Le chef du FBI alerte que la Chine est capable de causer des dommages réels aux infrastructures américaines au travers de son programme cybernétique « qui est le plus vaste au monde. » Salt Typhoon, qualifié de pire piratage des USA par la Chine, ne serait qu’un aperçu de ce que cette dernière est capable de causer comme chaos sur les infrastructures américaines. Ces dernières qui ont déjà pris la mesure de l’ampleur de la menace multiplient les initiatives dans le but de sortir l’intrus de leurs installations.La Chine compterait 50 pirates informatiques pour chaque cyber-agent du FBI
La Chine dispose d'un programme de piratage plus important que tous les autres grands pays réunis et a volé plus de données personnelles et d'entreprises que tous les autres pays, grands ou petits, réunis. D'autres pays comme la Russie, l'Iran et la Corée du Nord posent également d'importants problèmes de cybersécurité.
C’est l’une des raisons pour lesquelles Chris Wray a soouligné que le Bureau espérait créer « des équipes cybernétiques modèles, chacune s'attaquant à plusieurs menaces dans un plus grand nombre de bureaux locaux - en plaçant des enquêteurs, des analystes et d'autres professionnels clés à proximité des victimes qui ont besoin de nous et en fournissant à notre personnel une formation de pointe essentielle ».
« Nos adversaires dans ce domaine sont implacables et nous avons besoin de votre aide pour nous assurer que nous disposons des ressources nécessaires pour continuer à répondre. »
Il a donc demandé une augmentation des fonds permettra aussi au FBI de se défendre. Wray a déclaré que le Bureau bloquait plus de 15 millions de tentatives de connexion non autorisées chaque semaine. Il a ajouté que les demandes d'augmentation des ressources en matière d'infosecurité aideront le FBI à cibler les marchés en ligne de drogues illégales, un autre domaine d'intervention du Bureau.
Le directeur a par ailleurs été interrogé sur la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act, qui permet au FBI de procéder à des surveillances sans mandat. Il a déclaré que cette section controversée est un outil essentiel pour les efforts du FBI visant à contrer les cyberattaques chinoises et qu'elle a contribué à lutter contre les attaques de rançongiciel. Il a ajouté que le FBI prenait des mesures importantes pour s'assurer qu'il respectait les règles régissant l'utilisation de la section 702.
FBI Director Christopher Wray says China has sleeper cell software already installed in critical American infrastructure and it’s ready to be unleashed at any moment.
— Paul A. Szypula 🇺🇸 (@Bubblebathgirl) January 13, 2025
Yet Wray didn’t do anything to thwart this threat.
Sounds like Treason.pic.twitter.com/zOw9Emf709
L'administration Trump veut passer à la cyberoffensive contre la Chine
Le nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a déclaré que l'Amérique devait adopter une position plus ferme face aux cyberattaques. Le représentant Mike Waltz (R-Fla.) a déclaré, lors d'une interview accordée à CBS News, qu'il était prêt à faire « taire » les pirates informatiques.
Ces commentaires font suite à une série de menaces et de cyberattaques visant l'infrastructure numérique des États-Unis au cours des derniers mois, dont la récente campagne de piratage massive Salt Typhoon menée par la Chine en novembre 2024. La Chine a en effet mis des Américains sur écoute dans le cadre du « pire piratage des télécommunications de l'histoire des États-Unis ».
Les pirates ont infiltré des réseaux télécoms majeurs (AT&T, Verizon, T-Mobile), interceptant des appels en temps réel et accédant à des communications non chiffrées, notamment celles de responsables politiques et gouvernementaux. La cyberattaque a également compromis les systèmes enregistrant les demandes d'écoutes téléphoniques des forces de l'ordre, exposant des millions de données sensibles.
Lors de son intervention à CBS News le dimanche 15 décembre dernier, Mike Waltz a déclaré qu'il était temps que le gouvernement crée enfin une stratégie offensive capable de contrer la menace croissante.
Le député a déclaré à la chaîne d'information que les cyber-groupes malveillants peuvent infiltrer à tout moment les données les plus privées et les plus sensibles du pays, et qu'ils doivent être tenus pour responsables.
Mike Waltz a déclaré que les États-Unis devaient « commencer à imposer, je pense, des coûts et des conséquences plus élevés aux acteurs privés et aux États-nations qui continuent à voler nos données et à nous espionner ».
L'interview de dimanche intervient après que la Maison Blanche a annoncé qu'un groupe de pirates informatiques chinois, baptisé Salt Typhoon, avait pénétré dans huit entreprises de télécommunications américaines au début du mois. L'accès aux textes et aux numéros, y compris les données de plus d'un million d'Américains, a été donné à des fonctionnaires de Pékin.
Selon la...
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