en temps réel à l'utilisateur. Elles se servent en sus des contenus des conversations enregistrées pour suggérer à l’utilisateur des réponses à donner à son interlocuteur. L’initiative qui n’est pas la première dans le genre soulève de multiples questions : Vers un monde où les gens s’appuieront sur les machines pour être plus humains ? L’intelligence artificielle peut-elle s’avérer utile pour l’atteinte d’un tel objectif ?
We took @miraglasses to translate on the streets of Switzerland.
— AnhPhu Nguyen (@AnhPhuNguyen1) January 13, 2026
It’s now possible to have meaningful conversations in any language with no friction. pic.twitter.com/bOjzKvWk45
« Notre objectif est de créer des lunettes qui vous rendent super intelligent dès que vous les mettez », déclare AnhPhu Nguyen, cofondateur de Halo. En gros, il s’agit de « vibe penser », c’est-à-dire de s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour remplir une fonction naturelle qui est celle de la cognition.
Pour l'instant, ces lunettes ne disposent que d'un écran et d'un microphone, mais pas de caméra, bien que les deux partenaires étudient la possibilité d'en ajouter une dans un futur modèle. Les utilisateurs doivent toujours avoir leur smartphone à portée de main pour alimenter les lunettes et obtenir « des informations en temps réel et des réponses à leurs questions », selon les têtes derrière l’initiative.
Les lunettes, qui sont fabriquées par une autre société dont la startup n'a pas révélé le nom, sont reliées à une application compagnon sur le téléphone de leur propriétaire, où les lunettes externalisent essentiellement le calcul, car elles ne disposent pas d'une puissance suffisante pour le faire sur l'appareil lui-même. Selon les deux cofondateurs, les lunettes intelligentes utilisent Gemini et Perplexity de Google comme moteur de chatbot. Gemini est plus performant pour les mathématiques et le raisonnement, tandis que Perplexity est utilisé pour parcourir Internet, ont-ils déclaré.
Sources : NTV KENYA, BBC
Et vous ?
Partagez-vous les avis selon lesquels les lunettes connectées ne sont rien d’autre qu’un viol de la vie privée ? N’existe-t-il pas des applications susceptibles de compenser les potentiels inconvénients en matière de vie privée ?Voir aussi :
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